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Des drones contre les baleiniers japonais

L'organisation Sea Shepherd veut utiliser ces engins pour mieux localiser les navires

L’organisation Sea Shepherd est réputée pour ses actions musclées à l’endroit de baleiniers. Ici, des activistes à bord du bateau Bob Barker prennent d’assaut un navire japonais (à droite) s’adonnant, en février dernier, à la chasse à la baleine dans les eaux de l’Antarctique.<br />
Photo : Source: Agence France-Presse / Glenn Lockitch Sea Shepherd Conservation Society
L’organisation Sea Shepherd est réputée pour ses actions musclées à l’endroit de baleiniers. Ici, des activistes à bord du bateau Bob Barker prennent d’assaut un navire japonais (à droite) s’adonnant, en février dernier, à la chasse à la baleine dans les eaux de l’Antarctique.
La traque des baleiniers japonais autour de l'Antarctique prend résolument le virage de la haute technologie. L'organisation animaliste Sea Shepherd, fondée par le Canadien Paul Watson, utilise cette année deux drones afin de localiser les navires qui mènent leur campagne annuelle de mise à mort de cétacés. Tokyo, exaspérée par les perturbations provoquées par les militants anti-chasse, a pour sa part augmenté substantiellement la protection de sa flotte. La table est mise pour un autre affrontement en haute mer.

Offerts par une entreprise de sécurité, les deux engins ont d'ailleurs déjà repéré la flotte nippone au nord de l'océan austral. «Ça promet d'être une traque longue et difficile d'ici aux côtes antarctiques, mais grâce à ces drones, nous avons un avantage que nous n'avions pas jusque-là: des yeux dans le ciel», a expliqué le porte-parole de l'association, Paul Watson, par voie de communiqué.

Le Steve Irwin — navire d'où partent les drones — est suivi par trois navires japonais qui l'empêchent de prendre le navire-usine Nisshin Maru en chasse. Les deux autres bateaux de l'association, le Bob Barker et le Brigitte Bardot, plus rapides, ont toutefois les coudées franches pour perturber la campagne des baleiniers.

Mais ils devront aussi faire face à davantage de navires d'escorte japonais, dont certains ont pris des troupes à leur bord, afin de contrer les actions des militants animalistes. Ceux-ci tentent habituellement de lancer des bombes puantes sur le pont des baleiniers, ou encore de stopper leurs hélices de propulsion à l'aide de câbles. Par le passé, des navires des deux camps sont parfois entrés en collision. En janvier 2010, un bateau de la Sea Shepherd a même été coupé en deux par un baleinier.

L'hiver dernier, les navires japonais sont rentrés plus tôt que prévu, en raison du harcèlement continuel du groupe de Paul Watson. Mais cette année, Tokyo espère bien remplir son quota d'environ 900 petits rorquals tués, ainsi que quelques dizaines de rorquals communs. Ces deux espèces sont observées chaque été dans le fleuve Saint-Laurent.

Le Japon prétend depuis des années qu'il mène une chasse dédiée à la «recherche scientifique». La Commission baleinière internationale (CBI) a interdit la capture commerciale de la baleine en 1986 pour protéger ces mammifères en voie de disparition, mais elle autorise des campagnes de chasse conduites à des fins de recherche.

Les pays protecteurs des baleines et les défenseurs de l'environnement dénoncent toutefois cette pratique comme une chasse commerciale déguisée. La chair est effectivement vendue au Japon. Quant aux informations recueillies sur les carcasses, elles sont soit déjà connues ou alors elles peuvent être obtenues par des moyens non létaux.

Trois pays membres de la CBI ont d'ailleurs dénoncé de nouveau récemment la campagne des Japonais. Au début du mois, les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont invité Tokyo à renoncer à cette «prétendue chasse scientifique». Mais il est difficile pour ces États de mettre en place un moratoire complet, en raison des divisions entre les pays membres de la CBI.

Greenpeace estime que le gouvernement japonais doit dépenser 30 millions pour sa campagne de chasse, en plus d'une subvention annuelle de 10 millions reçue par l'industrie baleinière, structurellement déficitaire, selon le groupe écologiste.
 
 
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  • Marjolaine258 - Abonné
    28 décembre 2011 08 h 54
    Encouragement
    J'encourage l'organisation animaliste Sea Shepherd dans sa lutte de protection des baleines. Il existe de nos pleins de produits de remplacement pour combler les besoins des japonais.
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  • Kris13104 - Inscrit
    28 décembre 2011 09 h 31
    Comment?
    Je croyais que les baleines bénéficiaient d'une protection reconnue par les organismes internationaux impliqués dans l'environnement, la Japon continuant son «exploitation» de baleines au nom de la recherche scientifique! Il est clair que le japonais se moquent du monde et continuent sans états d'âme le massacre des baleines. Le renforcement des moyens de surveillance de leurs comportements illégaux et cyniques ne peut que leur être insupportable.
    Le plus étonnant, me semble-t-il, est que cette actvivité qui serait lourdement déficitaire, serait subventionnée par le gouvernement japonais. On peut comprendre sans l'accepter qu'une activité illégale puisse servir des intérêts privés, on ne peut pas accepter que des gouvernements responsables financent cette illégalité.
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  • lectrice assidue du devoir - Inscrite
    28 décembre 2011 10 h 38
    Et Cuba???
    « Les États-Unis ont invité Tokio à renoncer à cette prétendue chasse scientifique ».
    Et si c'était Cuba qui s'adonnait à cette prétendue chasse scientifique, est-ce que les Amerloques auraient seulement «invité» Cuba à renoncer où bien s'ils attaqueraient les bateaux cubains? surtout si cela se produit depuis quelques années. Quelle hypocrisie de la part des U.S.
    Mais ne croyez pas pour autant que je sois en faveur de cette chasse honteuse.
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  • Maurice Monette - Abonné
    28 décembre 2011 11 h 43
    Ce qui laisse le plus pantois(es) dans tout ça, c'est qu'un Peuple reconnu très intelligent, ne parvienne pas à comprendre ces trivialités.
    Un peuple aussi ancien donc, ayant des notions ancestrales difficilement modifiables vue leur ancienneté, doit tout de même être capable de modifier leur us et coutume pour tenter d'éviter le plus possible l'hécatombe d'espèces déjà menacées telles ces "cétacés". Des "baleines" ce ne sont pas des poissons, c'est pourtant simple à comprendre Ça ! Donc, ne se reproduisent pas aussi prolifiquement. Quoique, même les poissons beaucoup plus nombreux, ont été mis en voie d'extinction, justement entre-autres, par les excès de pêche industrielle commerciale pratiqués par des bateaux usines de pays tels ce Japon, qui sont venus pratiquer leurs sur-pêche sur les bancs de nos côtes maritimes à la fin du millénaire précédent. Fallait le faire !

    Alors, puisque ce Pays est très surpeuplé et qu'il leur faut utiliser tout ce qui leur tombe sous la main pour se le mettre sous la dent pour survivre, il n'est pas étonnant que ces gens ne pensent pas à l'avenir. Et contrairement à ce que peuvent laisser croire leurs activités de chasse à la baleine "dite supposément expérimentale", c'est ainsi qu'une grande proportion d'une population de "mammifères" déjà menacée d'extinction est décimée de plus en plus gravement.

    Alors, il serait primordial de parvenir à leurs faire prendre vraiment conscience de l'incidence apocalyptique de leur lubie de chasse à la baleine car, ces "cétacés" se reproduident très peu et ces asiatiques donnent une preuve de leur niveau d'intelligence, en ne parvenant pas à comprendre cette "vérité de La Pallice".

    Maurice Monette
    Biologiste #939
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  • Daniel Berube - Abonné
    28 décembre 2011 12 h 26
    Des gouvernements qui se ressemblent...
    Sur certains points, les gouvernements canadien et japonais semblent avoir plusieurs points en commun....

    Quand l'argent vient se faire voir dans quoi que ce soit, les causes naturelles et environnementales perdent beaucoup de valeurs...

    Les balaines pour les politiciens japonais semblent comparable aux sables bitumineux pour les politiciens canadiens. L'avenir leur importe peu face à ces "richesses" naturelles. Je suis persuadé que, si nous demandions à ces... personnages (?), si nous leur demandions de se suicider et que par la suite, nous leur verserions 1M $, ils le feraient !
    Nous pouvons appeller cela être "aveuglé" par l'argent...
    Leur richesse matérielle fait leur pauvreté...
    Riche en "avoir", pauvre en "être"...
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  • Roland Berger - Abonné
    28 décembre 2011 17 h 06
    Même cercle vicieux
    Les riches font élire les gouvernements qui protègent leurs activités commerciales, quel que soit le pays.
    Roland Berger
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  • Jean-Guy Nadeau - Abonné
    28 décembre 2011 17 h 31
    @ Kris13104
    Ce ne serait pas la première fois qu'un gouvernement favoriserait des intérêts privés. Et puis, ils sont fiers ces Japonais ! C'est pour ça qu'Occupy Wall Street, et les autres Occupons (dont Occupons Montréal) sont importants.

    Enfin, pourquoi les USA, l'Australie et la Nouvelle Zélande ne suivent pas les traces de Sea Sheperd ? OK, Ok, je sais, ce n'est pas l'Irak !
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  • jacques bisson - Inscrit
    29 décembre 2011 09 h 34
    Acte de guerre
    Je suis contre la chasse à la baleine...et le terrorisme de Sea Sheperd, peu importe leur motivation (tous les terroristes en ont une).

    Si un organisme japonais à la Batman s'en prenait à des navires américain, ça serait considéré comme un acte de guerre et la riposte ne se ferait pas attendre. Il me semble que des mesures de représailles économiques auraient plus d'impact et surtout de légitimité.
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  • Pierre Mcleod Tremblay - Abonné
    29 décembre 2011 11 h 20
    Très intéressant
    S.v.p. continuez à nous informer sur ce sujet. Si possible un dossier plus étoffé avec la position du Canada (je ne m'attends pas à quelque chose de gandiose sur ce point là...). Avez-vous des contacts au Japon? Quel est l'opinion de M. tous le mode là-bas sur ce sujet? Ils s'en foutent? C'est culturel? Opinions diversifiées? Qu'en pense la jeune génération japonaise?

    En tout les cas...

    Merci de nous informer
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  • Discret - Inscrit
    13 janvier 2012 10 h 14
    Le «Brigitte Bardot»? Pourquoi pas le «Hitler»?
    On sait que les Japonais sont aussi responsables de la mort de centaines de milliers de requins, dont les ailerons sont servis à prix fort dans les restaurants chics, et qu'ils écument les fonds marins avec de gigantesques filets de plusieurs kilomètres de long. Le thon rouge a ainsi disparu des océans. Il est aberrant qu'aucune communauté internationale ne soit capable de mettre un terme à ce massacre connu, et que le harcèlement des baleiniers japonais soit assuré par une entreprise privée.

    Cela étant dit, qu'un des navires de Sea Sheperd s'appelle le «Brigitte Bardot» suffirait presque à me faire me ranger du côté des Japonais. Cette bonne femme est une xénophobe d'extrême-droite, qui en appelle sans arrêt à la haine contre les musulmans, et qui est une sympathisante du Front National, le parti raciste, antisémite et arabophobe des Le Pen.
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