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    Jour de la terre - Des centaines de créateurs ont mis la main à la pâte

    On a tous vu, au jour J, les Fred Pellerin, Gilles Vigneault et consorts monter sur scène pour saluer l'immense arbre humain né dimanche dans la foulée du mouvement collectif du 22 avril.

    Or, on sait moins que des centaines d'artistes, graphistes, régisseurs, caméramans, publicitaires et concepteurs de tous horizons ont contribué à faire de cet événement un moment sans précédent.

    Dimanche, plusieurs équipes caméras étaient à l'oeuvre pour immortaliser la marée humaine devant former la main de ce Jour de la Terre, notamment sur le toit de l'immeuble d'Air Transat. Pendant l'événement, des drones ont même été utilisés pour capter des images aériennes de la foule massée au pied du mont Royal.

    Pour le seul site 22avril.org, plus d'une centaine de vidéos ont été réalisées bénévolement en deux mois par une équipe technique aguerrie d'environ une trentaine de personnes. Jusqu'à la veille du 22 avril, des images de l'organisation ont été tournées, notamment par le réputé directeur photo Pierre Mignot, Prix Jutra pour C.R.A.Z.Y. et l'oeil derrière Un dimanche à Kigali, et Georges Archambault, qui a tourné les séries télé Belle Baie et Fortier.

    « Mignot nous a aidés à tourner les images sur Frédéric Back. L'équipement nous a été entièrement prêté, ainsi que les salles de montage de certaines compagnies. C'est un mouvement qui a pris de l'ampleur et que tout le monde a embrassé » expliquait hier Pierre-Étienne Lessard, directeur de production pour le contenu visuel de 22avril.org. Selon ce dernier, les ressources inouïes en temps et en équipement technique alloués à l'événement équivalent au bas mot à un demi-million de dollars.

    Fleur de pissenlit


    Auteure de la campagne de Clowns sans frontières et des Journées de la Culture 2009, l'agence de publicité Commun et ses dix employés ont quant à eux signé l'identité visuelle de l'événement, inspirée par la fleur de pissenlit. « Au début, on a craint une confusion avec le logo de Terre des hommes. Mais, finalement, ce fut aussi un clin d'oeil à l'histoire de Montréal », a expliqué hier Martin Ouellet, fondateur, président et directeur artistique de Commun.

    En plus de créer le logo rassembleur, ces idéateurs ont mis en branle le mouvement collectif viral, principalement survenu sur Facebook, Twitter (25 000 abonnés), Flicker et YouTube, vu par 600 000 personnes par semaine au cours des deux derniers mois.

    Fait amusant, le logo, rendu accessible à toutes les organisations, a même été adapté par l'Église catholique qui l'a relayé en remplaçant les aigrettes de pissenlit par de petites croix.

    Le comédien Vincent Graton a pour sa part convaincu 1200 églises de se rallier à la volée de cloches qui a retenti à l'heure fatidique dans plusieurs clochers du Québec.

    « Le but était que les gens s'approprient cette image et le discours de ce mouvement. Ce fut une toute nouvelle façon de créer une campagne de communication, en laissant parfois aller le contrôle. Finalement, c'est un système organique qui a grandi tout seul ! », explique ce publicitaire.

    Même si l'organisation, montée en deux mois, a pris l'allure et l'ampleur d'une véritable campagne électorale, son contenu a été entièrement tributaire de l'engagement des bénévoles et des citoyens.

    Avec plusieurs milliers de questions publiées sur la page Facebook de 22avril.org, presque trois personnes ont dû travailler à temps plein à cette seule tâche, deux autres s'attaquant au quotidien à l'alimentation du compte Twitter et de la page Facebook.

    L'engouement et la dynamique collective qui ont embrasé l'événement en ont fasciné plusieurs. « Nous avons eu accès à une vingtaine de musiques d'auteurs sans payer de droits. Alors qu'en cinéma, on coupe toujours les cheveux en quatre pour arriver dans les budgets, puisqu'il n'y avait pas d'argent impliqué, ce fut " sky's the limit ". Les gens ont donné du temps et des équipements sans compter », raconte Pierre-Étienne Lessard, rappelant d'emblée qu'il avait été convenu que le nom d'aucun commanditaire n'apparaîtrait sur le site 22avril.org.

    Le budget lié aux équipements scéniques était entièrement pris en charge par l'organisation du Jour de la Terre. Par contre, la mise en scène a été réalisée bénévolement par Brigitte Poupart, avec l'aide de régisseurs bénévoles.

    Sur le terrain, des spécialistes en régie de scène et en gestion d'événements ont aussi mis la main à la pâte pour réussir à donner vie à l'arbre humain, notamment grâce aux répétitions menées dans les jours précédents dans des locaux du Cirque du Soleil.
     
     
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