Un parc plutôt qu’une carrière à Sainte-Lucie-des-Laurentides?
Un regroupement de citoyens de Sainte-Lucie-des-Laurentides propose au gouvernement Marois de créer un parc de conservation de 700 acres plutôt qu’une carrière de granit dans leur petite municipalité située au nord de Val-David. Une demande a été envoyée à Québec dans l’espoir de convaincre la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, d’utiliser ses pouvoirs pour empêcher le projet de la compagnie RB Gauthier Excavation.
« On s’est fondé sur l’article 82 de la Loi sur les mines, qui permet à la ministre d’ordonner la cessation des travaux, si elle le juge nécessaire, pour permettre l’utilisation de notre territoire à des fins publiques », explique Sébastien Dhavernas, l’un des porte-parole de la Coalition Laurentienne AntiCarrière (CLAC). La Coalition estime que la création d’un parc de conservation est d’utilité publique étant donné que le projet de carrière de granit est situé dans un secteur récréotouristique des Laurentides et qu’il y a, là-bas, l’une des plus vieilles forêts de la région. La CLAC vient même de fonder un organisme sans but lucratif, le parc des Hauteurs de Sainte-Lucie-des-Laurentides, qui revendique la gestion des terres publiques où le projet de carrière doit voir le jour.
Le ministère des Ressources naturelles n’a pas rappelé Le Devoir pour confirmer que la demande s’est bien rendue et dire si la ministre Martine Ouellet a l’intention de se prononcer sur la situation. L’entreprise RB Gauthier Excavation a déjà en main toutes les autorisations gouvernementales exigées pour entamer son projet, qui prévoit une production maximale de 100 000 tonnes de granit par année. Québec recevra des redevances de 26 ¢ pour chaque tonne métrique exploitée. En théorie, le projet doit démarrer ce printemps. Or, la municipalité de Sainte-Lucie-des-Laurentides a envoyé une demande d’injonction pour annuler le certificat d’autorisation des travaux. L’injonction devrait être présentée le 10 mai devant la Cour supérieure.








