Lettres - À quand le virage vert?
2 mai 2012
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Jacques-François Cartier - Saint-André d’Argenteuil, le 1er mai 2012
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Actualités sur l'environnement
Le Devoir publiait récemment les résultats d’une étude de la prestigieuse revue Nature qui évaluait la performance de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture « traditionnelle », c’est-à-dire le type d’agriculture qui, entre autres choses, fait appel aux engrais chimiques et aux pesticides pour en accroître les rendements.
Les conclusions rapportées énoncent que la productivité de l’agriculture « biologique » approche de près celle de l’agriculture traditionnelle. Le dogme voulant qu’il soit impossible de produire efficacement sans pesticides ou engrais chimique est ainsi mis à mal de façon probante. L’étude de Nature ne portant que sur le rendement quant à la production d’aliments, il faudrait, pour dresser un portrait global de la situation, ajouter les méfaits attribuables à l’ajout de produits chimiques, tant sur la qualité des aliments que de l’impact sur l’environnement ; évidemment, une telle prise en considération des impacts ne peut qu’être à l’avantage de l’agriculture biologique. Il ressort également de cette recherche que la performance de ce type d’agriculture pourrait être accrue par des pratiques culturales appropriées, si l’on parvient à mieux gérer les conditions de culture. L’agriculture « bio » devient ainsi une option crédible pour tous ceux qui souhaitent sortir du cercle vicieux auxquels nous a habitués le système mis en place par l’industrie agroalimentaire, en l’occurrence une course incessante aux produits chimiques assortie d’un appauvrissement des écosystèmes, le tout au profit de compagnies pour qui le bien commun est la dernière des préoccupations. Alors, à quand le virage vert en agriculture ?
Les conclusions rapportées énoncent que la productivité de l’agriculture « biologique » approche de près celle de l’agriculture traditionnelle. Le dogme voulant qu’il soit impossible de produire efficacement sans pesticides ou engrais chimique est ainsi mis à mal de façon probante. L’étude de Nature ne portant que sur le rendement quant à la production d’aliments, il faudrait, pour dresser un portrait global de la situation, ajouter les méfaits attribuables à l’ajout de produits chimiques, tant sur la qualité des aliments que de l’impact sur l’environnement ; évidemment, une telle prise en considération des impacts ne peut qu’être à l’avantage de l’agriculture biologique. Il ressort également de cette recherche que la performance de ce type d’agriculture pourrait être accrue par des pratiques culturales appropriées, si l’on parvient à mieux gérer les conditions de culture. L’agriculture « bio » devient ainsi une option crédible pour tous ceux qui souhaitent sortir du cercle vicieux auxquels nous a habitués le système mis en place par l’industrie agroalimentaire, en l’occurrence une course incessante aux produits chimiques assortie d’un appauvrissement des écosystèmes, le tout au profit de compagnies pour qui le bien commun est la dernière des préoccupations. Alors, à quand le virage vert en agriculture ?
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Jacques-François Cartier - Saint-André d’Argenteuil, le 1er mai 2012








