Protocole de Montréal: 25 ans de succès
Le traité visant l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone est le seul à avoir devancé l’atteinte de ses cibles
C’était le mardi 15 septembre 1987. Nous n’étions plus que quelques journalistes dans la salle de presse de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), à Montréal, à l’écoute des dernières rumeurs provenant de la table de négociation où les États-Unis et l’Union européenne (UE) n’arrivaient toujours pas à s’entendre. Nous avions résisté à l’invitation du maire de Montréal, Jean Doré, qui recevait à l’hôtel de ville les centaines de délégués présents à cette conférence internationale, convoquée pour tenter de créer un traité destiné à planifier la disparition progressive des « substances appauvrissant la couche d’ozone » (SACO), ce filtre ultramince qui enserre la planète et protège les organismes vivants contre le rayonnement ultraviolet trop intense du soleil.
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