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Fondation de la formation économique - Des milliers de travailleurs sont formés chaque année

«Quand les gens savent ce qui se passe dans leur entreprise, ils ont plus à coeur son développement»

La Fondation de la formation économique familiarise les travailleurs aux réalités éconimiques
Photo : - Archives Le Devoir La Fondation de la formation économique familiarise les travailleurs aux réalités éconimiques

Si le Fonds de solidarité FTQ a pour mission principale de contribuer à la croissance économique du Québec en créant et en sauvegardant des emplois au moyen d’investissements dans des entreprises québécoises, il se charge également de favoriser la formation des travailleurs dans le domaine de l’économie.


Depuis 1989, par l’entremise de sa Fondation de la formation économique, le Fonds familiarise chaque année des milliers d’employés québécois avec les réalités économiques et financières de l’entreprise pour laquelle ils travaillent.


Offerte aux employés des entreprises partenaires du Fonds ainsi qu’aux membres des syndicats affiliés à la FTQ, la formation dispensée par la Fondation a pour but d’outiller les participants de manière à les aider à contribuer davantage au développement de la société où ils travaillent. Elle leur permet de mieux comprendre la situation financière de l’entreprise qui les emploie, son marché, son plan d’affaires, son environnement économique et les défis qu’elle doit relever.


« Essentiellement, l’objectif, c’est de permettre aux employés d’une entreprise de comprendre le fonctionnement de celle-ci et de réaliser l’impact de leur travail sur les résultats financiers de la compagnie », résume M. Claude Hétu, directeur général de la Fondation de la formation économique du Fonds de solidarité FTQ.


Prise de conscience


D’après M. Hétu, cette prise de conscience des travailleurs est en général fort bénéfique pour leur employeur. « Quand les gens savent ce qui se passe dans leur entreprise, ils ont plus à coeur son développement. Ils s’investissent davantage et ils comprennent mieux les décisions de l’entrepreneur », explique-t-il.


À titre d’exemple, M. Hétu relate l’expérience de Premier Tech, un groupe intégré dont le siège social est situé à Rivière-du-Loup, avec lequel la Fondation collabore depuis quelques années déjà.


Lors de sa dernière activité de formation auprès des employés de Premier Tech, la Fondation s’est particulièrement attardée au rôle du département de recherche et développement de l’entreprise (R et D). « D’une part, ça a permis aux employés de comprendre ce qu’est la R et D, mais surtout, de comprendre que son rôle, c’est d’assurer la pérennité de leur emploi et le développement de l’entreprise. D’autre part, à la conclusion du cours, les gens de la R et D étaient très contents, parce qu’ils ont réalisé que c’était valorisant de communiquer aux autres employés de l’entreprise ce qu’ils faisaient. Ils ont senti de la reconnaissance. Bref, tout le monde se comprenait mieux et se sentait davantage impliqué », raconte M. Hétu.


Services personnalisée


Si, à ses débuts, la Fondation donnait un programme de formation auquel les entreprises participantes devaient se conformer, aujourd’hui, elle propose plutôt une offre personnalisée à ses partenaires, ce qui lui permet d’adapter ses services à la réalité de l’entreprise en termes économiques. De plus, plutôt que de se limiter aux seuls états financiers d’une entreprise pour faire comprendre à ses employés comment elle se porte, la Fondation privilégie aujourd’hui une approche tenant compte de tous les facteurs susceptibles d’influencer son développement, soit le management, les ressources humaines, le marketing, la production et les finances.


Ainsi, lorsqu’une entreprise fait appel à la Fondation, dans un premier temps, cette dernière rencontre l’entrepreneur pour déterminer avec lui quels sont ses objectifs et dégager les aspects qui seront abordés lors de la formation.


Cela fait, sur le terrain, la Fondation adopte une approche expérientielle. « On forme des groupes de 15 à 20 personnes qu’on divise en petites équipes, précise M. Hétu. Il y a un bout de la formation où on amène les participants à prendre conscience de ce que c’est qu’un état financier, un bilan, etc., mais ce qu’on fait, surtout, c’est les faire réfléchir. On part du vécu des travailleurs et on les amène à comprendre la matière qu’on souhaite leur transmettre à l’aide d’ateliers. Par exemple, on leur demande de définir ce qu’est une entreprise qui va bien. Ensuite, on les fait réfléchir à la santé de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. »

 

Défis


Bien que dans le sillage de ses ateliers de formation, la Fondation reçoive régulièrement des commentaires positifs de la part des entrepreneurs et des participants qui ont profité de ses services, elle ne dispose pas encore d’un véritable programme pour faire le suivi de son offre. Difficile, donc, de mesurer son impact.


La Fondation espère pouvoir remédier à cette situation dans un avenir proche. « Ce qu’on aimerait être capables de savoir, c’est la façon dont les travailleurs s’approprient la matière qu’on leur a transmise et si, concrètement, ça a changé quelque chose dans leur quotidien. On travaille sur le développement d’outils pour que dans les six à huit mois suivant la formation, on soit capables d’aller chercher cette information-là auprès de ceux qui ont suivi les ateliers », explique M. Hétu.


La Fondation s’efforce également de sensibiliser les entrepreneurs aux bienfaits de la transparence. D’après le directeur général de la Fondation, encore peu d’entreprises nord-américaines se montrent prêtes à ouvrir leurs livres de comptes à leurs employés. En convaincre un plus grand nombre de l’utilité de le faire reste l’un des principaux défis de la Fondation.


« Dans un monde idéal, nous aimerions amener toutes les entreprises à comprendre pourquoi c’est important que leurs employés soient informés et participent davantage au développement de l’entreprise. Mais c’est notre défi de tous les jours.»



Collaboratrice

NDLR: Ce texte a été modifié après la mise en ligne.

 
 
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