Une usine d’engrais agricole pour Bécancour
Le projet est d’une valeur de 1,2 milliard
L’Indian Farmers Fertiliser Cooperative (IFFCO), dont le siège social est basé à Mumbai, compte investir un minimum de 200 millions dans ce projet d’une valeur totale de 1,2 milliard.
La compagnie a annoncé, le mois dernier, qu’elle avait trouvé un emplacement idéal pour son usine d’engrais à Bécancour, dans le Centre-du-Québec. Elle a choisi de s’installer dans le parc industriel, où elle pourra bénéficier des installations portuaires et du gazoduc pour l’approvisionnement énergétique.
Le président de l’IFFCO, U.S. Awasthi, affirmait dans l’India Times, en septembre dernier, qu’il espérait « obtenir les autorisations environnementales d’ici deux ou trois ans » et que la production pourrait débuter d’ici 2017-2018.
Son partenaire québécois, la Coop fédérée, qui se targue d’être le « plus important fournisseur de semences et de fertilisants » au Québec, s’est engagé à disposer d’une grande partie de l’urée qui sera produite à l’usine de Bécancour.
Québec avait déjà annoncé, pour sa part, qu’il investirait un montant maximal de 5 millions.
Les discussions entre les trois partenaires ont finalement abouti et ces derniers comptent rendre publics tous les détails de la transaction mardi.
Tant du côté du Parti québécois que de la Coop fédérée, on a refusé de donner plus de détails sur la nouvelle usine lundi, à la veille de la conférence de presse.
« Au terme d’une négociation de plusieurs mois, la Coop fédérée annonce son partenariat avec la coopérative indienne de fertilisant agricole IFFCO dans la concrétisation d’un projet menant à la construction prochaine d’une usine canadienne de production d’urée à Bécancour » s’est contenté de faire savoir Ben Marc Diendérée, porte-parole de la coop fédérée.
Gentilly-2
La fermeture de Gentilly-2 sera également à l’ordre du jour des libéraux mardi, alors que le chef de l’opposition officielle et député de Saint-Laurent, Jean-Marc Fournier, rencontre le comité d’action stratégique pour Gentilly-2. Des députés libéraux rencontreront la presse pour rendre compte de la réunion matinale.
La semaine dernière, le nouveau gouvernement péquiste a annoncé la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly-2. Cette décision, qui respecte les conclusions d’Hydro-Québec, a été vivement critiquée par les citoyens qui craignent les pertes d’emplois. Selon Radio-Canada, la nouvelle usine d’engrais agricole emploiera 500 travailleurs pour la construction et 200 pour la suite des opérations.








