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Université - L’offre pédagogique est là!

L’UQAM et Concordia ont conçu des programmes de formation spécifiques

Le développement durable est devenu une réalité de nos sociétés contemporaines et la jeune génération est particulièrement sensible aux enjeux liés à ce concept. Mais comment faire du développement durable son métier ? Quelle est l’offre de programmes universitaires à ce chapitre ? Survol de ce que proposent deux universités montréalaises, soit l’UQAM et l’Université Concordia.


Il y a belle lurette que l’UQAM est montée dans le bateau du développement durable. « C’était déjà une préoccupation lors de la fondation de l’établissement, rappelle Mario Morin, doyen de la Faculté des sciences à l’UQAM. À une époque où ce concept n’était même pas à la mode, les professeurs et chercheurs de l’UQAM s’intéressaient déjà à l’environnement et au développement durable. D’ailleurs, notre maîtrise en sciences de l’environnement date de cette époque. »


À l’UQAM, le développement durable est surtout l’affaire de la Faculté des sciences. « Au fil des ans, le développement durable a fait sentir sa présence dans l’ensemble de nos programmes et disciplines scientifiques. Par exemple, en chimie, nous avons développé une expertise en électrochimie, qui concerne directement la question des piles et des batteries. » Une question devenue aujourd’hui un véritable enjeu dans le domaine du transport. Outre l’offre de programmes au deuxième cycle, telles les sciences de la Terre, spécifiques au développement durable, les étudiants peuvent parfaire leurs connaissances en développement durable grâce aux centres de recherche qui y sont consacrés, comme la Chaire industrielle en aménagement forestier durable.


Nouveau programme


La maîtrise en sciences de l’environnement adopte aussi une approche multidisciplinaire. Par-delà l’approche proprement scientifique, on aborde aussi d’autres aspects du développement durable, tels le droit de l’environnement, la gestion de l’environnement urbain, la santé et l’environnement, etc.


Pour le moment, cette approche multidisciplinaire n’est pas offerte au niveau des baccalauréats scientifiques, plutôt centrés sur leur discipline propre. Mais cela devrait bientôt changer. « Nous espérons introduire d’ici septembre prochain un nouveau baccalauréat en sciences naturelles appliquées à l’environnement qui offrira la même approche multidisciplinaire que l’on retrouve au deuxième cycle. »


On trouve aussi deux formations en développement durable à l’École de sciences de la gestion de l’UQAM, soit un programme court en responsabilité sociale des organisations et une maîtrise en gestion, avec spécialisation en responsabilité sociale et environnementale. « Ces deux programmes s’adressent surtout aux professionnels en exercice, explique Benoît Bazoge, vice-doyen de l’École de sciences de la gestion. Pour ce qui est du baccalauréat, il n’y a pas d’intérêt maintenant pour un baccalauréat plus spécialisé en développement durable. De toute façon, tous nos baccalauréats en gestion comprennent trois cours obligatoires en développement durable. »


Concordia


L’Université Concordia a plutôt choisi de réunir son offre en développement durable dans un seul lieu, soit au Collège Loyola pour la diversité et la durabilité, sous la direction de la professeure Rosemarie Schade. On y offre un programme de mineure en développement durable. « Les étudiants qui s’inscrivent proviennent donc d’autres disciplines et d’autres facultés. Leur intérêt pour le développement durable se manifeste plutôt par le choix de compléter leur baccalauréat respectif par une mineure en développement durable. »


L’approche préconisée ici est non seulement multidisciplinaire, mais aussi interfacultaire. « La gamme de cours offerts à la mineure touche l’ensemble des questions portant sur le développement durable. On y trouve des cours de sciences, tels des cours en chimie et en biologie, mais aussi des cours en philosophie, en sociologie et en histoire. Les étudiants qui proviennent de baccalauréats scientifiques viennent compléter leurs connaissances avec les cours en sciences humaines, et à l’inverse, ceux en sciences humaines avec les cours plus scientifiques. »


D’ici peu, le Centre Loyola pour la diversité et la durabilité accueillera en son sein un tout nouveau centre de recherche en développement durable, dont la direction sera assumée par le professeur Peter Stoett. « Ce centre de recherche regroupera 23 professeurs provenant de douze différents départements de l’Université Concordia, précise Peter Stoett. Il permettra donc de mettre en commun l’ensemble des savoirs et des connaissances en développement durable. On espère aussi que la création de ce centre aura un effet d’entraînement et attirera en son sein de nombreux étudiants intéressés par les recherches qui y seront effectuées. Cela permettra de renforcer notre mineure en développement durable. »


La création de ce centre de recherche en développement durable s’inscrit dans une politique à long terme. « Nous espérons qu’il sera le premier pas de la mise en place d’une maîtrise en développement durable et ensuite à la création d’un doctorat en développement durable. Il est aussi question, si la demande se fait sentir, d’ajouter à terme un baccalauréat en développement durable, tout en conservant notre offre d’une mineure. »


Mais peu importe la tournure que prendront les événements à l’avenir, l’Université Concordia demeurera fidèle à son approche pluridisciplinaire du développement durable. « Le développement durable est une notion complexe, tient à rappeler Rosemarie Schade, et il nous semble mal avisé de l’aborder sous un seul angle. Par exemple, si le réchauffement climatique a des effets sur la nature, il aura aussi des effets sur les politiques publiques. Et ces dernières ne seront acceptées de la population que si elles sont fondées sur des valeurs saisissables. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour une approche globale en matière de développement durable. Notre approche est fondée sur trois principes : les sciences, les politiques et les valeurs. »


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