Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    île d’Anticosti - Une nouvelle campagne d’exploration inquiète

    Des citoyens craignent le déboisement et les perturbations engendrées par la prochaine campagne d’exploration de Junex

    L’entreprise Junex, qui possède une partie des permis d’exploration pétrolière de l’île d’Anticosti, entend mener une campagne de levés au cours des prochaines semaines afin de préciser les lieux où pourraient avoir lieu des forages traditionnels dès 2013. Certains s’inquiètent toutefois du déboisement qui sera effectué pour mener ces tests.

    Selon ce qu’a expliqué hier Dave Pépin, vice-président aux affaires corporatives et chef des finances de Junex, il faut absolument passer par une première étape de levés sismiques afin de déterminer où doivent être forés les puits exploratoires. Car même si on sait que la formation géologique du Macasty contient du pétrole, il faut être en mesure de déterminer le meilleur endroit pour tenter de préciser le potentiel.


    Si tout se passe bien pour la société spécialisée dans l’exploration pétrolière et gazière, on espère forer des puits conventionnels l’an prochain. M. Pépin a d’ailleurs tenu à préciser qu’il n’était pas question de forages horizontaux ni de fracturation. Mais selon ce qu’a déjà fait valoir la direction de Pétrolia - qui possède elle aussi des permis d’exploration sur Anticosti -, il est probable que les pétrolières devront recourir à la fracturation pour extraire l’or noir du sous-sol de l’île. Cette méthode n’a jamais été utilisée au Québec et n’a fait l’objet d’aucune évaluation environnementale.


    Selon ce qu’ont indiqué certaines sources au Devoir, les opérations de levés sismiques des prochaines semaines nécessiteront un certain déboisement de couloirs afin qu’il soit possible de progresser avec l’équipement. Ainsi, il serait question de déboiser sur une largeur de trois mètres et une longueur totale de 150 kilomètres. Tous les 60 mètres, un trou de huit mètres de profondeur devrait être creusé afin de mener les opérations. On mobilisera aussi un hélicoptère pour transporter le matériel. Certains citoyens s’inquiètent des perturbations qu’entraînent ces opérations. Il n’a pas été possible hier de rejoindre la mairie de Port-Menier pour obtenir des réactions.


    Junex contrôle près de 945 kilomètres carrés de permis sur la plus grande île du Québec. Ceux-ci longent la rive sud d’Anticosti. Le sous-sol de ses cinq permis pourrait contenir pas moins de 12,2 milliards de barils de pétrole, selon la « meilleure estimation » inscrite dans un rapport publié en septembre dernier et produit par Netherland, Sewell and Associates, une firme d’ingénierie basée au Texas.


    Au total, le sous-sol d’Anticosti pourrait receler au moins 40 milliards de barils de pétrole. Hydro-Québec contrôlait, jusqu’en 2008, la majorité des permis sur l’île. Ceux-ci ont été cédés à Pétrolia pour un montant qui n’a jamais été rendu public. Les entreprises qui contrôlent les permis doivent débourser 10 ¢ l’hectare chaque année pour conserver leurs droits d’exploration exclusifs.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.