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    Pollution - Des élus veulent une meilleure protection de l'eau

    Quelque 180 élus municipaux exhortent le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, à introduire un chapitre sur la pollution résultant des activités des sociétés minières, gazières et pétrolières dans le projet de règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection.

    Les représentants de 55 municipalités du Québec ont déposé hier au bureau du ministre un «dossier» de 300 pages proposant une série d'amendements aux règles de protection des eaux souterraines ou de surface dans lesquelles les municipalités puisent pour dispenser de l'eau potable à leurs citoyens. Ces règles avaient été dévoilées par le ministre Pierre Arcand le 19 décembre 2011.

    Les élus réclament notamment que le règlement interdise l'introduction dans le sol de toute substance susceptible de compromettre la qualité de l'eau dans un rayon de 2, 6 ou 10 km des sources d'eau approvisionnant respectivement moins de 20, de 21 à 500 et plus de 500 résidants, ainsi que toutes les régions n'apparaissant pas sur une carte des aquifères. «On a une carte des nappes phréatiques seulement pour quelques endroits. Alors, si on introduit dans le sol des substances qui sont susceptibles de compromettre la qualité de l'eau, on risque de jouer aux apprentis sorciers», a souligné Richard E. Langelier, membre du collectif de juristes qui a conseillé les décideurs politiques locaux.

    Selon les élus, le règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection doit également astreindre les sociétés minières, gazières ou pétrolières à obtenir un permis de la municipalité avant d'entreprendre «toute activité» dans le territoire de celle-ci.

    «Les municipalités sont des partenaires à part entière et, en vertu de la loi sur les compétences municipales, les municipalités ont pleine compétence pour protéger leur environnement, leur eau. [D'ailleurs], la loi sur les mines n'a pas préséance sur la loi sur les compétences municipales», a indiqué M. Langelier.

    «Il ne s'agit pas de s'opposer à tout développement, mais de s'assurer que nos sources d'eau ne seront pas compromises par ce développement», a pour sa part déclaré par voie de communiqué le maire de Saint-Bonaventure, Félicien Cardin.












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