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    Anticosti - Des gisements inconnus d'Hydro

    Même si l'entreprise Pétrolia a vanté le potentiel pétrolier de l'île d'Anticosti quelques mois à peine après avoir acquis les permis d'exploration que détenait Hydro-Québec, la société d'État affirme aujourd'hui qu'elle ignorait que l'île renferme des réserves d'hydrocarbures aujourd'hui qualifiées de gisement de classe mondiale.

    Mercredi soir, dans le cadre de l'étude des crédits du budget québécois 2012-2013, le président-directeur général d'Hydro-Québec (HQ), Thierry Vandal, a soutenu qu'aucun indice ne laissait entrevoir les ressources en pétrole de schiste qui intéressent tant les pétrolières présentes sur Anticosti.

    Mais selon ce qu'a déjà expliqué au Devoir un ancien dirigeant de l'exploration de la division Pétrole et gaz de la société d'État, les travaux d'exploration auraient ciblé la mauvaise formation géologique. Cet ancien employé d'HQ travaille aujourd'hui pour l'entreprise Junex, active dans la recherche de pétrole sur Anticosti.

    M. Vandal a par ailleurs affirmé que la société d'État a réalisé une «transaction prudente et raisonnable» en cédant tous les permis au secteur privé. Il a toutefois refusé de préciser ce qui a été obtenu en échange des droits d'exploration. Hydro devrait percevoir une «redevance prioritaire» lorsqu'il y aura production d'énergie fossile.

    Selon la plus récente évaluation disponible, le sous-sol situé sous les permis obtenus par Pétrolia et Corridor Resources pourrait renfermer pas moins de 30 milliards de barils de pétrole. Les deux entreprises paient un total de 61 956,40 $ par année pour conserver leurs droits d'exploration — qui couvrent la plus grande partie de l'île —, selon ce qu'on peut constater dans le registre des permis du ministère des Ressources naturelles.

    Quant aux permis détenus par Junex sur Anticosti, ils pourraient contenir pas moins de 12,2 milliards de barils de pétrole. Au total, le sous-sol renfermerait donc plus de 40 milliards de barils, selon une estimation préliminaire.

    La valeur brute de ces ressources se situe actuellement autour de 4000 milliards de dollars. Elle devrait augmenter au cours des prochaines années, avec la remontée des prix du pétrole.












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