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Projet Northern Gateway - Un oléoduc nommé colère

Il traverse des milieux naturels de grande valeur, mais l'idée de voir du pétrole albertain couler vers les États-Unis en passant par le Québec est de plus en plus plausible

Avec la hausse de la production pétrolière tirée des sables bitumineux de l’Alberta, les raffineries comme celle de Suncor, à Fort McMurray, fonctionneront à plein régime au cours des prochaines années. Mais les pétrolières cherchent aussi des moyens d’exporter leur production, d’où les projets d’oléoduc comme Northern Gateway ou Keystone XL. Elles pourraient aussi opter pour le pipeline qui passe par le Québec.<br />
Photo : Agence France-Presse Mark Ralston
Avec la hausse de la production pétrolière tirée des sables bitumineux de l’Alberta, les raffineries comme celle de Suncor, à Fort McMurray, fonctionneront à plein régime au cours des prochaines années. Mais les pétrolières cherchent aussi des moyens d’exporter leur production, d’où les projets d’oléoduc comme Northern Gateway ou Keystone XL. Elles pourraient aussi opter pour le pipeline qui passe par le Québec.
Aux yeux du ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, les groupes environnementaux qui s'opposent à la construction d'un long oléoduc dans l'Ouest canadien ne sont rien de moins que des «radicaux» qui veulent ramener le Canada au «Moyen Âge». Visiblement, le gouvernement conservateur tient à presser le pas pour trouver des débouchés pour le pétrole tiré des sables bitumineux, dont la production doit doubler d'ici 10 ans. Et puisque les projets actuellement sur la table pourraient être retardés pendant des années, il est de plus en plus plausible que l'or noir albertain voyagera plutôt vers l'Est, pour se rendre en sol américain, en passant par le Québec.

Les mots auraient difficilement pu être plus sévères. Dans une lettre ouverte publiée lundi, le ministre canadien des Ressources naturelles s'est lancé dans une attaque en règle contre ceux qui osent remettre en question le projet Northern Gateway, un oléoduc de plus de 1000 kilomètres entre Edmonton et Kitimat, sur la côte de la Colombie-Britannique. Cette nouvelle route de l'or noir permettrait d'exporter du pétrole vers l'Asie à bord de superpétroliers.

«Certains groupes environnementaux et radicaux cherchent à nous empêcher de saisir cette occasion de diversifier nos échanges commerciaux. Ils veulent faire obstacle à tout grand projet, quel qu'en soit le coût pour les familles canadiennes en matière de pertes d'emplois et de croissance économique», a plaidé Joe Oliver. Le ministre les a aussi accusés d'utiliser du financement étranger pour «saper les intérêts économiques nationaux du Canada». Une rhétorique reprise directement du lobby en faveur des sables bitumineux EthicalOil.org, et qui ne s'applique pas aux multinationales pétrolières qui ont les yeux rivés sur le pétrole albertain.

Reste qu'au-delà des prétentions du ministre, le projet de l'entreprise Enbridge est surtout controversé. Il traverse non seulement des milieux naturels de grande valeur, mais aussi des territoires autochtones reconnus comme tels par les tribunaux. Résultat: plus de 4000 personnes ont demandé à être entendues par la commission mandatée par l'Office national de l'énergie pour en étudier les impacts. Une tactique vicieuse fomentée pour ralentir le processus, a lancé le ministre conservateur.

Mais selon l'avocat Stephen Hazell, qui représente souvent des écologistes, Ottawa fait fausse route en accusant les environnementalistes de ralentir le système. En fait, les délais sont le plus souvent dus aux entreprises elles-mêmes, qui sont mal préparées ou qui retardent volontairement le mécanisme pour obtenir des avantages politiques ou financiers, a-t-il dit cette semaine, en citant l'exemple des audiences entourant l'oléoduc de la vallée du fleuve Mackenzie.

Le discours du ministre traduit en fait un «sentiment de panique», estime Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre.

Selon lui, les conservateurs redoutent que des resserrements des normes sur les émissions de gaz à effet de serre du côté américain et en Europe nuisent aux exportations de pétrole tiré des sables bitumineux. Mais il ne s'étonne pas du discours tenu par ce gouvernement Harper désormais majoritaire.

«On accuse constamment les écologistes d'être contre le développement, alors que nous sommes contre CE modèle de développement. C'est quand la dernière fois où Stephen Harper a parlé d'énergies renouvelables?»

«Je ne me souviens pas d'avoir entendu, de la part d'un ministre, un discours aussi hargneux et partisan que celui tenu cette semaine par le ministre Oliver», a poursuivi M. Guilbeault.

Selon lui, cette vision «très autoritaire» devrait d'ailleurs déboucher sur un «démantèlement» progressif des mécanismes menant à l'autorisation de projets énergétiques.

Le gouvernement fédéral a modifié plusieurs fois le mécanisme d'approbation environnementale au cours des dernières années, principalement pour accélérer les procédures et simplifier le processus.

Le ministre Oliver souhaite maintenant raccourcir les audiences publiques afin d'accélérer l'approbation de projets.

Exporter par le Québec?

Le gouvernement Harper semble pressé de donner aux multinationales de l'énergie fossile les moyens d'exporter leur production croissante. Il faut dire que le Canada possède les plus importantes ressources pétrolières de la planète après l'Arabie saoudite. «Uniquement pour les sables bitumineux, les pétrolières comptent faire passer la production de 1,5 million de barils par jour aujourd'hui à 3 millions de barils par jour en 2020», a souligné Jean-Thomas Bernard, professeur au Département de science économique de l'Université d'Ottawa.

Le marché américain, qui consomme près du quart de la production mondiale, est évidemment une cible naturelle. D'où le projet de Keystone XL, un oléoduc qui devrait coûter 7 milliards de dollars et qui permettrait de transporter du pétrole de l'Alberta aux raffineries de Houston, au Texas. Le gouvernement Harper le défend d'ailleurs bec et ongles. Mais le projet fait face à une forte opposition. Au point où le gouvernement américain a repoussé à 2013 une décision concernant l'éventuel octroi d'un permis pour le projet, principalement en raison d'inquiétudes concernant son impact environnemental.

Quant au projet de Northern Gateway, il ouvre tout simplement la porte au marché le plus intéressant de la planète: l'Asie. «La demande est plutôt stagnante du côté américain, alors que, si on regarde du côté de pays comme la Chine, la demande est en forte croissance. Dans le contexte où on veut doubler la production des sables bitumineux, c'est un marché que les entreprises souhaitent développer le plus rapidement possible», a fait valoir Jean-Thomas Bernard. Mais aucune décision ne pourra être prise avant au moins un an et demi et des contestations judiciaires pourraient aussi survenir puisque des communautés autochtones qui seraient affectées s'y opposent.

Reste une autre option, «plus simple» selon M. Bernard, et qui permettrait de transporter le pétrole brut de l'Ouest canadien vers Portland, dans le Maine, en passant par le Québec. De là, il pourrait être transbordé à bord de navires pour être raffiné dans le sud des États-Unis. Il faudrait alors le faire voyager par l'oléoduc qui passe par Sarnia, dans le sud de l'Ontario, avant de le diriger vers Montréal, puis enfin vers Portland. Cette option impliquerait d'utiliser l'oléoduc qui part de Montréal et qui traverse le sud du Québec, en passant par Dunham. Tous les tronçons nécessaires existent déjà. Ce projet est connu sous le nom de Trailbreaker.

Suncor — propriétaire de la seule raffinerie montréalaise et gros joueur dans l'exploitation des sables bitumineux — a fait valoir en juin dernier qu'elle aimerait un jour faire couler son pétrole de l'ouest vers l'est du Canada. Il faudrait pour cela inverser le flux dans le pipeline qui relie Sarnia à Montréal. Enbridge, qui en est propriétaire, a d'ailleurs déposé une demande afin d'inverser une section du pipeline en sol ontarien.

Autorisation


Suncor est également l'unique utilisateur de l'oléoduc qui amène du brut de Portland à Montréal. Montréal Pipe-Lines, qui gère ce tronçon, est présentement devant la Cour du Québec afin d'obtenir l'autorisation de construire une station de pompage à Dunham, ce qui permettrait de faire couler le pétrole brut de Montréal vers Portland.

L'idée de voir du pétrole albertain couler vers les États-Unis en passant par le Québec n'a donc rien de farfelu. Jean-Thomas Bernard et Steven Guilbeault estiment même que ce projet pourrait se concrétiser avant les oléoducs Keystone et Northern Gateway. «Oui, il y aura de l'opposition, mais je crois que le projet a de bonnes chances de se réaliser, parce que les infrastructures sont déjà construites. Avec des ajustements mineurs, on pourrait le concrétiser», a soutenu M. Bernard.

«Le projet de transport vers l'Est est celui qui a le plus de chances de se réaliser, a affirmé lui aussi M. Guilbeault. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'enjeux environnementaux. On parle d'utiliser un oléoduc qui est âgé; il faudra augmenter la pression dans le tuyau pour transporter le pétrole des sables bitumineux, sans oublier qu'il faut inverser le flux. Je trouve ça inquiétant, surtout que tout cela se passe alors que le gouvernement fédéral a commencé un travail de démantèlement des outils de consultations publiques sur de tels enjeux. Et je pense qu'ils vont aller encore plus loin au cours des prochaines années.»
Avec la hausse de la production pétrolière tirée des sables bitumineux de l’Alberta, les raffineries comme celle de Suncor, à Fort McMurray, fonctionneront à plein régime au cours des prochaines années. Mais les pétrolières cherchent aussi des moyens d’exporter leur production, d’où les projets d’oléoduc comme Northern Gateway ou Keystone XL. Elles pourraient aussi opter pour le pipeline qui passe par le Québec.<br />
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  • Maïte Verreault - Abonnée
    14 janvier 2012 05 h 47
    Un moindre mal
    Les albertains ont déjà détruit une bonne partie de leur terre pour produire ce pétrole. Dommage pour eux mais c'est déjà fait. En comparaison à la possible exploitation des gaz de schiste au Québec, moi je dis que la construction de cet oléoduc est un moindre mal, en autant que les québécois puissent en tirer profit.
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  • François Ricard - Abonné
    14 janvier 2012 05 h 55
    Exportation d'emplois
    Un revenu potentiel ( pour les pétrolières internationales) de 131 milliards de dollars sur 20ans. Des redevances et taxes de 27 milliards pour le Canada durant le même temps. Des revenus de 60 milliards par année pour les pétrolières et d’haut plus 3 milliards pour le Canada. Moins le 2,8 milliards en subvention que le Canada verse aux pétrolières à tous les ans. Ça ne fait pas beaucoup d’argent dans les poches des contribuables.
    Le dollar canadien, en hausse constante, rend de plus en plus difficile l’exportation de nos produits manufacturiers. Cette hausse de notre dollar est largement tributaire du nombre artificiellement élevé de dollars américains qui arrivent pour acheter le pétrole des sables bitumineux. Nombre artificiellement élevé car le coût des ges, du nettoyage des sites, de la disposition et du traitement des mers de résidus empoisonnées n’est aucunement internalisé dans le prix final.
    Non seulement le Canada laisse aux générations futures le coût de la dégradation environnementale, mais, en plus, il leur lègue une économie moins diversifiée et moins équilibrée.
    Pour le seul pipeline « Keystone », un des nombreux approuvés depuis l’arrivée des conservateurs en 2006, 18 000 emplois seront perdus. Ce pipeline exportera vers les USA du pétrole lourd non raffiné (545 000 barils par jour) ce qui aura pour effet de ne pas créer d’emplois à valeur ajoutée. Non seulement nous exportons nos richesses naturelles en brut, mais nous exportons aussi les emplois. C’est un comportement digne d’un pays du tiers-monde.

    Part de lAlberta dans les recettes des sables bitumineux
    Lougheed 1970-1990 40%
    Klein 1987-2000 22%
    Klein 2000-2006 15%

    Et avec le pipeline de Kitimat, ce sont des emplois que nous expédiés en Chine pour permettre aux pétrolières d’engranger encore plus de profits.

    Les USA et le Canada sont les seuls pays a qui n’ont pas nationalisé leurs ressources gazières et pétrolifères. Alors ils
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  • Nasboum - Abonné
    14 janvier 2012 07 h 24
    Colère
    Elle sera encore plus grande quand les Conservateurs auront réussi à nous faire passer les deux oléoducs de force. C'est comme cela qu'ils fonctionnent, au matraquage, et jusqu'à maintenant ça a l'air de marcher.
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  • MJ - Inscrite
    14 janvier 2012 09 h 10
    Ce que j'en pense?
    Les gouvernements majoritaires sont des plaies!
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 23
    Vite vite vite! Une petite vite!
    Bonjour,

    Je suis loin de vouloir me mêler des affaires de l'Ouest. Leur réalité est différente et à la merci de la production de pétrole. D'un autre côté, il y a aussi une nature impressionnante à protéger. Mais encore une fois qui suis-je pour aller leur dire?

    Toute fois, j'aimerais mettre en garde contre les pratiques du gouvernement fédéral qui désire aller au plus vite sans aucune raison avec le moins d'évaluation environnementale possible (comme notre plan Nord en fait!).

    J'ai écouté une entrevue avec le député Jacques Gourde (Lotbinière - Chutes-de-la-Chaudière). Ok, il était sous pression et dire de pareille sottise ne doit pas être aisé! Mais aucun argument, nada, rien que des préjugés sur les écologistes, et des galéjades comme si on ne fait pas l'oléoduc dans les deux prochaines années, on va perdre les acheteurs et être pris avec notre pétrole pendant 1000 ans ;- )))

    Mot pour mot, à Radio-Canada le vendredi 13 janvier 2012 vers 13 h 00!

    Pourquoi ne pas dire la vérité, c'est à dire, on veux en profiter maintenant et au diable le reste, nos enfants les premiers.

    Merci.
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  • maxime belley - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 27
    les conservateurs
    sont des groupes radicaux qui veulent ramener le Canada à la révolution industrielle ou pire encore le féodalisme
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  • S. Hains - Inscrit
    14 janvier 2012 09 h 35
    De la folie
    Augmentation sans fin de la production et de l'exportation de pétrole. Le mythe de la croissance infinie dans un monde au climat qui se détracte. Ils sont fous, complètement obnubilés par le Dieu argent.
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  • Georges Allaire - Inscrit
    14 janvier 2012 10 h 48
    Sait-on, au moins
    que les terres d'où le pétrole des sables bitumineux est extrait sont ensuite retravaillée et rendue à la nature? Quand le Québec s'effacera (bientôt) de la terre, les gens qui occuperont le territoire saurait en profiter plutôt que de le réduire à un désert néanderthalien.
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  • Pierre Sabourin - Abonné
    14 janvier 2012 11 h 02
    La manipulation malveillante en politique est hérétique, ce n'est pas normal.
    Le commentaire de traité les opposant et de les mettres tous dans le même bateau est non seulement préjugé et généralisateur mais aussi une forme fe manipulation malveillante en politique appellé dans la logique informelle, un appel a la peur. Par exemple, si on i'inverse la direction de l'attaque ou assault verbal, ca sonnerais comme, la position du gouvernement ne fait pas de sens parcequ'il y a criminelles dangeureux et radicaux qui approuve le projet


    En quoi estce que de traité les oposants ou ceux qui pesent le pour et le contre, les dialecticiens, d'écologistes extremistes et radicaux apporte t'il un point dans l'argument pour ou contre?

    Il n'en apporte pas, c'est ca l'appel a la peur, on a pas besoin d'écouter le point, l'utilisateur de cette faute logique tente de convaincre par la peur.

    Il ont si peur d'être honnète et de perdre des électeurs qu'ils usent des tactiques manipulatrices comme ca, sauf qu'ils n'ont pas réfléchit trop loin car en utilisant de telles manipulation si évidantes, au bout du comte il n'on fait qu'empirer l'opinion que le public a d'eux,
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    14 janvier 2012 11 h 30
    Danger
    En fait le ministre responsable de cette question et de l'Office national de l'énergie désavoue le processus d'évaluation des projets de pipelines établi par le gouvernement fédéral... Il désavoue un processus indépendant qui a pour raison d'être de déterminer si un projet est à l'avantage de tous les Canadiens compte tenu d'une part de ses bénéfices économiques et, d'autre part, des impacts environnementaux et sociaux qu'ils peuvent constituer. C'est donc une indication assez claire de l'intention de ce gouvernement «majoritaire» de mettre fin à ce type de processus qui, selon eux, «freine le développement économique» du pays. Faudrait quand même que les Canadiens soient un peu conscients de ce qui se passe et de ce que ce gouvernement veut faire pour au moins faire valoir notre point de vue.

    De plus le projet Northern Gateway touche non seulement tous les Canadiens mais aussi les gens d'ailleurs sur la planète car cet oléoduc traverse une zone fragile et un écosystème unique au monde, la forêt humide tempérée du Nord-Ouest de l'Amérique et, en particulier, la forêt du Grand-Ours où des espèces protégées d'animaux seront à risque. Mais ce n'est pas tout - ce pétrole (bitumen en anglais) sera transporté par voie maritime à travers des fiords aussi extrêmement vulnérables et où des accidents peuvent causer des dommages irréparables (voir Exxon Valdes, près de Valdes, Alaska où l'environnement est semblable). Ça concerne tout le monde et nous devons au moins avoir l'assurance que les moyens extraordinaires seront pris pour empêcher les accidents - c'est aussi ça le rôle de l'ONÉ qui peut imposer des conditions qui rendront ce projet sécuritaire pour l'environnement et les populations, si possible. Sinon, le risque en vaut-il la chandelle?
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    14 janvier 2012 11 h 33
    @Allaire
    Attention, plusieurs ne parle pas de l'exploitation, mais d'un minimum de respect et de démocratie d'un gouvernement paternaliste! Qu'ils respectent les règles du jeu démocratique tout simplement!

    Mais encore une fois, aucun argument qu'être plus riche que l'autre... Un peu minable comme argument, et justement très néanderthalien. Vous avez besoin de combien l'ami, seulement d'une deuxième TV plasma pour le cabanon?

    De grâce j'ai besoin de véritables arguments! 1000 ans :-))) Et pis! Si c'est les enfants de vos enfants qui en profite, quel est le problème??? Argumentez sérieusement S.V.P.!

    Merci!
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  • northernbud - Inscrit
    14 janvier 2012 11 h 44
    @Georges Allaire
    Savez vous, au moins
    Que l'exploitation de ces terres pétrolifières ruine complètement la nappe phréatique et laisse des marais de résidus toxiques qui resterons bien longtemps après que l'Alberta se sera elle même effacé de la face de la Terre ? Le peu de gens qui vont rester pour occupper et profiter de ce territoire ne pourrons le faire car la place sera ruinée et ils seront trop malades pour le faire. Alors, vos belles terres rendues à la nature (de façon bien consmétique d'ailleurs, comme un cadavre dans un cercueil) elles vont bénéficier à qui ?
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  • Camille L. - Inscrite
    14 janvier 2012 13 h 21
    Illogique et irréfléchi
    Ramener le Canada au moyen âge, les groupes environnementaux? Mais c'est plutôt le gouvernement conservateur qui retarde notre entrée dans l'avenir et qui pourrait bien être en train de nous l'assombrir. Ce n'est pas comme s'il y avait eut une grande demande en énergies renouvellables au moyen âge. Je n'ai jamais rien entendu d'aussi illogique et irréfléchi.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    14 janvier 2012 14 h 35
    Pourquoi pas par les États-Unis ?
    Si les Américains veulent le pétrole albertain, pourquoi ne pas construire un oléoduc sur leur territoire? Un petit bout de tuyau jusqu'au Montana et le tour est joué. À moins qu'ils ne veuillent pas de ça chez eux?
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  • Louise Lefebvre - Inscrite
    14 janvier 2012 16 h 16
    Pétrole albertain, un gaspillage!
    Pourquoi le pétrole albertain est-il exporté?
    Ne devait-il pas être un moyen pour atteindre l'autonomie énergétique au Canada?
    Pourquoi ne pas étirer l'exploitation des sables bitumineux sur plusieurs générations et en parallèle développer une industrie automobile plus verte?
    Pourquoi s'empresser de liquider à bon prix cette ressource énergétique à la Chine et aux USA quand tous dénoncent les gros véhicules énergivoques des américains et la prolifération de nouvelles automobiles fonctionnant à l'essence sur le marché chinois alors que cette industrie automobile pourrait être repensée...
    Le pétrole albertain est un gaspillage d'énergie canadienne et environnemental...
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 janvier 2012 16 h 47
    Et le Québec n'a rien à dire?
    Un Québec indépendant aurait quelque chose à dire.
    Chaque fois qu'un projet s'y prête, on devrait le mentionner.

    C'est comme ça qu'on concrétise un rêve...quand on le veut bien sûr.
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    14 janvier 2012 22 h 41
    @Sylvain Auclair
    Salut,

    Ils le font voyons, c'est déjà prévu, c'est déjà tracé, les pipe déjà achetés et les manifestant font déjà du bruit et les lobbys sont à Washington depuis au moins deux ans...
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  • Maïte Verreault - Abonnée
    15 janvier 2012 05 h 39
    Combien d'entre vous
    utilisent leur voiture chaque jour aller au boulot? C'est pour vous que cette exploitation insensée du pétrole ne cessent de s'accélérer. Agissez plutôt que de vous plaindre.
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 janvier 2012 11 h 57
    Maïté au nom joli
    Vous suivez l'actualité depuis peu?

    Continuez, vous verrez que de rendre les individus personnellement responsables de tout enchante ceux qui ont les plus grands pouvoirs de détruire...et qui ne s'en privent pas.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    15 janvier 2012 15 h 12
    Pétrole importé?
    À l'instar de Mme Lefebvre, je me demande pourquoi on se lance dans cette construction de plusieurs milliards $ strictement pour exporter le pétrole canadien vers l'Asie (il n'y a pas de marché local dans la région de Prince Rupert où le pipeline sera construit) alors que le Canada dépend encore d'une grande part de pétrole importé? Ça n'a aucun sens, surtout que les pipelines existent déjà entre l'Alberta et les zones populeuses du pays (Vancouver et tout l'est du pays).

    C'est évident: les grosses pétrolières veulent s'en mettre plein les poches dès maintenant et ne se préoccupent pas de l'avenir... tout ça avec la bénédiction de l'administration Harper.
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  • Maïte Verreault - Abonnée
    16 janvier 2012 03 h 16
    @ France
    Pour répondre à votre commentaire non dépourvu de condescendance, non je ne suis pas nouvelle dans le monde de l'actualité. Quoique je comprends et partage votre point de vue, je crois qu'il est souvent trop facile de critiquer et d'oublier qu'au final, ce sont pour les consommateurs moyens comme vous et moi que les produits de consommation existent. Sans nous, les grands dirigeants n'ont personne à qui vendre leur produit.
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  • Pierre-Alexandre - Inscrit
    17 janvier 2012 06 h 20
    ...
    La construction est déjà assurée - le gouvernement conservateur n'a rien à cirer des contestataires, surtout les «radicaux» et «extrémistes» de la race de ceux qui furent arrêtés à Ottawa sur la colline parlementaire lors de la manie pour Keystone XL. La nature? Ils n'en ont rien à foutre! L'opinion publique? Rien à foutre! Le respect? C'est juste une idée abstraite, encore plus rien à foutre! Ce pipeline sera construit à moins d'un revirement important dans la conscience des québécois et des quelques canadiens encore lucides.
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