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    Arrondissement de Staint-Laurent - Rentable, le développement durable !

    L’arrondissement cherche à devenir un pôle pour les voitures électriques

    28 avril 2012 |Claude Lafleur | Actualités sur l'environnement
    Le magasin IKEA, pour lequel le développement durable fait partie de ses valeurs d’entreprise, fait des efforts remarquables pour diminuer sa consommation d’énergie et d’eau.
    Photo: Agence Reuters Olivier Pon Le magasin IKEA, pour lequel le développement durable fait partie de ses valeurs d’entreprise, fait des efforts remarquables pour diminuer sa consommation d’énergie et d’eau.
    Pour le maire Alan DeSousa, un écologiste convaincu, le développement durable est un avantage compétitif.

    Dans l’arrondissement Saint-Laurent - l’un des principaux moteurs économiques de Montréal - on considère que le développement durable est un atout majeur pour les entreprises. C’est même un avantage compétitif.


    « Voyez-vous, toute mesure qui favorise le développement durable est très rentable pour les entreprises, affirme Alan DeSousa, maire de l’arrondissement. Imaginez simplement qu’une entreprise consomme moins d’énergie, qu’elle utilise mieux ses ressources, qu’elle produit moins de déchets, il va de soi que cela lui sera bénéfique. C’est pourquoi, à Saint-Laurent, nous les aidons à adopter des mesures en faveur du développement durable. »


    Un maire très chanceux


    M. DeSousa ne se gêne pas pour dire qu’il est « un maire très compétitif ». « Je veux le mieux pour ma collectivité, lance-t-il, et je cherche les avantages compétitifs qui distinguent Saint-Laurent des autres. Or le développement durable est justement un avantage compétitif que nous possédons ! »


    Avant toute chose, toutefois, la protection de l’environnement et le développement durable sont pour lui de profondes convictions personnelles. « Dans les années 1980, dit-il, lorsque j’étais simple citoyen, j’ai participé à la fondation du groupe communautaire Environnement Saint-Laurent. Cela m’a donné l’occasion de faire des pressions auprès des élus concernant entre autres la collecte sélective (qui n’existait pas alors dans notre ville). On a aussi organisé des sessions d’information sur le jardinage biologique et posé beaucoup de gestes en faveur de la protection des milieux naturels… En fait, on militait sur des enjeux qu’on tient à présent pour acquis, mais qui ne l’étaient pas dans les années 1980. »


    Devenu maire de Saint-Laurent il y a dix ans, Alan DeSousa s’est bien entendu fait un devoir d’instaurer ses valeurs écologiques au sein même de son administration, de même qu’auprès de ses citoyens et des entreprises installées dans son arrondissement.


    Notons aussi qu’il est vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal et qu’il chapeaute le développement durable, l’environnement, les grands parcs et espaces verts ainsi que les espaces de vie. « Je me considère vraiment comme un homme très chanceux, dit-il, puisque les valeurs que j’avais comme simple citoyen, je puis à présent les appliquer comme maire. »

     

    Ville verte


    Dans ses champs de compétence, Saint-Laurent pose des gestes concrets, poursuit Alan DeSousa, notamment par le biais de sa réglementation, mais également avec la construction d’une nouvelle bibliothèque et d’un centre sportif, bâtiments qui seront de classe LEED or. Il souligne du coup que, dans le secteur privé, environ 44 % des chantiers en construction seront également certifiés LEED (pour « Leadership in Energy and Environmental Design »). « Il s’agit d’édifices commerciaux, institutionnels, industriels et résidentiels, note-t-il, ce qui démontre que le développement durable est très rentable, puisque les entrepreneurs ne sont pas là pour perdre de l’argent ! »


    Il cite en outre une foule d’entreprises qui appliquent différentes mesures concrètes. « Par exemple, dit-il, le magasin IKEA, pour lequel le développement durable fait partie de ses valeurs d’entreprise, fait des efforts remarquables pour diminuer sa consommation d’énergie et d’eau. De même, la société L’Oréal s’est engagée à diminuer son empreinte écologique d’ici 2015. » Se basant sur ses niveaux de 2005, l’entreprise vise en effet à réduire de moitié sa consommation d’eau par unité de produits finis, de même que ses émissions de gaz à effet de serre et sa production de déchets. « C’est sûr que l’impact financier sera au rendez-vous, souligne M. DeSousa, et donc que c’est avantageux tant pour l’entreprise, pour l’arrondissement que pour la planète. »


    D’autres entreprises contribuent directement au bien-être de la collectivité. Le maire cite le cas du Groupe Aldo, qui a mobilisé trois cents de ses employés pour peinturer des locaux et planter des arbres au profit d’un groupe communautaire. « C’est un très bel exemple qui démontre l’intérêt que manifeste une entreprise telle qu’Aldo envers la collectivité », lance avec satisfaction M. DeSousa.

     

    Investir dans le futur


    L’arrondissement encourage d’ailleurs activement les entreprises à partager leurs expériences en matière d’efficacité énergétique, de traitement des matières résiduelles, de gestion écologique, d’engagement des employés, etc. « Récemment, on a organisé une table ronde sur la récupération des matières organiques, dit-il. Une dizaine d’entreprises y ont participé. Elles ont trouvé cela fort intéressant et sont maintenant devenues des ambassadrices. Même chose en ce qui conserve l’efficacité énergétique… »


    En outre, l’arrondissement de Saint-Laurent cherche à devenir un pôle pour les voitures électriques. « On se prépare donc à leur arrivée et notre objectif est de mettre en place un réseau de bornes de recharge, explique Alan DeSousa. En collaboration avec Hydro-Québec, nous avons organisé des séances d’information afin de sensibiliser les entreprises laurentiennes à l’implantation de bornes électriques. »


    « Notre objectif était de présenter les différents types de borne existants, les avantages que les entreprises pourraient en retirer, voire lesquelles seront intéressées, etc. En installant ces bornes, on veut s’assurer qu’elles desserviront le plus grand nombre possible d’usagers. Et, si j’en juge d’après l’intérêt démontré, on devrait pouvoir mettre en place tout un réseau, ce qui devrait positionner avantageusement Saint-Laurent en regard de cette nouvelle technologie… À vrai dire, c’est un investissement vers le futur ! »


    Le maire DeSousa se considère comme « doublement chanceux » d’oeuvrer dans une communauté d’affaires qui s’engage à 100 % dans le développement durable, disposée à y investir ressources financières et humaines ainsi qu’à partager son expertise dans ce domaine. « Lorsque vous rassemblez tout le monde autour de la table, dit-il, et que tous partagent leurs meilleures pratiques, tout le monde y gagne ! »













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