Lettre - L’environnement, enfin!
Mme Marois démontre une grande lucidité dans sa reconnaissance de l’importance primordiale du pilier environnement dans le trio d’inséparables que forment l’environnement, les mesures sociales et l’économie. L’impératif environnemental est souvent mal compris et mis de côté au profit de l’économie parce que les effets de le négliger ne se font sentir qu’à plus long terme. Pourtant, il constitue le fondement même et l’unique garantie véritable de la viabilité des sociétés humaines et de leur économie.
L’ex-ministre Bachand a confirmé sans équivoque que le discours sur le développement durable du PLQ a toujours été de la poudre aux yeux, en traitant les deux nouveaux ministres de « radicaux ».
En effet, selon ce credo néolibéral, si quelqu’un se soucie réellement de l’environnement, c’est un radical, mais s’il se préoccupe quasi exclusivement de l’économie, c’est un lucide… Quant à la présidente de la Fédération des Chambres de commerce du Québec, elle a dit du nouveau cabinet Marois qu’on n’y trouve « pas de gens qui comprennent la réalité des entreprises ». On pourrait lui répondre qu’il n’y a que bien peu de gens d’affaires qui semblent vraiment comprendre la réalité et l’importance d’un environnement en santé.
Beaucoup des tenants de l’économie s’inquiètent à tort de l’arrivée d’un gouvernement soucieux de protéger l’environnement et d’en faire partager les richesses à tous. La qualité de vie ainsi que le bien-être économique de tous les Québécois seront améliorés si l’on mise réellement sur la protection du patrimoine naturel, sur l’augmentation des sources d’énergie vertes et sur une exploitation des richesses qui soit respectueuse de la nature et des habitats humains.








