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La biodiversité est entre de mauvaises mains

L'Ontario a une bonne longueur d'avance sur le Québec en matière de protection de sa biodiversité parce qu'au moins, là-bas, on en parle. Elle s'est donné un premier plan stratégique.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    20 janvier 2012 10 h 08
    Paragraphe à mettre en musique
    ... et à envoyer à Charest, avec Cc à Nathalie Normandeau :

    « Par rapport à ces deux provinces, le Québec est dans un état d'indigence crasse, pour ne pas dire en danger avec un Plan Nord qui risque de bouleverser 88 % d'un des derniers grands territoires vierges de la planète. Mais la nécessité d'un plan d'action national sur la protection de la biodiversité n'est pas une priorité de l'ensemble du mouvement environnemental québécois, comme cela a été le cas pour l'élaboration d'un plan national de lutte contre les changements climatiques. »
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  • Jean Laflamme - Abonné
    20 janvier 2012 11 h 01
    La biodiversité cette inconnue
    Il n'est pas facile de vendre la biodiversité à la population en générale. Il faut être bon vulgarisateur et un peu politicien. Voici un exemple. Afin d'éviter un développement résidentiel chaotique, la ville de Saint-Bruno-de-Montarville s'est donné un plan d'urbanisme en 1962. Elle n'a pas adapté ce plan quand le gouvernement a racheté la montagne en 1975/76. Elle y a vu une immense perte de revenus compensée par un parc de récréation extraordinaire. Quand le parc de récréation du Mont-Saint-Bruno est devenue un parc de conservation en 1985, la ville n'a pas modifier son zonage à proximité de ce parc. Dans la dernière révision de son plan d'urbanisme en 1990, la ville n'a même pas modifié son plan de zonage local à proximité des zones de conservation extrême du parc. C'était avant Rio (1992) et avant Nagoya (2010). La biodiversité ne fait pas partie des préoccupations des urbanistes, des prémoteurs ou des citoyens. Tous parlent d'espaces verts, c'est à dire des espaces de récréation, comme un golf par exemple. Lorsque le Mont-Bruno Country Club a entendu parler que le Corridor vert du Mont-Saint-Bruno passerait par le golf, il a fait parvenir un mémoire à la ville lui demandant d'expliquer son plan de conservation des milieux naturels.
    On s'ajustera aux changements climatiques, mais comment s'ajuster à une perte de biodiversité qui ne touche personne?

    Jean Laflamme, physicien de l'atmosphère, Saint-Bruno
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