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    Hydroélectricité - Québec fait une croix sur six petites centrales

    Le projet controversé de Val-Jalbert sera toutefois maintenu

    Même s’il a annulé six projets de petites centrales en invoquant des motifs économiques et environnementaux, le Parti québécois a répété mardi que celui prévu sur le site historique de Val-Jalbert ira bel et bien de l’avant.
    Photo : Source Fondation Rivières Même s’il a annulé six projets de petites centrales en invoquant des motifs économiques et environnementaux, le Parti québécois a répété mardi que celui prévu sur le site historique de Val-Jalbert ira bel et bien de l’avant.
    Le gouvernement Marois a annoncé mardi qu’il mettait fin au programme de petites centrales hydroélectriques en s’appuyant sur le fait qu’Hydro-Québec est aux prises avec d’importants surplus énergétiques qui compteront des milliards de dollars à l’État au cours des prochaines années. Mais il maintient le feu vert pour le controversé projet de Val-Jalbert. Une décision dénoncée tant par des partis d’opposition à Québec que par les groupes environnementaux.

    « Dans le contexte actuel de surplus énergétiques, Hydro-Québec économisera 24 millions de dollars chaque année grâce à cette décision. C’est donc l’ensemble des Québécois qui seront gagnants en évitant des pertes importantes », a fait valoir mardi la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.


    La fin de ce programme signifie l’abandon de six projets de petites centrales hydroélectriques de 50 mégawatts et moins dont les étapes de réalisation sont, selon Québec, « à un stade préliminaire ». Ces projets sont ceux de la chute Sainte-Anne, de la Centrale Saint-Gabriel, de la chute du Six Milles, de la chute du Quatre Milles, de la onzième chute et du barrage B Manouane Sipi. L’électricité qui aurait été produite par ces nouvelles centrales aurait été achetée à perte par la société d’État.


    Mme Ouellet a ouvert la porte à des indemnisations pour les promoteurs. Celles-ci seront précisées « en fonction de l’état d’avancement des projets et des dépenses effectuées », a-t-elle fait valoir. Maintenant que la décision a été prise de stopper les projets, le gouvernement souhaite par ailleurs consulter les municipalités et les communautés concernées « afin de trouver des solutions pour soutenir des projets structurants propres à favoriser leur développement économique », a-t-on expliqué par voie de communiqué.


    Oui à Val-Jalbert


    Même s’il a annulé six projets de petites centrales en invoquant des motifs économiques et environnementaux, le Parti québécois a répété mardi que celui prévu sur le site historique de Val-Jalbert ira bel et bien de l’avant. « Le projet de Val-Jalbert avait déjà reçu toutes les approbations qui étaient nécessaires, même un rapport favorable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement », a justifié la ministre Ouellet.


    Québec n’a toutefois pas tenu compte de l’avis du Conseil du patrimoine culturel au sujet du débit d’eau à maintenir pour la chute de la rivière Ouiatchouan qui traverse le site historique. L’organisme consultatif a aussi exprimé de sérieux doutes quant à l’acceptabilité sociale du projet dans la région. Et selon les calculs de la Fondation Rivières, l’électricité produite sera vendue à 8 ¢ le kilowattheure, sans compter les coûts de transport. Hydro-Québec vend son électricité aux États-Unis à un prix se situant entre 5 et 6 ¢ le kilowattheure.


    « Cette seule petite centrale sur le site historique fera perdre 80 millions à Hydro-Québec Distribution, montant qui devra être payé par les contribuables sur leurs comptes d’électricité », a soutenu la Fondation Rivières par voie de communiqué.


    La Coalition avenir Québec a dénoncé le maintien du projet de Val-Jalbert, affirmant qu’il s’agissait d’une « récompense politique » accordée à Bernard Généreux, candidat péquiste battu aux dernières élections et partisan du projet de centrale. Ce dernier, qui est aussi président de la Fédération québécoise des municipalités, a cependant décrié la décision du gouvernement d’annuler les autres projets. Selon M. Généreux, cela revient à « laisser tomber » des communautés qui ont déjà investi dans des projets. Le chef libéral intérimaire, Jean-Marc Fournier, a pour sa part affirmé que Québec vient de priver des régions de « leviers économiques ».


    Les groupes environnementaux ont salué l’annonce péquiste, tout en réitérant leur rejet du projet de Val-Jalbert.

     
     
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