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Énergies renouvelables - Un coût à déterminer et à garantir

Collectif d'auteurs  10 février 2012  Actualités sur l'environnement
L’avenir de l’éolien au Québec passe par un tarif d’achat garanti, selon les auteurs.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
L’avenir de l’éolien au Québec passe par un tarif d’achat garanti, selon les auteurs.
La stratégie énergétique du Québec est en panne. Dans les régions, on se pose des questions. Après les appels d'offres déjà lancés dans l'éolien, que fera le gouvernement des potentiels restants? Plusieurs croient que l'avenir de l'éolien au Québec passe par un tarif d'achat garanti. Or, ce dernier compte lancer début 2012 un appel d'offres communautaire de 700 MW pour pallier les projets qui ne se feront pas. Est-ce le modèle à suivre?

La stratégie énergétique 2006-2015 prévoit implanter 4000 MW d'énergie éolienne sur le réseau d'Hydro-Québec. En plus, un programme de microproduction pour les projets d'énergies renouvelables divers inférieurs à 10 MW était visé dès 2007. Le premier bilan est inquiétant: au moins 500 MW de projets éoliens ne se réaliseront pas.

Pour s'ajuster aux réalités régionales, plusieurs organisations demandent, depuis 2006, que le gouvernement et Hydro-Québec envisagent l'option des tarifs d'«achat garanti». Plus récemment, le rapport de l'équipe spéciale sur les énergies renouvelables n'a pas encore été rendu public alors qu'il était sur la table de la ministre Normandeau depuis décembre 2010. Est-ce parce que lui aussi préconiserait l'instauration d'un tel système à prix garanti? C'est en tout cas ce que laisse penser l'article de Louis-Gilles Francoeur paru dans Le Devoir en date du 31 décembre 2011. Pourquoi tant de réticences d'Hydro-Québec et du gouvernement? On a tout à y gagner!

Contrôler le développement des ressources

Le modèle actuel, basé sur les appels d'offres compétitifs, encourage les grands projets. Cela se comprend puisque c'est le critère du «tarif» qui est le principal facteur pour gagner l'appel d'offres. Or, dans un contexte de concurrence, c'est par des économies d'échelle qu'on peut maximiser les profits. Dans ces conditions, les gagnantes sont de grandes entreprises mondiales qui ont des reins solides. De plus, pour se qualifier à l'appel d'offres d'Hydro-Québec Distribution, des milliers de dollars sont nécessaires, et encore faut-il obtenir le contrat!

Le modèle basé sur des tarifs d'achat garanti et connus d'avance a fait ses preuves. Il a été inventé par les pays pionniers du développement éolien: le Danemark et l'Allemagne. Dans ce système, le tarif obtenu est le même pour tous les investisseurs potentiels. Il est connu, garanti et fixé pour toute la durée du contrat d'achat d'électricité. Des organisations telles le CQCM, la Coopérative Val-Éo et la CDR Bas-Saint-Laurent-Côte-Nord, évaluent qu'ils présentent plusieurs avantages pour le développement des régions.

Pour l'égalité des chances!

Cela est connu: il est plus facile d'obtenir du financement lorsque l'institution financière possède la garantie d'un retour d'investissement, surtout si la durée du prêt est de 20 ans. Ne pas savoir si le projet sera retenu rend donc difficile son financement, ne serait-ce que pour déposer une soumission pour l'appel d'offres. De plus, répondre à un appel d'offres d'Hydro-Québec Distribution coûte aussi cher. Des tarifs fixes d'achat garanti, s'ils étaient connus au départ, permettraient de prévoir le risque pour les collectivités voulant y investir. Les chances seraient égales pour tous.

La préparation d'un projet, dans un contexte de concurrence, oblige le promoteur à cacher des informations au risque de perdre le projet en fin de course. Or, la question de l'éolien a des impacts sur l'environnement et sur le milieu de vie des citoyens. Un prix d'achat garanti connu par tout le monde permettrait une consultation large et transparente. De plus, des tarifs dégressifs en fonction de la rentabilité des sites permettraient d'éviter la concentration des projets dans les zones les plus ventées. Ainsi, le potentiel de vent ne serait plus le facteur prépondérant à entrer dans la prise de décision d'implantation d'un projet.

Au lieu de projets de grande taille avec peu de retombées locales, le modèle basé sur des tarifs d'achat garanti permettrait des projets de tailles diversifiés et une plus grande justice sociale dans le choix des promoteurs.

Démocratiser la production d'énergie


Cela est sans contredit: la mobilisation des citoyens dans des projets collectifs de microproduction favoriserait le financement dans les milieux en plus de faire participer les communautés à la gestion et à l'opérationnalisation des projets. Déjà, le gouvernement faisait un premier pas en instaurant le critère d'obligation de contrôle local dans les projets communautaires éoliens. Il n'y manquait que le tarif d'achat garanti pour que les régions puissent faire partie des joueurs. Tout le monde serait ainsi au même niveau, tant les coopératives que les municipalités, les MRC ou les investisseurs privés.

Alors, qu'est-ce qu'un prix «juste»? La principale difficulté tient à ce qu'un tarif d'achat garanti trop élevé risque de coûter cher à Hydro-Québec. Un tarif trop bas découragerait au contraire les promoteurs. Un équilibre doit être établi qui dépend des coûts réels de production des filières énergétiques et du contexte énergétique national. Par exemple, il ne sera pas le même pour l'éolien ou pour le photovoltaïque, pour l'Ontario ou pour le Québec. En ce sens, des études économiques pourraient aider à déterminer le niveau des tarifs adéquat et propre à chaque filière.

Les tarifs d'achat garanti ne manquent pas de susciter l'engouement de par le monde: déjà, 13 États américains, 3 provinces canadiennes et la Chine ont emboîté le pas ou sont en voie de le faire. Et, en 2010, le Royaume-Uni passait lui aussi à une tarification fixe pour des projets inférieurs à 5 MW.

Une question de nature politique

Les tarifs d'achat garanti sont une avenue intéressante si le Québec veut devenir un chef de file industriel dans les énergies renouvelables à l'image de l'Allemagne, du Danemark et de l'Espagne. Partant de l'éolien, il est possible d'optimiser les retombées à la faveur de nos régions et de nos communautés. Ce développement durable de l'éolien au Québec pourrait passer par une stratégie mixte de développement basée à la fois sur de «grands» parcs éoliens en région inhabitée et de «petits» projets de microproduction inférieurs à 10 MW en région habitée. Cette orientation relève non pas de l'absence de potentiel énergétique ou de volonté des collectivités locales, mais bien d'une vision politique!

***

Ont signé ce texte: Marie-Joëlle Brassard, directrice de la recherche et du développement au Conseil québécois de la coopération et de la mutualité; Rémy Boulianne, président de la Coopérative Val-Éo; Évariste Feurtey, doctorant en sciences de l'environnement à l'UQAR; Martin Gagnon, directeur général de la Coopérative de développement régional Bas-Saint-Laurent-Côte-Nord; Gilbert Otis, citoyen de Saint-Noël; et Gaëtan Ruest, maire d'Amqui.
 
 
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  • Cypriote - Inscrit
    10 février 2012 06 h 46
    À quoi l'éolien sert-il?
    Jusqu'ici, les tenants de l'éolien - et les auteurs du présent article ne font pas exception - négligent de nous dire à quoi servent les éoliennes en général, et au Québec en particulier. Oh! Je sais bien qu'on nous balance des vocables vides de sens comme «énergie verte» ou «énergie renouvelable» en ayant recours aux vieux trucs éculés de la publicité, mais dans la vraie vie, à quoi servent les éoliennes? Dans la plupart des pays où elles sont implantées, elles accroissent les émissions de gaz à effet de serre car elles doivent être doublées de centrales au gaz, au pétrole et surtout au charbon, lesquelles usines doivent prendre le relais quand le vent ne souffle pas, ou souffle trop fort ou qu'il fait trop froid. Dans ces pays, si l'on est honnête, les éoliennes sont nuisibles, surtout si en plus l'on prend en compte les ennuis de santé qu'elles causent, la dévaluation immobilière qu'elles entraînent, les paysages vérolés qu'elles laissent partout et la ruine économique qu'elles causent.
    Au Québec, elles sont encore plus inutiles car sans compter que nous nageons dans les surplus d'électricité, elles ne suppriment aucune émission de gaz à effet de serre car nos émissions ne viennent pas de la génération d'électricité. Bref, leur seul effet est de détruire notre réseau routier, de sabrer dans les assiettes fiscales des municipalités victimes de leur agression et de vendre de l'électricité deux fois plus cher que le coût du marché.
    Quelle aubaine en vérité! Aubaine, oui pour les parasites qui en vivent, mais sûrement pas pour la société.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    10 février 2012 07 h 02
    Surtout ne pas déformer la réalité.
    En gros ce que demande les auteurs de cette lettre est une forme d'aide sociale déguisée. à mon avis, on ne doit aller dans cette direction pour deux raisons. D'une part, on nage dans les surplus d'électricité au Québec. Alors, construire encore plus d'équipement pour vendre à perte au États-Unis ne fait aucun sens. Cela ne fait pas plus de sens du pont de vue environnemental car qu'elle que soit le mécanisme de production d'électricité, il sera toujours plus polluant que l'absence de production.

    Cela fait encore moins de sens quand en plus on demande qu'Hydro-Québec achète cette électricité au dessus du prix du marché ici, pour soutenir une production dont on a pas besoin.

    Bref, c'est une demande de transfert de fonds aux communautés locales déguisée.
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  • Denis Paquette - Abonné
    10 février 2012 07 h 44
    Maitre de ce pays pour toujours
    Une rente a vie , financer par le gouvernement et transférable aux héritiers, etes-vous sérieux, faut il qu'elle soit également indexée. . Ce n'est plus du développement, mais la creation d'une nouvelle caste, pour toujours, Dans cas, aussi bien vous couronnez roi et maitre de ce pays pour toujours
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  • celljack - Inscrit
    10 février 2012 08 h 24
    Les mots clefs
    "Un prix d'achat garanti connu par tout le monde permettrait une consultation large et transparente."

    Consultation.
    Transparence.

    Vous venez d'écarter la vaste majorité des partis politiques. D'autant plus que c'est pas un projet communautaire qui va verser fort dans la caisse électorale!
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  • Cypriote - Inscrit
    10 février 2012 08 h 37
    UN BLOGUE POUR S'INFORMER
    Au cas où les auteurs de l'article et vos lecteurs voudraient s'informer sur les méfaits de la filière éolienne, je les invite à consulter le site http://le-vent-tourne.blogspot.com/

    Ils y trouveront un éclairage salutaire
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  • Fredodido - Abonné
    10 février 2012 09 h 00
    @Cypriote votre démagogie m'énerve...
    1-L'éolienne ne s'arrêtes que si le vent dépasse 100km/hrs.
    2-L'éolienne ne s'arrête pas par grand froid, au contraire, elle produit plus du à la plus grande densité de l'aire.
    3-L'éolien et l'hydroélectricité forme un tandem gagnant; Très peut de précipitation hivernal vs. fort vent et haute densité de l'aire.
    4-L'honnêteté commence par l'utilisation de fait véridique.
    5-Les nouvaux grands parcs éoliens donnent d'importante sommes d'argent au municipalité et aux propriétaires terriens.
    6-Ce n'est pas parce que nous n'en avons pas besoins aujourd'hui que nous n'en aurons pas besoin demain. Ou prévoyez vous que les nord américain diminueront leurs consommation sous peut?
    7-Nous n'avons peut-être pas de central au charbon au Québec mais nos voisin du sud en beaucoup.
    8-Avez vous déjà tenté de trouver un emplois en Gaspésie?


    Frédéric D'Amours.
    Membre de la société Québécoise.
    Technicien en entretien éolien en Gaspésie.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 février 2012 10 h 37
    A Frédéric D'Amours
    Vous écrivez "Ce n'est pas parce que nous n'en avons pas besoins aujourd'hui que nous n'en aurons pas besoin demain." Eh bien, justement, quand nous en aurons besoin, "demain" nous nous équiperons en éoliennes. Et le "demain" ne viendra pas vite parce que 1) la population québécoise n'augmente pas vite et 2) il y a beaucoup d'économies d'énergie à y faire, nous gaspillons beaucoup, sans compter les effets du réchauffement climatique. Pour le moment nous avons plein d'hydroélectricité pas chère, profitons-en !
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  • Cypriote - Inscrit
    10 février 2012 10 h 57
    @Fredodido
    Le chat sort du sac! Les éoliennes ne servent ni à fournir des énergies renouvelables, ni à répondre à quelque besoin énergétique que ce soit : elles servent uniquement à créer de l'emploi en Gaspésie...
    Bien d'accord pour les emplois en Gaspésie, mais pas au prix de la destruction du reste du territoire.
    Il y aurait des façons autrement plus efficaces et moins dommageables de développer la Gaspésie sans passer par l'engraissement des multinationales étrangères.
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    10 février 2012 11 h 29
    @Fredodido
    Bonjour,

    Pourquoi il n'y a pas d'éolienne autour de Rino Tinto alors qu'on leur vend de l'hydroélectricité à rabais, moins cher que l'éolien pour une industrie des plus énergivore?

    Pourquoi le village de ma blonde devenu parc éolien est fermé?

    Et pourquoi je viens de partir de mon propre village après 22 ans et quasiment fermer l'école (qu'on entretient d'ailleurs déjà collectivement sans gouvernement)?

    Parce que j'avais besoin d'énergie ou que votre « importante somme d'argent aux municipalités » ne remplaçait pas les dégâts causés aux tissus sociaux, la façon cavalière et antidémocratique de faire de nous forcer le projet. En prétextant faire des consultations publiques alors qu'il s’agit essentiellement de séances d'informations qui ressemble à s'y m'éprendre a une présentation pour investisseurs pour un hôtel à Margarita, ...par exemple.

    Sur le site web de l'entreprise qui construit notre parc en « coopérative » avec la MRC. On ne parle pas d'énergie verte, ni même d'énergie. On parle d'argent et surtout aux investisseurs. Voilà tout, rien à voir avec l'énergie.

    Et enfin, le véritable débat est l'agriculture. L'éolien est une panacée pour l'agriculteur qui n'arrive plus à cause de la concentration des distributeurs notamment. Voilà le vrai problème qu'on camoufle avec l'éolien.

    On va vider nos campagnes, tuer l'agriculture comme on a tué l'industrie forestière. Pour quoi et surtout pour qui? Pour satisfaire des investisseurs, voilà tout.

    En terminant. Arrêtez de harnacher des rivières, arrêter de donner notre énergie et je vais aller les bâtir moi-même bénévolement vos éoliennes pour que ces monstres alimentent mon école au lieu d'être vendu en surplus aux déserts américain.

    Merci.
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  • Fredodido - Abonné
    10 février 2012 13 h 25
    Sortez vous donc la tête du sac monsieurs...
    @Bernard. Nous travaillons aujourd'hui à bâtir une expertise qui sera là le jour ou nous en aurons besoins.
    Tout le monde parle d'économie d'énergie mais dans les faits: nous achetons toujours de plus grosse voitures et maisons.
    Tant et aussi longtemps que «...d'hydroélectricité pas chère...» existera personne n'y fera attention.
    La demande énergétique planétaire augment exponentiellement, produire un surplus me semble en fait assez sage.

    @Cypriote. Le chat n'était jamais entré dans le sac... L'énergie sers à produire de l'énergie renouvelable, elle répond à une demande intercontinentale d'énergie propre et elle sers également à fournir des emploies de qualité en région. Pour ce qui est de la destruction du territoire, les forêts ont déjà été rasé depuis longtemps pour construire les grosses maison dans lesquels nous habitons et dans plusieurs endroit, ils n'en sont plus à la première coupe! Il y a effectivement plusieurs façon de développer une région mais quand les océan ont été raclé et que les forêt couper, il en reste beaucoup moins pour ma génération. J'aime beaucoup l'idée du texte ci-haut car je crois bien que la Gaspésie pourrait profiter de plus petit projet communautaire. Parce qu'au font produire de l'énergie propre reste assez noble même si certain citadin croient le contraire.

    @Nimporte quoi. L'argent facile amènes sont lots de perversion mais reste à chacun dans faire bon usage. Je suis d'accord avec vous concernant l'agriculture en région, mais je ne crois pas que l'éolien puissent être pointé du doigt comme déclencheur mais devrais être plutôt vue comme une tentative d’amélioration. Pour ce qui est du responsable j’irais plutôt du côté du consommateur qui n'achète plus du producteur mais plus tôt du «Wall marde» Bonne chance pour sauver votre école.
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  • StBernardine - Inscrite
    10 février 2012 16 h 33
    Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre!
    L'information est à la portée de quiconque veut honnêtement connaître les conséquences du développement éolien sauvage sur les populations mondiales.
    Si vous ne vous préoccupez que de la question financière, il y a déjà grande matière à contestation, payer plus cher l'électricité que nous ne la vendons à nos voisins du Sud entre autre.
    On assiste à la ''prééminence de l'initiative économique privée qui privilégie la rentabilité financière immédiate sur les aspects environnementaux''
    En Espagne, depuis 30 ans, 15,000,000 oiseaux détruits!!!

    Si vous n'y regardez que côté environnement, la preuve est faite (évidemment pas par SNC Levallin) que ça ne résout pas les émissions de gaz à effet de serre compte tenu de la nature aléatoire de production électrique de ces monstres à pales.
    Et si vous y regardez côté des populations qui ont a subir l'obsédante présence de ces centrales industrielles éoliennes (presque aussi hautes que la place Ville-Marie), profits pour les 3 ou 4 propriétaires qui acceptent ces engins sur leur terre, bruits, paysages détruits, perte de la valeur de leur propriété, problèmes de santé et revenus dérisoires pour les municipalités d'accueil.M. Fredodido, j'entends votre appel à développer une énergie propre, à aider les régions éloignées à se développer mais je ne crois pas que cela passe par l'éolien qui, à cause de son inefficacité, cause plus de dégâts qu'il n'en résout. Et pour ce qui est des emplois de qualité en région, on repassera, ce n'est pas une dizaine d'emplois de ce que vous dites être de qualité qui justifie pareil ravages sur notre magnifique territoire gaspésien ou sur celui des Appalaches. Pour ce qui est des autres emplois, nous le savons tous, ils ne sont qu'à temps partiel et temporaires.
    De plus, les Equiterre et Fondation David Suzuki si pressés de défendre le développement éolien ''à tout vent'', envers et contre tous, s'empressent maintenan
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  • Mathieu Gaumond - Inscrit
    10 février 2012 16 h 49
    Il y a bien des limites 1/2
    @ Cypriote
    Je ne commente habituellement pas beaucoup les opinions, mais cette fois vous dépassez le ridicule. De un, je crois que vous ne comprenez pas le concept de « projet communautaire » auquel fait référence l’article ci-haut. Le but d’instaurer de tels projets est justement que les communautés soient impliquées financièrement dans le projet et qu’elles tirent elles aussi – enfin! diront certains – les bénéfices de ces projets. Cela peut se traduire concrètement par un pourcentage – disons 20 à 50% - du projet qui est détenus par les individus qui habitent la localité. Cela porte également le nom de « coopérative ». Un bon exemple est le modèle danois où les promoteurs ont l’obligation de proposer un minimum de 20% des parts d’un projet éolien aux résidents qui vivent dans un rayon de 4-5km. Les parts sont vendues 500$ chacune, par exemple. Ce modèle a fait plus que ses preuves en terme d’acceptation sociale, car soyons honnêtes, si quelqu’un fait de l’argent avec un projet il sera enclin à voir ce projet d’un bon œil. La destruction visuelle dont vous parlez est très subjective, et je serais personnellement très heureux de voir des éoliennes « communautaires » tourner dans ma cours sachant qu’elle renfloue mon portefeuille sans avoir investi des millions!
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  • Mathieu Gaumond - Inscrit
    10 février 2012 16 h 50
    Il y a bien des limites 2/2
    Deuxièmement, j’aimerais bien voir vos statistiques sur la soi-disant corrélation entre l’augmentation de gaz à effet de serre et l’installation d’éolienne dont vous faites référence dans « la plupart des pays où elles sont implantées ». C’est complètement absurde. Effectivement le vent n’est pas une ressource stable, mais aucun pays d’Europe n’installe des centrales au charbon pour contrer l’augmentation d’éolien. Au contraire, ils ajoutent davantage d’éolien et répartissent les parcs sur une plus grande partie de leur territoire, car la probabilité de n’avoir aucun vent partout sur un pays est quasi-nulle. Au Québec, nous avons l’immense chance de pouvoir « stocker » l’électricité en fermant les barrages et en conservant l’eau pour des jours où il y a moins de vent. Le couple parfait.

    Finalement, vous dites que l’énergie éolienne se vend 2 fois plus cher que le prix du marché. De 1, c’est complètement faux. Pour l’appel d’offre qui a eu lieu en 2008, Hydro-Québec achètera l’électricité à 8,7c/kWh au promoteur. Je vous invite à vous informer sur le prix que coûtera l’électricité du barrage du futur méga-barrage la Romaine. Avec les chiffres actuels (et Dieu seul sait comment il y aura des dépassements de coûts, inévitables vue la taille du projet), le coût de production incluant les pertes d’acheminement et d’équilibrage et la construction des nouvelles lignes sera entre 8-12c/kWh. Je suis désolé, mais l’ère où l’hydroélectricité était une énergie pas chère est révolue. Inévitablement nous paierons notre électricité plus cher dans un futur proche, que ce soit à cause de l’éolien ou des nouveaux barrages.
    Alors pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups : développer une expertise nord-américaine en éolien et implanter des projets communautaires qui profiteront aux régions en facilitant leur implantation. Je suis totalement d’accord avec l’articl
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  • StBernardine - Inscrite
    10 février 2012 17 h 24
    Suite... Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre
    Suite....
    De plus, les Equiterre et Fondation David Suzuki si pressés de défendre le développement éolien ''à tout vent'', envers et contre tous, s'empressent maintenant de défendre tout développement d'urbanisation en zone agricole (défense de la ceinture verte métropolitaine) pour préserver notre faible 1.8% de bonnes terres arables contre le dézonage.
    D'un côté, on accepte de perdre des centaines d'hectares de nos meilleures terres agricoles et de nos belles forêts pour installer des éoliennes afin de fournir nos voisins américains en électricité et de l'autre on empêche des petites municipalités de développer leur noyau urbain, moteur de la vitalité de toute municipalité.

    De plus M. Fredodido, votre mépris à l'égard de ces gens qui achètent chez ''Wall marde'' (faire de l'éducation servirait davantage que de jouer au démagogue) ou face à ce problème de dévitalisation des municipalités (perte du renouvellement de la population justifiant de maintenir les écoles municipales) est tout à fait déplacé et ne sert absolument pas votre propos.

    Le Québec, fort de son potentiel hydroélectrique n'est pas en position de déficit énergétique. Il est donc, compte tenu d'un réseau d'ingénieur à la pointe, en position de rechercher des solutions innovatrices aux problèmes énergétiques de demain.
    Mais que cela ne nous justifie pas de continuer à profiter
    inconsidérément de l'énergie si chèrement acquise. Le problème de l'énergie passe aussi par la conscience de chacun à transformer ses habitudes de consommation.

    Ne nous y trompons donc pas, la question du développement éolien sur notre territoire n'est pas une panacée au problème écologique touchant notre planète mais bien une grosse arnaque bellement pensée par le capital pour le capital!!! L'Etat subventionnant à même nos poches les investisseurs étrangers et autres assoiffés de profits sans conscience sinon celle du gain pour le gain. Rien de plu
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  • Cypriote - Inscrit
    10 février 2012 19 h 46
    @Fredodido
    Cher Fredodido,
    vous avancez des affirmations intéressantes .
    !° «L'honnêteté commence par l'utilisation de fait véridique.»

    Je passe sur l'orthographe, mais je vous invite à vous appliquer votre propre maxime car vous dites ensuite «Les nouvaux grands parcs éoliens donnent d'importante sommes d'argent au municipalité et aux propriétaires terriens».

    Or j'ai fait le calcul des gains pour le projet qui nous menace chez nous, à Saint-Cyprien-de-Napierville.

    Pour comprendre ce calcul, il faut savoir que notre cher gouvernement Charest (cher dans le sens d'onéreux) dispense les centrales éoliennes de payer des impôts fonciers municipaux.

    Fidèle à son penchant pour le privé, notre ami Jean Charest permet aux compagnies de ne verser que les sommes qui leur plaisent (essayez d'en faire autant, vous, pauvre mortel!).

    Chez nous, d'après leur propre publicité, les promoteurs éoliens proposent de verser 3 millions de dollars en 20 ans à notre municipalité.

    Or, s'ils payaient l'impôt foncier, c'est 10 millions qu'ils devraient payer.

    Alors Fredodido, je vous invite à appliquer votre propre maxime : «L'honnêteté commence par l'utilisation de fait véridique.»

    Bref, contrairement à ce que vous prétendez, les multinationales du vent n'enrichissent pas les municipalités, elles les spolient.
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  • Fredodido - Abonné
    10 février 2012 21 h 32
    @Cypriote
    Je m'attendais à voir venir l'argument de la langue...vous semblez fière de savoir par coeur tout les règles et exception de cette chère langue française... Tant mieux pour vous!

    Parce que 3 millions n'est pas une sommes importante? Tout est relatif!
    Si vous n'avez rien de mieux à dire, Bon soir
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  • Bernard Saulnier - Abonné
    11 février 2012 10 h 53
    Vers une nouvelle politique énergétique pour le Québec...
    Bon an mal an les investissements d'Hydro-Québec génèrent une forte activité au sein d'un écosystème industriel basé sur un modèle récurrent de croissance continue de la production d'électricité. Les tendances observées sur les marchés de l'électricité (intérieur et extérieur) suggèrent pourtant que les fondamentaux de la demande d'électricité et les moyens d'y pourvoir en 2012 ne sont plus ceux des années 1970. La réalité complexe des marchés compétitifs de l'électricité sur le continent en 2012 pourrait bien mettre à risque en effet la rentabilité des nouveaux grands projets de production d'électricité destinés à l'exportation dans lesquels HQ choisit d'investir sans examen sérieux des alternatives.

    La question de la comparaison équitable et transparente des filières et des choix d'investissements en production d'HQ s'impose donc dans la discussion publique en 2012.

    Par exemple, le Plan Nord parle d'investissements de 47 milliards de $ pour des infrastructures à caractère énergie et transport par Hydro-Québec destinées à l'alimentation de sociétés minières. Une question se pose: quelle sera la rentabilité intrinsèque de ces projets commerciaux pour HQ, pour les Québécois? EN d'autres termes, qu'est ce qui pourrait être fait d'autre avec 47 Milliards de $ d'investissements publics si on examinait d'autres options que la production hydraulique et qu'on voulait bien s'intéresser à la question du retour sur l'investissement de décisions du secteur de l'énergie au Québec qui interpellent tous les Québécois. Le mot 'subventions' est diabolisé, mais n'oublions pas la grande variété d'incitatifs financiers dont profitent de façon récurrente plusieurs importants acteurs industriels traditionnels du secteur énergie au Québec, et qui sont également des subventions.

    Merci aux auteurs de cette lettre de nous amener à réactualiser la vision collective de la politique énergétique du Québec et de la ren
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  • Cypriote - Inscrit
    13 février 2012 08 h 49
    Le prix de l'énergie éolienne
    @ Mathieu Gaumond.
    Oui l'électricité éolienne se vend deux fois le prix du marché. Vous évoquez un prix d'achat de 8,7c/kWh.
    je vous cite : «Pour l’appel d’offre qui a eu lieu en 2008, Hydro-Québec achètera l’électricité à 8,7c/kWh au promoteur.»
    Notons que ceci est le prix de 2008, qui ne tient pas compte des facteurs d'ajustement prévus au contrat pour couvrir l'inflation et autres. Le prix payé sera plus élevé et ne tient pas compte des coûts de raccordement au réseau, coûts entièrement à la charge d'Hydro-Québec. Le coût réel dépassera donc largement le prix que vous mentionnez.
    Par ailleurs, Hydro-Québec a conclu un contrat de fourniture à long terme avec des compagnies d'électricité du Vermont. Notre société d'État a accepté de leur vendre à 5,8¢/kWh, à peu près la moitié du coût de revient de l'électricité éolienne.

    Ironie supplémentaire, le propriétaire de plusieurs de ces compagnies vermontaises est Gaz Métro. Pour un éclairage sur cette question voir: http://le-vent-tourne.blogspot.com/2012/01/relatio


    Notons en outre que pour l'appel d'offres amérindien, le projet qui nous menace chez nous, à Saint-Cyprien-de-Napierville, prévoit un coût de revient de plus de 13¢/kWh. Largement au-dessus du prix du marché.
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  • Mathieu Gaumond - Inscrit
    15 février 2012 04 h 26
    Alors, où est la solution?
    @Cypriote
    Je suis d'accord avec vos chiffres, mais je doute très fort que le prix moyen (moyen!) de 8,7c/kWh de l’appel d’offre de 2008 est indexé à l'inflation. De plus, ce n’est pas un prix « 2008 », car il s’applique aux projets qui sont en consultation/construction en ce moment et à délivrer en 2015 . Le projet de St-Valentin (inclu dans l'appel d'offre de 2008) est d’ailleurs retourné à la planche à dessin en ce moment et n’a pas été accepté par Québec (août 2011). Bref, cessez de vous attaquer à l’énergie éolienne « en général », votre projet étant probablement le plus cher du Québec, à 13c/kWh comme vous dites. Sans surprise, vous n'avez pas commenté sur le barrage La Romaine... et la question demeure : où est la solution de l'énergie au Québec? Ce n'est pas demain que la consommation va diminuer. Et l’hydro pas cher, c’est du passé.

    Par contre, c'est aussi ridicule que les profits générés par l'éolien retombent dans des compagnies privées et, en ce sens, je suis d'accord avec vous que c'est une énergie cher payée. Si les compagnies investissent, c'est que ça doit être payant. Voilà pourquoi j'aimerais bien voir davantage de projets communautaires... Par exemple, à Soreil-Tracy (un projet 100% détenus par la MRC) prévoit que les "retombées directes pour la MRC de Pierre-De Saurel sont évaluées à plus de 40 M$ sur 20 ans". Hydro-Québec devrait donc aider ce type de projet en fixant le prix, tel que mentionné dans l’article ci-haut.

    Ensuite, effectivement, le contrat que nous avons signé avec le Vermont est ridicule. Malheureusement, ce contrat donne aujourd'hui des munitions supplémentaires à des gens de critiquer gratuitement. Il faut aussi mentionner qu’il s’agit d’un contrat à long terme et que le marché de l’électricité aux État-Unis varie passablement. Ainsi, en période de besoin immédiat (une tempête hivernale par exemple) le prix de l’électricité exporté aux
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