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    Selon une étude commandée par l'Union des producteurs agricoles - Le Québec n'est pas à l'abri de l'accaparement de terres

    Le Québec n'est pas à l'abri de la spéculation alimentaire et de l'accaparement de terres, souligne à grands traits une étude dévoilée hier par l'Union des producteurs agricoles (UPA).

    Plus de 200 millions d'hectares, la superficie du Groenland, ont fait l'objet de transactions majeures ces dix dernières années. «La crise financière de 2008 a généré les conditions pour une véritable "ruée" vers les terres, considérées comme une valeur refuge par les gestionnaires de fonds en temps de crise», a indiqué le directeur de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), Robert Laplante.

    En 2011, des gestionnaires de fonds de retraite auraient consacré entre 5 et 10 milliards de dollars pour faire l'acquisition de terres agricoles situées surtout en Afrique et en Asie. Déjà rondelette, cette somme pourrait doubler d'ici 2015, selon l'organisation non gouvernementale GRAIN.

    «L'augmentation de la demande de produits de base, en particulier la nourriture et les biocarburants, ainsi que la financiarisation du secteur agricole, a transformé les terres en actifs sûrs et rentables pour le portefeuille des investisseurs», a souligné l'auteur du rapport coiffé du titre L'accaparement des terres et les dispositifs d'intervention sur le foncier agricole, François L'Italien.

    «Malgré nos lois et règlements visant à protéger notre patrimoine agricole et malgré la valeur foncière relativement peu élevée de nos terres, comparativement à certains pays occidentaux, il reste que [...] plusieurs grandes fortunes québécoises et acteurs financiers privés se positionnent déjà dans le marché des actifs fonciers au Québec et au Canada», s'inquiète le président général de l'UPA, Marcel Groleau, citant en exemples les compagnies Canadian Farmland Corp., Agriterra et Solifor. «Nous sommes face à un enjeu qui interpelle l'ensemble de la société et nécessite une prise de conscience et des actions concertées», a-t-il ajouté.

    En plus de prendre l'ampleur du phénomène de l'accaparement des terres agricoles au Québec, l'UPA insiste sur l'importance «d'agir rapidement» afin de protéger l'une des composantes au coeur du modèle agricole québécois, le propriétaire exploitant, en mettant sur pied un Bureau d'enregistrement et de surveillance — calqué sur les Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER) — visant à répertorier et à autoriser toute transaction foncière en exerçant un droit de préemption sur la base d'unités régionales.

    La «voix» des agriculteurs québécois demeure persuadée qu'une politique agricole «efficace» et «dynamisante» constitue «le meilleur rempart» contre l'accaparement des terres.
     
     
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