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    Le BASIC dénonce le retrait canadien de Kyoto

    Réunis à New Delhi, les quatre pays émergents du BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) ont stigmatisé hier le retrait du Canada du protocole de Kyoto, affirmant qu'une telle décision remet en question sa «crédibilité» et celle d'autres pays occidentaux hésitants dans le dossier des changements climatiques.

    La Chine s'est ouvertement associée à cette dénonciation quelques jours à peine après la visite dans ce pays du premier ministre Stephen Harper.

    Pour les quatre pays membres du BASIC, la position du Canada est d'autant plus paradoxale qu'il affiche l'un des pires bilans d'émissions de gaz à effet de serre et qu'il a attendu pour se retirer du protocole la fin de la conférence de Durban, et ce, en ayant pris cette décision avant même le début de la conférence.

    Même si, pour respecter les termes du protocole, le Canada pourrait devoir acheter quelque 14 milliards en crédits d'émissions, en tant que pays particulièrement développé, le BASIC estime qu'il a les moyens de faire face à ses engagements.

    Les quatre pays émergents ont par ailleurs lancé une mise en garde à l'endroit des autres pays occidentaux qui songeraient à ne pas respecter leurs engagements, en tout ou en partie. «Toute tentative des pays développés de mettre de côté leurs engagements légaux en même temps qu'ils plaident pour la mise au point d'un nouveau traité contraignant remet en question leur crédibilité et leur volonté de faire face à la crise du climat», écrivent-ils dans leur communiqué final.

    Le Canada a adopté cette position dénoncée par le BASIC. Affirmant vouloir lutter sérieusement contre les changements climatiques tout en réclamant un nouveau traité contraignant, il est le seul des pays occidentaux à s'être ouvertement défilé de ses obligations justement «légales», contenues dans le protocole.

    Pour les quatre membres du BASIC, le respect de Kyoto est la pierre angulaire de la bataille pour sauver le climat planétaire, mais aussi un traité international légalement contraignant. Pour cette raison, le BASIC entend faire pression sur le Canada pour qu'il reconsidère sa position, d'autant plus qu'à son avis, aucun pays n'a le droit légitime de «miner l'intégrité» d'un traité aussi stratégique.
     
     
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