Méga tempête - État d'urgence dans l'est des États-Unis
Ship Bottom — Des dizaines de millions de résidants de l'est des États-Unis se trouvant sur la trajectoire d'une tempête massive se préparaient dimanche aux premières gouttes de pluie attendues plus tard dans la journée. Celles-ci seront suivies, au cours des prochains jours, par des trombes d'eau, de forts vents et probablement de grandes quantités de neige.
Les avertissements émis par les responsables à l'attention de quiconque pourrait être touché par la tempête étaient simples: soyez préparés et trouvez un refuge.
L'état d'urgence a été déclaré dans plusieurs États américains, de la Caroline du Nord, où de forts vents ont accompagné les pluies dimanche matin, au Connecticut. Le Delaware a ordonné l'évacuation des communautés côtières pour 20 h, dimanche.
New York
Le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a ordonné l'arrêt de l'ensemble des services de transports en commun de New York à partir de 19 h dimanche, en prévision de l'arrivée de la tempête. La ville avait suspendu le service de métro avant l'ouragan Irene, l'an dernier, et une étude de l'université Columbia affirme que si Irene avait provoqué des vagues de seulement 30 centimètres de plus, tout Lower Manhattan aurait été paralysé.
Michael Bloomberg, le maire de New York, a annoncé que le système scolaire public, fort de 1,1 million d'élèves, serait fermé lundi. Il a également ordonné l'évacuation d'une partie de Lower Manhattan et des Rockaways, une région côtière basse dans l'arrondissement de Queens.
65 morts dans les Caraïbes
Dimanche, l'ouragan Sandy se dirigeait vers le nord en provenance des Caraïbes, après y avoir fait au moins 65 morts, pour rencontrer une tempête hivernale venue de l'ouest et un front froid venu du nord, en plus de la marée haute. Les experts estiment que la rare tempête hybride qui en résultera aura un impact sur 1300 kilomètres de côtes, de la côte est aux Grands Lacs.
Les risques ne sont d'ailleurs pas limités aux régions côtières. Les météorologues s'inquiètent bien davantage des inondations dans les terres que des vents. Les pluies pourraient saturer le sol, provoquant des chutes d'arbres sur des lignes électriques, ont indiqué des responsables des services publics, appelant les résidants à se préparer à des pannes de courant de plusieurs jours.
Dimanche en fin de matinée, Sandy était un ouragan de catégorie 1, avec des vents de 120 kilomètres/heure, et se trouvait à environ 400 kilomètres au sud-est de Cape Hatteras, en Caroline du Nord. La tempête se déplaçait vers le nord-est à 22,5 kilomètres/heure, selon le centre de surveillance des ouragans (NHC) de Miami.
La tempête devrait continuer à se déplacer parallèlement à la côte sud-est des États-Unis pendant la majeure partie de la journée, et s'approcher du milieu de la côte Est aux alentours de lundi soir, avant d'atteindre le sud de la Nouvelle-Angleterre plus tard cette semaine.
Rare convergence
Sandy est si énorme et la convergence des trois tempêtes est si rare que «nous ne pouvons tout simplement pas prévoir qui encaissera le plus fort du choc», a déclaré Rick Knabb, directeur du NHC.
Au New Jersey, le gouverneur Chris Christie, qui a été vertement critiqué pour ne pas avoir interrompu ses vacances familiales en Floride lorsqu'une tempête de neige avait paralysé son État en 2010, a mis fin à ses activités de campagne avec le candidat républicain Mitt Romney en Caroline du Nord, vendredi, pour rentrer chez lui. L'état d'urgence a été déclaré samedi au New Jersey.
Le service de train Amtrak a commencé à annuler, dans la nuit de samedi à dimanche, certains déplacements de passagers dans des régions de la côte Est, y compris entre Washington et New York. Les transporteurs aériens ont commencé à déplacer leurs avions des aéroports de la région pour éviter les dommages et à ajouter des vols, dimanche, en partance de New York et de Washington en prévision des annulations à venir lundi.
En Virginie, la Garde nationale a obtenu l'autorisation de mobiliser jusqu'à 500 hommes pour transporter les débris et nettoyer les routes, tandis que les résidants des villes côtières entassaient des sacs de sable devant chez eux.
Le président Barack Obama surveillait la progression de la tempête et travaillait avec les administrations des États et des villes pour s'assurer qu'elles obtiennent les ressources nécessaires pour se préparer, ont indiqué des responsables fédéraux.








