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    Protocole de Kyoto - La Russie comprend la décision du Canada

    Le protocole de Kyoto est le seul outil juridique contraignant limitant les émissions de gaz à effet de serre.<br />
    Photo : Agence Reuters Kamal Kishore Le protocole de Kyoto est le seul outil juridique contraignant limitant les émissions de gaz à effet de serre.
    La Russie comprend la décision du Canada de se retirer du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

    Pour la diplomatie russe, ce geste témoigne de «l'inefficacité» de l'accord. «Se retirer d'une structure légale internationale reste le droit souverain de tout État moderne», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

    «En ce qui concerne notre réaction quant à la décision du Canada de se retirer du protocole de Kyoto, de notre point de vue, c'est encore un autre exemple confirmant le fait que le protocole de Kyoto [...] a perdu de son efficacité dans le contexte des réalités socioéconomiques du XXIe siècle», a-t-il ajouté.

    «Il ne garantit pas une participation adéquate de tous les États [...] pour réduire l'impact de l'homme sur le système climatique de la Terre», a renchéri M. Loukachevitch.

    Le Canada a confirmé lundi son retrait immédiat du protocole de Kyoto, dont la première période d'engagement s'achève en décembre 2012. Le ministre de l'Environnement, Peter Kent, a justifié cette décision notamment par le fait que le Canada — qui ne respecte pas l'objectif de 6 % de réduction d'émissions fixé dans le cadre du protocole sur la période 2008-2012 — court le risque de devoir verser des pénalités de 14 milliards de dollars s'il reste signataire.

    «Pour respecter les cibles de Kyoto d'ici 2012, ce serait l'équivalent de retirer toutes les voitures, tous les camions, les véhicules tout terrain, les tracteurs, les ambulances, les voitures de police et autres véhicules des routes. Ou alors de fermer toute l'industrie agricole et fermer le chauffage de toutes les maisons, les bureaux, les hôpitaux, les usines et édifices du Canada», avait expliqué

    M. Kent dès son retour de la conférence de Durban sur les changements climatiques.

    La Chine, l'Inde et le Japon avaient enjoint au Canada de revenir sur sa décision. Pour la France, a expliqué le porte-parole des Affaires étrangères, Bernard Valero, le retrait du Canada du protocole de réduction des gaz à effet de serre constitue «une mauvaise nouvelle pour la lutte contre le changement climatique».

    La grande patronne de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, a quant à elle souligné que le Canada «a néanmoins l'obligation légale en vertu de la Convention de réduire ses émissions, et une obligation morale aussi vis-à-vis lui-même et les futures générations d'adopter une attitude de leader dans l'effort international requis».

    Le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en 2005, constitue jusqu'à présent le seul outil juridique contraignant limitant les émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement climatique, de 37 pays industrialisés, à l'exception notable des États-Unis qui ont refusé de la ratifier après l'avoir signé.

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    Avec l'Agence France-Presse
     
     
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