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Changements climatiques - Les grands barrages alourdissent le bilan de GES

La centrale hydroélectrique René-Lévesque, située sur la rivière Manicouagan sur la Côte-Nord, est alimentée par le réservoir Manic 3.<br />
Photo : Source: Hydro-Québec
La centrale hydroélectrique René-Lévesque, située sur la rivière Manicouagan sur la Côte-Nord, est alimentée par le réservoir Manic 3.
Le recours massif aux grands barrages par le Québec alourdit de 8 millions de tonnes le bilan des gaz à effet de serre (GES) du Québec, selon une étude de Global Forest Watch Canada (GFWC), un groupe de recherche et d'intervention en environnement qui suit tout particulièrement l'évolution de l'écosystème boréal canadien.

Or ces 8 mégatonnes (Mt) de GES n'apparaissent pas dans le bilan du Québec sur les changements climatiques, constate l'organisme environnemental. Si le Québec les inscrivait à son bilan d'émissions, qu'il présente comme exceptionnel en raison précisément de son recours massif à l'hydroélectricité, ce dernier serait modifié sensiblement.

Le Devoir a récemment calculé que le surplus d'émissions de GES du Québec entre 2008 et 2012 par rapport aux règles du protocole de Kyoto atteindrait 11 Mt. Les 8 Mt non déclarées pour cause de recours à l'hydroélectricité sont aussi nettement supérieures aux 5,1 Mt que le Québec doit retrancher de son bilan de 1990 pour atteindre la cible de Kyoto de - 6 %, soit 78,8 Mt.

Le Canada tire 60 % de son électricité des grands barrages; or 45 % de cette production se concentre au Québec, qui monopolise par ailleurs 50 % du potentiel encore inexploité au pays.

Global Forest Watch Canada établit à 8,1 Mt les émissions des barrages hydroquébécois à partir de la toute récente étude de Teodoru et coll., publiée en 2011 dans le journal Ecosystems. Celle-ci a basé ses conclusions à partir de l'étude des émissions du réservoir Eastmain 1 à la baie James.

Non seulement cette étude est la plus récente, explique Peter Lee de GFWC, mais c'est la première où on ne s'est pas contenté de capter en surface les émissions de méthane provenant du fond d'un réservoir hydroélectrique, là où se dissout la matière organique provenant de la décomposition du stock de carbone noyé sous l'eau. L'étude du professeur Teodoru s'est en effet penchée sur l'importance du stock de carbone contenu dans les sols, les forêts, les marais et les tourbières des forêts boréales ennoyées.

Le Canada, note l'étude de GFWC, se borne à calculer les émissions des grands réservoirs hydroélectriques pendant 10 ans. Il devrait plutôt parler d'émissions sur des périodes de 20 à 50 ans. L'étude Teodoru donne à penser que les émissions, quoique décroissantes, pourraient s'échelonner avec constance pendant plus de 200 ans, comme cela a été calculé pour le réservoir Eastmain 1.

Mais il y a plus. L'étude de GFWC n'a pas tenu compte, comme toutes les études jusqu'à présent sur cette question, de la perte des puissants «puits» ou capteurs de GES que constituent les forêts, les marais et les tourbières des régions nordiques. Comme la création des grands réservoirs fait disparaître certains des principaux mécanismes de fixation du carbone, convient Peter Lee, il faudra tenir compte à l'avenir de cette perte permanente dans les études d'impacts réalisées sur les projets hydroélectriques.

Selon le porte-parole de GFWC, les réservoirs québécois couvrent 41,6 % des 50 000 km carrés ennoyés au Canada pour produire de l'hydroélectricité au moyen de 271 grands barrages. Leurs émissions globales atteignent 16,9 Mt de GES. Selon l'étude, les émissions de GES attribuables à l'hydroélectricité demeurent néanmoins des dizaines de fois inférieures à celles des combustibles fossiles utilisés pour produire une énergie équivalente.

Au Canada, les centrales hydroélectriques émettent en moyenne de 20 à 36 kg de CO2 par MWh, souligne l'étude. En comparaison, la centrale thermique au charbon de Nanticoke, en Ontario, en émet environ 1000 kg par MWh. Le problème du Québec provient du fait que presque toute son électricité, soit 98 %, est d'origine hydraulique et que cette électricité représente 40 % de son bilan énergétique global. En somme, peu de GES par MWh, mais beaucoup au total, en raison du recours massif à la filière.

De son côté, le Worldwatch Institute révélait la semaine dernière que le recours croissant à l'hydroélectricité avait fait un bond de 5 % entre 2009 et 2010 ailleurs dans le monde en raison de la priorité accordée aux changements climatiques.
 
 
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  • François Gagnon - Inscrit
    23 janvier 2012 06 h 17
    Toujours des analyses partielles et intéressées de part et d'autre des partisans !
    Je suis un ardent défenseur de la saine gestion du carbone mais avec honnêteté. En effet, les gens de l'environnement devraient faire la nuance entre l'ajout de GES de sources fossilisées dans l'écosystème (donc enmagasinés depuis des millions d'années - selon les endroits de 2 à 600 millions d'années) et du carbone contenant dans le système végétal qui lui est sur un cycle de 10 à 100 ans et qui donc fait partie de l'équilibre à court-moyen termes de l'écosystème.

    Ainsi, à l'échelle court-moyen termes les GES des barrages ne seraient que de légères perturbations comparativement à celles qu'engendre les GES des sources fossilisées depuis de 2 à600 millions d'années.

    Il ne faut aussi pas oublier que les arbres qui se décomposent lentement sous la surface des réservoirs devraient normalement être remplacés par un système d'algues qui est bien connu pour sont absorbtion de GES et qui remplacera facilement voir excédera l'absobtion de GES des arbes perdus.

    Ce que ces élogistes disent c'est en sorte que tout le bruit qu'ils font autour des Bio-Carburants quand à leur réduction de l'augmentation nette et à long termes des GES n'est que du pipo ?

    Un peut de consistance mesdammes et messieurs les écolos !

    Les gens du GFWC n'ont clairement une vision d'ensemble et dans le temps de la chose des GES en lancant intentionnellement de tels énoncés partiel et partiaux.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    23 janvier 2012 07 h 19
    Gaspillage et incohérence
    D'une part, la majeure partie de l'électricité produite est gaspillée par une population frivole qui vit dans le déni et n'assume pas ses responsabilités environnementales.

    D'autre part, l'ordre établi qui défend la «loi du marché» triche en bloquant de façon machiavélique toutes les alternatives, surtout les plus prometteuses.

    Serge Grenier
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    23 janvier 2012 08 h 55
    Participation citoyenne!
    Bonjour,

    Oui, gaspillage, absurdité fiscale, grenouillage international... Tout ça sans jamais offrir autre chose qu'un politique d'austérité aux coupures injustifié!

    C'est comme ça, l'économie et la fiscalité sans foi ni loi travail de cette façon. Entre les lois et entre les colonnes de chiffre.

    Un déficit des hôpitaux, qu'on transfère la responsabilité et les colonnes directement dans les hôpitaux! Même chose avec les municipalités, on pellette et on pellette!

    Ici, on nous sortait des chiffres et des profits mirobolants avec les éoliennes alors qu'on n'avait pas inclus les frais de transport et la construction de ligne de transport!

    Quand est-ce que vous allez comprendre que peu importe, il contrôle tout. Alors qu'il leur suffit souvent que d'un simple fait divers pour atteindre notre vertu!

    On a besoin de petites manifestations, de référendums et des commentaires, mais c'est n'est pas assez! Malgré tout, on est rendu au nord du nord, bientôt on aura fait le tour de cette pauvre terre!

    Présentez-vous, faites de la politique, offrez votre corps à l'humanité. On a besoin de chair à canon soldat, le front est à Québec et à Ottawa! Mais les sièges sont vides, absolument vides de sens et de représentant. Ils n'attendent que vous, écologiste, athées, altruismes et autres poètes!

    Merci!
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  • Kris13104 - Inscrit
    23 janvier 2012 08 h 57
    tout et n'importe quoi...
    La production hydro-électrique est considérée, à juste titre semble-t-il, comme la source la moins polluante pour la quantité d'énergie produite -imaginez la même production par centrale thermique au charbon ou au fuel et nucléaire avec ses déchets radioactfs-.
    Effectivement, les surfaces couvertes par les barrages sur la forêt génère du méthane, mais on ne dit jamais que cette même forêt produit des GES en quantité. En revanche, le méthane des lacs peut faire l'objet de captage qui diminue les quantités émises tout en fournisant une source d'énergie interessante.
    Il est dommage qu'une telle étude ne soit pas exhaustive et apparaisse comme idéologiquement orientée. Copie à revoir....
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  • jacques bisson - Inscrit
    23 janvier 2012 09 h 18
    l'hydro 40 fois mieux ?........alors GO-Hydro-GO
    "Au Canada, les centrales hydroélectriques émettent en moyenne de 20 à 36 kg de CO2 par MWh, souligne l'étude. En comparaison, la centrale thermique au charbon de Nanticoke, en Ontario, en émet environ 1000 kg par MWh"

    Autrement dit, plus on développe, plus on réduit les GES par le biais de l'exportation alors GO Hydro!!!

    Je ne sais pas si on en a tenu compte mais la pratique actuelle est à l'effet qu'avant la mise en eau, on récupère les bois marchands (SM3, La Romaine, etc.). Je ne sais pas non plus si l'étude tient compte du fait que la bio-masse au nord de l'Eastmain est sensiblement moins importante (les réservoirs de La Grande et Caniapiscau). C'est encore plus vrai pour la Rivière-à-la-Baleine, si jamais...

    Bien faire et laisser braire.

    GO-Hydro-GO
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  • jacques bisson - Inscrit
    23 janvier 2012 09 h 27
    Encore un titre CANON
    Encore un titre CANON en gros caractères....que l'on dégonfle par la suite dans l'article. Hé oui,ça frappe l'imaginaire et ça laisse des traces. Et puis, y en a qui se contentent de lire les titres...

    Dans les contrats d'assurance, on montre les bénéfices en gros caractères et...les mauvaises en petit. Ici, on fait le contraire. Ça ne trompe personne et ça n'aide surtout pas la cause de l'environnement.
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  • Marco - Inscrit
    23 janvier 2012 09 h 39
    Des propos plus nuancés: merci M. Gagnon!!
    Peur de l'énergie hydrolique, peur de l'énergie thermique, peur de l'énergie éolienne, peur de l'énergie nucléaire.... peur de tout!... Toujours les mêmes discours qui nous viennent d'la basse-cours!! Et toujours un grand prêtre en soutane verte pour venir dénoncer une quelconque technologie!!… Imaginez, toute cette énergie perdue ( en pure perte!!), celle contenue dans les propos diabolisants et débilitants de ces écologistes à la gomme!! Pitoyable!!…

    Si cette insécurité maladive pouvait un jour être tranformée en énergie lumineuses ou en unités calorifiques, celle-ci suffirait à éclairer et à chauffer le Québec au grand complet!! De cette façon, tous les cocus qui s’y logent n'auraient plus besoin de s'éclairer à la chandelle afin qu’on puisse les identifier!!… ^_^ Toujours ça de pris!!...

    Ce qu'on peut être pisous!!!!...
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  • meme40 - Inscrit
    23 janvier 2012 09 h 59
    Et les chutes????
    Les chutes Niagara?????.
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  • green e-motion - Inscrit
    23 janvier 2012 10 h 17
    pas pire...
    l'énergie zéro défaut, c'est pas pour demain. Difficile d'accuser le Québec d'exploiter même à outrance l'hydro-électricité comparé aux désastres environnementaux causés par l'exploitation à grande échelle des sables bitumineux...
    Il est tant en revanche d'arrêter le gaspillage en continuant à prôner une politique de prix bas qui est surtout synonyme de gaspillage plutôt que de compétitivité. Vendre de l'hydro-électricité à moins de 5 sous / kWh pour alimenter des PAC offrant un COP de 3, c'est condamner financièrement l'isolation très performante des logements! Même chose s'agissant de l'éclairage ou de la production de froid (un comble au Québec durant l'hiver!). il suffit de comparer l'efficacité énergétique moyenne de nos équipements avec ceux des allemands ou des japonais pour s'en convaincre...
    Seule l'énergie chère nous sauvera de la gabegie! Ca vaut aussi pour le prix du gas d'ailleurs! Il est tant que le Québec ouvre les yeux et arrête de vivre sur sa petite planète isolée du reste du monde!
    Même 100% renouvelable, l'électricité ne justifie en rien d'être gaspillée comme elle est ici. Nos voisins américains sont prêts à payer le prix fort pour disposer de cette énergie renouvelable. Vendons leur à prix d'or et investissons dans l'avenir durable au lieu de continuer à délapider le bien public dans nos "maisons passoires"
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    23 janvier 2012 10 h 20
    Là c'est sérieux
    Toute information négative est promptement portée à charge des grands "pécheurs" de l'écologie: charbon, pétrole, gaz de schiste...
    Mais si vous touchez, dans l'ordre ou le désordre, à Hydro-Québec, l'Alcan ou Bombardier, là c'est différent, "il faut nuancer..."
    On ne touche pas aux vaches sacrées.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 janvier 2012 10 h 29
    Bravo à F. Gagnon
    Ce qu'il faut éviter, c'est d'ajouter du carbone minéral dans les cycles biogéochimiques. Et si possible penser à des moyens de retirer ce qu'on a ajouté depuis 100 ou 200 ans.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    23 janvier 2012 10 h 29
    Titres trompeurs
    D'accord avec Jacques Bisson sur la dramatisation à outrance des titres dans les journaux. Et pas seulement sur les questions d'environnement, sur tous les sujets. Même Le Devoir tombe dans le panneau.
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  • Pierre Vincent - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 16
    LE MYTHE DE L'EXPORTATION D'ÉNERGIE PROPRE ET RENOUVELABLE...
    Oui, c'est vrai, notre hydro-électricité est plus propre que toutes les formes d'énergie thermique, il n'y a que le solaire et l'éolien qui font mieux au niveau du bilan des GES (et la géothermie, également).

    Mais exporter massivement et a prix d'OR notre électricité propre aux États-Unis n'est pas possible actuellement, en raison du très bas prix du gaz naturel, qui est la valeur-étalon dans le domaine de l'énergie.

    Et avec la prolifération (dangereuse pour l'environnement et l'eau) des puits de gaz de schiste (bientôt près de chez-vous), le prix du gaz naturel ne risque pas de remonter demain matin, bien au contraire. C'est la loi de l'offre et de la demande. L'offre augmente, le prix diminue. Dans le cas du Québec, c'est ce qu'on appelle se tirer dans les deux pieds en même temps...

    Tant que le coût environnemental réel des énergies fossiles ne sera pas réflété dans le prix des combustibles fossiles, par une taxe verte adéquate ou un véritable marché du carbone continental, l'électricité propre du Québec restera marginale sur le marché nord-américain. Sans parler de la difficulté croissante de construire les lignes haute-tension nécessaires au transport de l'électricité, surtout aux USA...

    Et dans le cadre du Plan Nord, devinez-quoi? C'est surtout de l'énergie fossile (gaz et mazout) qui sera utilisée par les minières pour alimenter leurs projets en énergie, pas de l'hydro-électricité. Demandez aux gens d'Hydro-Québec, c'est eux qui le disent (ou ne le disent pas), selon qu'il sont en privé ou en public...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 janvier 2012 11 h 37
    À m. Labelle: la merde ne pollue pas, elle non plus
    La merde est tout à fait biodégradable, elle est indispensable pour nourrir le sol et faire pousser les plantes. Alors, cessons donc de décontaminer l'eau potable, et, mieux encore, construisons les accès d'eau des aqueducs municipaux tout juste en aval des sorties d'égout déversant les eaux usées, non traitées, bien entendu.
    D'ailleurs, pourquoi avoir même des toilettes? Chiez donc par terre, dans une pièce de votre maison. La merde ne pollue pas, nous le savons tous, et s'inscrit dans le grand cycle de la vie. Comme le gaz carbonique.
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  • Bremme - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 41
    Attention à la désinformation
    Nous faire accroire que l'hydroélectricité est une source de CO2 comparable aux combustibles fossiles est une erreur monstrueuse! Elle est représentative du Canada anglais bouffeur et producteur de pétrole qui veux justifier son "dirty oil" et conserver le pouvoir qui vient avec notre dépendance à celui-ci.
    Le CO2 qui est produit par la décomposition du bois noyé est une émission qui ne se produit qu'une fois et l'eau qui coule dans le barrage et qui produit de l'énergie continuera à la faire tant et aussi longtemps que le soleil fera évaporer l'eau des océans c-t-d pour toujours. Ce qui n'est pas du tout le cas des combustibles fossiles.
    Et à la rigueur, pourquoi ne pas enlever toute cette matière ligneuse avant d'élever le niveau de l'eau? Cette biomasse pourrait très bien servir de combustible et produire de l'électricité avec un bilan carbone neutre comme c'est le cas pour ce type de production d'énergie; un message à transmettre à ces messieurs du Global Forest Watch Canada
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    23 janvier 2012 12 h 00
    Tout est dans la façon de calculer .
    A-t-on calculé pour les plans au charbon , le coût en GES pour l'extirper , le broyer , le transporté et par la suite récupérer et se défaire des résidus de la combustion ? De plus il y a la fabrication et l'entretien de ces équipements et des voies ferrées . Et finalement la destruction du milieu de ces mines à ciel ouvert et réseau de distribution .
    Malgré tout , l'électricité hydro produit moins de 4% de la pollution engendré par le charbon selon ces calculs . Et à travers le monde , le charbon , gaz nzturel et pétrole compte pour quatre fois plus que l'hydro dans la production de l'électricité .
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    23 janvier 2012 13 h 59
    Qui dit vrai?


    Une énergie qui est donc " plus propre que propre " selon SINTEF.
    Atle Harby, chercheur à SINTEF, ayant participé aux campagnes de mesures, pense que la " véritable " part des émissions de GES des barrages est beaucoup plus proche de 1% que de 28%.
    UNe chose est certaine que beaucoup décolos croient à la combustion de biomasse qui pourtant vient de faire vivre encore l'enfer avec le smog qui tue continuellement à cause de la combustion de solide tel que le bois les granules.
    Si les barrages polluent à la source rien n'équivaut les 2 millions de maison avec les appareils au bois dont la cheminée crache ses toxines et forme le smog que l'on vit en hiver. Aucune central au gaz ne peut émettre autant que 2 millions de sources polluantes.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    23 janvier 2012 14 h 00
    Barrages hydrauliques
    Leurs bassins de retenue exercent une pression telle que la possibilité d'activité sismique est beaucoup plus grande que celle de la fracturation hydraulique dans le schiste appalachien. Mais voilà, le gaz de schiste à été excommunié, alors que l'hydraulique a été béatifié par les prêtres de la révolution tranquille. Le risque zéro n'existe pas, mais le gros bon sens où le trouve-t-on? Certainement pas chez les ultras de l'orthodoxie écologiste.
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  • jacques bisson - Inscrit
    23 janvier 2012 15 h 26
    @Jacques Saint-Cyr
    L'instrumentation installée pour faire le suivi de la mise en eau des réservoirs comprend des sismographes. Des secousses ont effectivement été enregistrées tel que prévu dans certains cas, ce qui est tout à fait normal. Aucune conséquence n'a été prévue ni ne s'est manifestée. Les secousses étaient du même ordre de grandeur que celles que l'on rencontre tous les jours un peu partout sur la planète. Notre planète est vivante alors on peut bien lui pardonner quelques sautes d'humeur...
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  • jacques bisson - Inscrit
    23 janvier 2012 16 h 02
    @green e-motion
    Vous avez raison concernant l'usage raisonnable de l'énergie et les efforts à faire pour diminuer la consommation. C'est appliquable pour tous les autres domaines.

    Pour ce qui est du coût de consommation, c'est vrai que c'est un incitatif à la réduction. Faudrait voir cependant qu'elle clientèle serait touchée et à quel degré.

    On devine que les moins nantis se retrouveront en situation encore plus précaire alors que les gens plutôt à l'aise ne seront pas affectés et seront peu enclins à contribuer à l'effort collectif. Solution à parfaire ?

    Faut tout de même y réfléchir.

    SAlutations
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    23 janvier 2012 17 h 10
    @JacquesBisson:et la fracturation hydraulique?
    C'est la même chose pour le gaz de schiste et c'est le sens de mon message: de biens grosses tempêtes dans de petits verre d'eau. Mais quand c'est du gaz, cela devient sérieux, apparemment. Il faudrait qu'on m'explique.
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  • jacques bisson - Inscrit
    23 janvier 2012 17 h 47
    Jacques Saint-Cyr
    Je comprend votre questionnement mais je n'ai pas de réponse là dessus. Une suggestion d'article à M. Francoeur peut-être ?

    Selon ma perception, des secousses sismiques de faible intensité ont été notées, ce qui ne semble pas inquiéter beaucoup de monde. On parle plutôt de danger de contamination de l'eau...

    Peut-être que quelqu'un au fait de la question pourrait contribuer (?)

    SAlutations
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  • Jack Bauer - Inscrit
    23 janvier 2012 18 h 56
    un monde post-industriel
    ON en veut un!
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    23 janvier 2012 22 h 42
    @ Jacques Saint-Cyr .
    Baliverne .
    Notre plus haut barrage est Manic 5 avec ses 144.5 mètres loin derrière le barrage de Nourek avec ses 300 mètres et celui de Rogoun et ses 335 mètres .
    Ces ouvrages sont faits après recherches géologiques et carotages multiples .
    La fracturation hydraulique est faite à l'aveugle car on ne sait pas où se trouve les failles et cours d'eau sous-terrain et aucune recherche autre que celles pour reconnaître la présence de schiste n'est entreprise .
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    24 janvier 2012 09 h 35
    @Bromontois:recherche à l'aveugle; une nouvelle science
    Alors, la décision de forer dans tel ou tel secteur, elle se prend comment? En flairant le vent? Sans levés géo sismiques, sans carottage? Le gaz est bien plus profond que la nappe phréatique. Nous parlons ici des terribles, terribles tremblements de terre provoqués par la fracturation hydraulique, pas par la contamination de l'eau. Ce sujet d'ailleurs emporte avec lui bien d'autre peurs, mais elles sont d'un autre ordre.
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  • jacques bisson - Inscrit
    24 janvier 2012 10 h 59
    @Bremme
    Bonjour,

    Vous dites:
    "Le CO2 qui est produit par la décomposition du bois noyé...".

    En fait, c'est du méthane (CH4) qui est produit. Son impact, en terme de GES est de 21 (1 tonne de méthane équivaut à 21 tonnes de CO2). On exprime la production de GES en "équivalent CO2, ce qui permet à tout le monde de parler le même langage. Les chiffres indiqués dans l'article tiennent déjà compte de cette conversion (on n'a pas à les modifier de nouveau).

    Vous dites:
    "pourquoi ne pas enlever toute cette matière ligneuse avant d'élever le niveau de l'eau?"

    Enlever tout, c'est impossible pour plusieurs raisons. Il faut également considérer que si les opérations d'enlèvement ( transport disposition par brûlage ou autrement) produisent plus d'effets de serre que ceux consécutifs à la décomposition progressive dans l'eau, vous admettrez qu'on en sort perdant.

    Pour les projets plus récents, un prélèvement du bois marchand est prévu (Romaine) ou a été fait (SM3) via octroi de contrats attribués dans le cadre de soumissions publiques.

    Pour terminer, la production de méthane dans les réservoir est fonction de la densité de biomasse. Les réservoirs au nord du Québec en produisent donc moins. je ne sais pas par contre si on en a tenu compte dans l'étude faisant l'objet de cet article.
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  • jacques bisson - Inscrit
    24 janvier 2012 11 h 10
    2BROMONTOIS
    Bonjour,

    Vous dites:
    "Ces ouvrages sont faits après recherches géologiques et carotages multiples..."

    Il est bien évident que les fondations d'un barrage sont auscultés par forage et profilage sismique. Çe dont parle Jacques Saint-Cyr, du moins, c'est mon interprétation, c'est le fait ( et ça a été prévu et mesuré) que la charge hydraulique sollicite des fractures préexistantes du roc DANS LE RÉSERVOIR, d'ou séismes de faible intensité. iL n'y a pas de forages systématiques faits dans les réservoirs.

    Cette nuance ne contrvient pas la suite de votre commentaire concernant la fracturation hydraulique.

    Salutations
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  • François Beaulé - Abonné
    24 janvier 2012 11 h 15
    Les lacs captent le dioxyde de carbone
    Il y a de la photosynthèse dans les lacs et dans la mer. Le CO2 est transformé en oxygène et le carbone est fixé quelque part sinon il ne pourrait pas y avoir d'animaux vivant dans les lacs et dans les océans. Les poissons ont besoin d'absorber l'oxygène avec leurs branchies et au bas de la pyramide alimentaire les animaux mangent des algues ou du phytoplancton.

    Pendant un temps peut-être plus long que prévu initialement, la décomposition de la matière organique des zones inondées produit des GES. Mais à long terme, la quantité d'énergie hydroélectrique produite pendant des millénaires par des barrages et des dénivellations surpasse de beaucoup les inconvénients à court terme. L'hydroélectricité est une ressource renouvelable qui émet à relativement court terme une quantité de GES infiniment moins grande que les centrales au charbon ou au gaz naturel.

    La déforestation pour étendre les banlieues sans retenue a des effets mille fois plus grands. Les éoliennes ont des durées de vie relativement courtes comparées aux barrages hydroélectriques. Il faudra les changer ou les rénover tous les 20 ou 25 ans.
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  • Robert Henri - Inscrit
    24 janvier 2012 13 h 21
    On n'aura plus le choix.
    Veut, veut pas, l'humanité va devoir s'y soumettre. Il va falloir se soumettre à aménager la décroissance durable. Profiter des ressources terrestres, oui, mais dans la mesure où celle-ci peut se régénérer.
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  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    2 février 2012 23 h 02
    Un article béton!
    Un titre accrocheur, même si cela est vrai de toute activité humaine, et un texte solide.

    Un article qui nous oblige à ne pas s'asseoir que sur l'énergie hydraulique en y restant, bien que de base car elle ne souffre pas de manque de supports en puissance. Il est donc une incitation à développer l'éolien, le solaire et autres énergies vertes au Québec, énergie qu'il est grand temps de DÉVELOPPER à grande échelle - quel mot dangereux en ces heures de hourra décroissanciste...

    La finale est délicieuse.

    « Selon l'étude, les émissions de GES attribuables à l'hydroélectricité demeurent néanmoins des dizaines de fois inférieures à celles des combustibles fossiles utilisés pour produire une énergie équivalente. Au Canada, les centrales hydroélectriques émettent en moyenne de 20 à 36 kg de CO2 par MWh, souligne l'étude. En comparaison, la centrale thermique au charbon de Nanticoke, en Ontario, en émet environ 1000 kg par MWh. »

    Et c'est sans compter les polluants autres que le CO2, concomitants à l'utilisation du charbon. Souffre, mercure, dioxyde de souffre... Enfin c'est écrit ici:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Houille#Charbon.2C_en

    Conséquemment, par comparaison, si une action urgente doit être effectuée pour sauvegarder l'environnement, c'est vraiment la sortie des combustibles fossiles qu'il faut effectuer en priorité. Les mouvements écocitoyens gagneraient en puissance, en efficacité et en crédibilité (il ne s'agit pas de dire non à tout) s'ils s'unissaient d'abord pour effectuer cette sortie. Comme en droit, il est souvent plus simple de s'entendre sur ce qu'il faut ne pas faire - et tant qu'un NON global (ou au moins Québécois) sans équivoque ne sera pas mis sur ces énergies, leurs faibles coûts (à court terme) nuiront au développement des énergies vertes - qui seront, elles, universalisables sur l'ensemble du globe.
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  • dojinho - Inscrit
    4 mars 2012 09 h 11
    Un article mal compris...
    Bien qu'il est tard pour commenter cet article et participer à la discussion, je me rend compte en lisant les commentaires qu'il a été mal compris par la plupart des lecteurs.

    Il est clair que le bilan de l'hydro-électricité est supérieur à celui d'une centrale thermique au charbon ou même au gaz. Cependant, le Québec, qui utilise cette ressource pour la presque totalité de sa demande en électricité doit inclure les émissions de GES/kWh, aussi faible soit-il, dans son bilan global. Vu la quantité énorme de kWh d'hydro-électricité consommé au Québec, le résultat est important. C'est tout!

    Par ailleurs, j'ai lu dans les commentaires quelques bonnes voies pour le futur : augmenter l'isolation de l'enveloppe des bâtiments, ce qui permettrait de vendre à nos voisins dont le bilan de GES dans leur électricité est moins reluisant qu'ici, diminuer notre propre gaspillage par diverses mesures simples et efficaces (dont un prix plus élevé de la ressource, ce qui ne représenterait pas un problème si les maisons étaient plus efficaces), développer d'autres sources énergétiques propres - captage de méthane, méthanisation de la biomasse, énergie solaire passive et active, grands champs d'éoliennes (par exemple dans le nord québécois, où la ressource "vent" abonde), etc.

    La crise énergétique et le désastre climatique associé pourrait être résolu demain matin, avec un peu de bonne volonté politique (et surtout citoyenne, car les politiciens sont toujours en retard face aux mouvements populaires). Pour ceux qui doutent de la relation entre les changements climatiques et les comportements humains, n'aimeriez-vous pas, à tout le moins, avoir accès à de l'air respirable et de la nourriture saine?!?
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