Compteurs: l’AQLPA demande la gratuité pour l’option de retrait
La Régie de l’énergie examine depuis mercredi les demandes et observations de plusieurs autres participants à propos de la demande d’Hydro-Québec qui veut pouvoir imposer des frais d’installation de 98 $ pour remettre en place un compteur classique, sans émissions de radiofréquences, plus des frais mensuels de 17 $ même si elle facture tous les deux mois. En Ontario et au Vermont, deux voisins du Québec, l’option de retrait est gratuite.
Puisque Hydro-Québec demande à la Régie de l’autoriser à facturer ce service — dont bénéficient ses abonnés gratuitement depuis des décennies —, cette demande « tarifaire » est examinée par un banc de trois régisseurs, dont celui qui a présidé l’audience sur le déploiement des compteurs intelligents, qui communiquent leurs relevés par radiofréquences via un réseau WiFi.
Hydro-Québec voulait que toute référence aux questions de santé soit exclue, mais la Régie a décidé que les organismes pourront en parler en tant que justification principale de l’option de retrait. Il existe par contre un autre motif, qu’invoquent ceux qui refusent de confier à Hydro-Québec un portrait détaillé à la minute de leurs habitudes de vie via leur consommation d’électricité.
L’AQLPA estime cependant que d’autres avenues que la gratuité sont possibles et qu’elles dépendent en somme des choix de la Régie dans le dossier du déploiement des compteurs communicants. Ainsi, expliquait hier Brigitte Blais de l’AQLPA, l’option de retrait devient moins nécessaire si les compteurs intelligents communiquent par fils téléphoniques ou par intermittence, soit, par exemple, une fois par semaine, ou par une antenne située sur le toit, loin des habitants du lieu. Ces options, écartées par Hydro-Québec au profit de la solution la plus dissuasive, coûteraient beaucoup moins cher à long terme. D’autre part, il se pourrait que toute cette question soit obsolète si Hydro-Québec se voit imposer — dans le dossier de son futur réseau — d’installer des compteurs qui communiquent sans radiofréquences.
L’AQLPA estime que ceux qui veulent réduire leur exposition aux radiofréquences, comme le proposent les autorités de santé publique, n’ont pas à faire les frais des mauvais choix technologiques d’Hydro-Québec. Les ondes électromagnétiques étant définies dans la loi comme des « contaminants », l’AQLPA entend plutôt demander à la Régie d’appliquer à Hydro-Québec le principe du pollueur-payeur.








