Le Nova Bus tout électrique prend forme
En présence de la nouvelle ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, le président de Nova Bus, Gilles Dion, a affirmé que le groupe Volvo et ses cinq partenaires industriels faisaient le pari d’accoucher d’ici 2014 d’un prototype de bus entièrement repensé, de la motorisation aux planchers en passant par le poids et l’espace intérieur.
Le pari du Consortium bus électrique est de prendre la tête du peloton dans un marché déjà fort occupé en misant sur une niche nouvelle, la modularité et la capacité d’adaptation.
Au rythme actuel des innovations technologiques, explique la porte-parole Nadine Bernard, les véhicules de certaines sociétés de transport pourraient s’avérer dépassés au bout de cinq ou dix ans. Dès lors, si le nouveau bus a la capacité d’être modifié à un coût raisonnable, le même véhicule pourrait durant sa vie utile passer, par exemple, d’une version tout électrique avec piles au lithium à un système de biberonnage qui lui permettrait de faire le plein d’électrons à différents endroits sur son parcours.
Selon le vice-président René Allen, le potentiel pour un autobus aussi polyvalent se situerait autour de 6000 ventes par année. Mais le projet n’en est pas là pour l’instant. Bathium travaille à optimiser les piles au lithium métal polymère du futur véhicule. La firme GIRO optimise les logiciels d’opération pendant que Précicad planche sur de nouveaux matériaux plus résistants et plus légers. René Matériaux composites travaille de son côté à la conception d’un plancher et d’une structure métallique qu’animeront les dernières versions du moteur électrique de TM4. Nova Bus de son côté procède à l’intégration de l’ensemble.








