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Rencontre d’information sur le projet d’Enbridge - «Une fuite de pipeline, ce n’est pas nécessairement une catastrophe»

Un porte-parole de l’Office national de l’énergie (ONE) a soutenu récemment qu’une fuite de pétrole d’un pipeline ne constitue pas en soit une « catastrophe » environnementale, dans le cadre d’une rencontre d’information tenue à Montréal en lien avec un projet de l’entreprise Enbridge. Celle-ci souhaite transporter par pipeline du brut des sables bitumineux jusqu’en sol québécois.

Dans une vidéo diffusée sur le site Coop média de Montréal (voir plus bas), on peut voir un porte-parole de l’organisme répondre aux questions des citoyens qui se sont présentés dans une petite salle d’un hôtel de l’est de Montréal en février dernier afin d’obtenir des informations sur le projet d’inversion. Le pipeline part du sud de l’Ontario pour se rendre à Montréal.


Le représentant de l’ONE, chargé de recommander ou non l’acceptation du projet, se veut rassurant par rapport aux fuites qui peuvent survenir lors du transport de dizaines, voire de centaines de milliers de barils de pétrole brut sur une base quotidienne. « Une fuite de pipeline, ce n’est pas nécessairement une catastrophe », réplique-t-il à la question d’un citoyen. En 2010, un pipeline opéré par Enbridge a laissé fuir plus de 20 000 barils de pétrole dans une rivière du Michigan. Le nettoyage n’est pas encore complété.


Ce même porte-parole explique auparavant que l’ONE peut décider en tout temps de fermer un pipeline en cas de fuite, mais que ce cas de figure ne s’est jamais présenté. « On n’en a pas eu besoin. Vous pensez que ça arrive tous les deux jours, mais ça n’arrive pas. »


Il admet par ailleurs que l’organisme fédéral ne mène pas lui-même d’inspections systématiques sur le réseau en activité. « Le promoteur doit fournir l’information et l’Office fait l’analyse », souligne-t-il. En cas de lacunes, l’entreprise peut être mise à l’amende. Mais il est incapable de préciser quel peut être le montant de celle-ci.

 

Un discours « biaisé »


Le directeur de la campagne climat de Greenpeace, Patrick Bonin, a dénoncé mardi les propos tenus par les représentants de l’ONE lors de leur bref passage à Montréal. Selon lui, leur discours « biaisé » ne peut qu’alimenter les craintes des citoyens. « On banalise les conséquences environnementales potentielles d’une fuite dans un pipeline. C’est inquiétant pour les communautés locales. »


Enbridge souhaite transporter 300 000 barils de pétrole brut par jour de l’Ouest canadien jusqu’à Montréal. Le gouvernement Marois n’a toujours pas annoncé quelle forme pourrait prendre une consultation menée par Québec.

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