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GES: Québec impose des plafonds

Les industries sont ciblées pour 2013 et les transports pour 2015

La cinquantaine d’importateurs et de grands distributeurs de combustibles fossiles, comme les pétrolières, vont devoir acheter du gouvernement ou sur le marché 100 % des droits d’émission correspondant à leurs ventes.<br />
Photo : Agence Reuters
La cinquantaine d’importateurs et de grands distributeurs de combustibles fossiles, comme les pétrolières, vont devoir acheter du gouvernement ou sur le marché 100 % des droits d’émission correspondant à leurs ventes.
Dans 15 jours, le Québec deviendra la première province canadienne et le onzième État d'Amérique du Nord à contrôler ses émissions de gaz à effet de serre (GES) par un plafond d'émissions, assorti d'un système d'échange de «droits d'émission» sur un marché qui pourrait déboucher sur une Bourse du carbone au sein de la Bourse de Montréal.

Le «Règlement concernant le système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de GES» a été adopté mercredi par le Conseil des ministres, un véritable pied de nez au gouvernement Harper qui retire le Canada du protocole de Kyoto auquel le Québec adhère. Mais il s'agit d'une adhésion partielle car, admettait hier le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, le Québec ne prévoit atteindre la cible de 6 % sous le niveau de 1990 qu'une seule année — en 2012 — sur les cinq pourtant exigées par le protocole qu'il dit vouloir respecter. Québec ne semble pas vouloir envisager d'acheter des crédits pour couvrir ce que ses politiques n'auront pas pu soustraire à notre bilan quinquennal, soit la règle qu'appliquent tous les signataires de Kyoto.

Le nouveau règlement, que Québec avait dévoilé au début de juillet aux fins de consultation publique, se veut l'outil principal pour atteindre le nouvel objectif de réduction de 20 % des émissions québécoises d'ici 2020. Québec, ont expliqué des fonctionnaires présents à la conférence de presse, devrait présenter dans les prochains mois une nouvelle version de son Plan de réduction, car le nouveau règlement ne suffira pas à lui seul pour atteindre cet objectif qui se compare à celui que s'est donné l'Union européenne. On pourrait y retrouver, par exemple, un système de bonus-malus applicable à l'achat et à l'immatriculation des véhicules.

Le secteur industriel

Globalement, le nouveau règlement vise à «stabiliser» les émissions du secteur industriel, lequel a largement dépassé les objectifs de Kyoto. Les émissions de ce secteur se situent présentement à 25 % sous le niveau de 1990. Dans ce secteur, Québec veut s'assurer que l'augmentation prévisible de la production ne compromette pas ce bilan enviable.

Par contre, le secteur des transports, qui accapare à lui seul 43 % de toutes les émissions du Québec, sera la principale cible du système de plafond d'émissions à compter de 2015.

La cinquantaine d'importateurs et de grands distributeurs de combustibles fossiles, comme les pétrolières, vont devoir acheter du gouvernement ou sur le marché 100 % des droits d'émission correspondant à leurs ventes. Et le nombre de droits permis sera réduit d'année en année pour atteindre la cible de -20 %.

Par contre, Québec prévoit accorder gratuitement 80 % des droits d'émission au secteur industriel, le reste pouvant être acquis lors des enchères gouvernementales ou sur le marché où se négocieront les droits d'émission des acteurs économiques qui auront dépassé leurs objectifs.

La vente des droits d'émission devrait rapporter près d'un milliard au Fonds vert du Québec. Jusqu'ici, la taxe carbone sur l'essence, qui rapporte environ 200 millions par année, a servi aux deux tiers à financer les transports en commun.

Le nouveau règlement établit un prix plancher de 10 $ la tonne de GES, ce qui correspond à 6 ¢ du litre. À 15 $ la tonne, un prix réaliste pour la période 2015-2020, cela équivaudra à 9 ¢ du litre, soit une amplitude courante du prix de l'essence à Montréal, comme il y a deux jours.

Les grands émetteurs, qui seront obligés de respecter leurs plafonds d'émission respectifs, ne seront toutefois pas obligés de payer le droit d'émission que Québec va imposer aux distributeurs de produits pétroliers.

Mais cette dispense, qui vise à ne pas les pénaliser deux fois, ne s'appliquera qu'aux combustibles qui entrent dans la fabrication des produits et non aux combustibles exigés par le chauffage et les flottes de véhicules.

De plus, Québec a assoupli son règlement pour tenir compte en partie des efforts consentis par plusieurs grandes entreprises avant 2007, ce qui n'était pas prévu à l'origine.

Économie verte

Pour le ministre Pierre Arcand, ce règlement fera du «défi des changements climatiques un tremplin vers une économie verte».

Le Québec va se retrouver le 1er janvier avec la Californie sur la ligne de départ d'un plan de réduction qui visera tous leurs grands acteurs économiques. Le ministre Arcand espère que cela incitera l'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique à s'engager dans un système similaire, ce qui permettrait de lancer un marché d'échange de droits d'émission d'envergure continentale.

Le Québec et ces trois autres provinces ont adhéré au Western Climate Initiative (WCI), fondé par l'ancien gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger. Le WCI regroupe six autres États. Mais en janvier, seule la Californie, dont la population égale celle du Canada, se lancera de son côté de la frontière dans un contrôle de ses émissions.

Il existe dans l'est des États-Unis un autre regroupement de dix États, le Regional Greenhouse Gaz Initiative (RGGI), qui applique un système de plafonnement des émissions de GES. Mais ce système ne cible que les émissions des producteurs d'électricité thermique et ne touche pas, comme le WCI, aux transports et à l'ensemble des industriels. Une étude récente des impacts du WCI sur l'économie de ces États indique qu'il a suscité la création de 16 000 emplois et généré une valeur économique de 16 milliards.

Le WCI et le RGGI ont entrepris de négocier une harmonisation de leurs droits d'émission, une harmonisation complétée par le WCI avec le système européen en vue d'une éventuelle intégration. Pour le ministre Arcand, ces perspectives augurent bien pour la naissance à Montréal d'une Bourse du carbone, sur le modèle de celle qui existe en Californie.

De son côté, le milieu environnemental a massivement réagi et de manière très positive hier à l'annonce de l'entrée en vigueur du règlement sur les émissions québécoises. Le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ), le groupe Équiterre, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), l'Alliance pour le financement des transports collectifs (TRANSIT), la Fondation David Suzuki, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et le groupe Vivre en ville y sont allés de félicitations envers le gouvernement tout en dénonçant, pour la plupart et une fois de plus, le laxisme jugé intolérable du gouvernement Harper.
 
 
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  • René Girard - Abonné
    16 décembre 2011 03 h 55
    Décevant
    Le Québec succombe à la dictature des verts. Cela va coûter cher aux contribuables. Franchement, je préfère le gouvernement canadien au gouvernement provincial qui fait preuve ici d'un grand manque de leadership contrairement au gouvernement canadien qui ne s'en laisse pas imposer par des organismes verts qu'on a pas élus et qui impose leurs diktats sur l'environnement sur des données pseudo-scientifiques sans fondements. Je suis québécois mais pas fier de ce gouvernement pour lequel j'ai eu raison de ne pas voter et pour lequel je ne voterai certainement pas la prochaine fois.
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  • Godfax - Inscrit
    16 décembre 2011 05 h 19
    Un peu d’imagination
    Si l'on veut vraiment réduire la production de carbone du Québec, rien ne sert de viser l’industrie et le transport; ils représentes en réalité qu’un très faible pourcentage de nos émission de carbone.

    Comme par exemple saviez-vous qu’un chien de taille moyenne émet deux fois plus de carbone qu’un gros 4x4, (Toyota Land Cruiser) et il y a 880 000 chien au Québec. Les chats qu’en à eux émettent autant qu’une petite voiture et on estime leurs nombre à 1 452 000 dans la belle province. Et le hamster lui, équivaut à un écran plasma; même le poisson rouge a une empreinte carbone 2 fois supérieur à un cellulaire. En faite, l’emprunte carbone de nos animaux domestique est pratiquement plus élevé que celle de nos transports.

    Il serait égale parfaitement logique dans cette optique de rasé les foret boréal ancienne. En effet un épinette noire mature devient un grand émetteur de carbone. Juste en rasant toutes ces forets, on réduirais autant l’emprunte carbone de la province qu’en retirant toute les voitures.

    Les personnes âgé ou les gents en soin de longue durée on aussi un emprunte carbone démesuré. La naissance d’un bébé équivaut à plusieurs trajet Montréal-Paris. Comment osons=nous nous reproduire? Il faut donc supprimer les allocations familiales et instauré un programme d’eugénisme au plus vite.

    L’argent des riches et des bandits financier est également beaucoup plus écoresponsable. À Wall Street par exemple la production d’un dollars de PIB émets 40 fois moins de co2 que dans le secteur industrielle. Encourageons donc les riches à faire de l’argent sans offrir de services ni de productions. En plus, les renflouements font diminuer le pouvoir d’achat du peuple (donc son emprunte carbone)

    En réalité extrême droite financière est notre meilleur atout pour désindustrialisé l’occident et ramener ce foutu paradis perdu. Alors vive la bourse carbone.

    Écocordialement.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    16 décembre 2011 07 h 02
    Mauvais calcul
    Votre affirmation est fausse.

    "prix plancher de 10 $ la tonne de GES, ce qui correspond à 6 ¢ du litre. À 15 $ la tonne, un prix réaliste pour la période 2015-2020, cela équivaudra à 9 ¢ du litre,"

    Un litre d'essence produit 2,3 kg de C02. Par conséquence, 1000 litres d'essences produise 2,3 tonnes. À 10$/t, cela fait 23$ pour 1000 litres d'essence ou 2,3 cents du litres.
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  • Marc Chenier de Laval - Inscrit
    16 décembre 2011 07 h 34
    Enfin une bonne nouvelle!
    Stéphane Dion, devant l'échec de Durban, réclamait un prix sur le carbone. Bravo à notre Gouvernement visionnaire du Québec et HONTE au Gouvernement du Canada, qui brise tout ce qui avait été bâti à jour!
    En fait, cela était inclue dans LE TOURNANT VERT, qui demeure toujours le voie d'avenir.
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  • François Dugal - Abonné
    16 décembre 2011 08 h 17
    Les «plafonds»
    Derrière ces plafonds, se cache certainement une magouille: laquelle?
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    16 décembre 2011 08 h 19
    Le vrai test
    Le Pan Nord compte surtout sur les projets d'exploitation du minerai de fer pour son lancement. Or les usines de bouletage sont très énergivores et requièrent du mazout ou du gaz naturel. Que fera le gouvernement lorsque les investisseurs feront valoir leurs arguments? À suivre.
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  • Lapo - Abonné
    16 décembre 2011 08 h 57
    COmparer des pommes avec des pommes
    Cher Godefax,
    vous comparez deux choses différentes - le carbone des chiens et des hamsters sont des émissions dites de carbones biogéniques, elles font partie du cycle du carbone déjà présent dans l'atmosphère. Les émissions à plafonner sont les émissions fossiles, et non biogéniques - celle qui rajoutent du carbone à l'atmosphère alors que ce carbone était emprisonné sous des formes non gazeuses depuis des siècles.
    Un peu de rigueur svp.
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  • Jacques Prescott - Inscrit
    16 décembre 2011 09 h 07
    Bon pour la santé et pour le portefeuille

    Cette décision courageuse et pragmatique encouragera l’émergence et la mise en place de procédés, de technologies et de pratiques qui réduiront la pollution de l’air et favoriseront la productivité des entreprises. Elle ouvre la voie à une réduction substantielle de l’incidence des maladies cardio-respiratoires causées par le smog en milieu urbain et des dépenses associées à leur traitement. Les coûts supplémentaires exigés des entreprises pour la mise en place d’une bourse du carbone doivent être envisagés comme un investissement visant une plus grande compétitivité des entreprises sur les marchés internationaux et une amélioration du bilan de santé des Québécois.
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  • Richard Larouche - Inscrit
    16 décembre 2011 09 h 17
    @godfax
    J'espère que vous faites des blagues car le transport est responsable à lui seul de 43,5% des émissions de GES au Québec http://www.mddep.gouv.qc.ca/changements/ges/2009/i

    D'ailleurs, le gouvernement Québécois souffle le chaud et le froid: son objectif de réduire de 20% les émissions de GES est tout à fait incompatible avec l'exploitation pétrolière en Gaspésie et le plan Nord. Ça me fait penser aux promesses des libéraux en 2003 sur l'attente dans les hôpitaux.
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  • meme40 - Inscrit
    16 décembre 2011 09 h 22
    en survol.
    A celui qui prétend que Québec cède à la dictature des verts! Je réponds, Québec est-il en train de se soumettre à la dictature de la bourse.!!! Si le Qc se prétend si vert, qu'on interdise tout développement de Gaz, et de pétrole sur les rives du grand fleuve, .que l'on cesse de cautionner les ex-d'Hydro sur la galère pétrolière. de Power corp... quand Québec fait de la récupération de ce qui est vraiment vert . c'est comme mettre un bandit à genoux un chapelet dans les mains pour le KODAK. désinformation. fausse auréole. une brume dans nos lunettes...
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  • jacques bisson - Inscrit
    16 décembre 2011 09 h 23
    Un peu de pragmatisme svp
    Selon Développement durable, Environnement et Parcs Canada, les proportions d'émissions pour 2009 sont:

    Résidentiel, commercial et institutionnel: 14%
    Agriculture: 7,9%
    Déchets: 5,9%
    Industriel: 28%
    Transport: 43,5%
    Électricité:......0,8%

    Le total donne 100,1 % (sans doute du la fumée de certaines substances...illicites)

    Le québec, grâce entre autre à son faible taux d'émission pour la production électrique, présente les meilleures performances au Canada, et de loin, surtout si on ramène les valeurs per capita.

    Incidemment, ce qui fait mal paraître le transport, c'est surtout dû au fait que nous émettons moins pour les autres champs. En raisonnant par l'extrême, imaginons seulement que le taux pour l'industrie soit ramené à zéro, le taux pour le transport, et même à quantité égale en valeur absolue, bondirait au delà de 50%, donnant l'illusion d'une détérioration.

    Alors, ok pour des efforts raisonnables mais ne soyons pas tgrop masochistes, on se compare avantageusement aux autres.

    Bonne journée

    Jacques Bisson, Laval
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 décembre 2011 09 h 32
    J'ai lu l'article ci-dessus en diagonale et l'autre article du Devoir que je cite plus bas, contradictoire ou pas?
    Je cite un autre article du Devoir de ce matin: «Le premier ministre Jean Charest n'entend pas accéder à la demande de la députée indépendante Louise Beaudoin et de son ancien collègue Daniel Turp, professeur de droit à l'Université de Montréal, qui ont réclamé hier la convocation de l'Assemblée nationale en session extraordinaire la semaine prochaine pour démontrer à la face du monde que le Québec se situe à l'opposé de la position canadienne en ce qui a trait au protocole de Kyoto.»

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    N'y a-t-il pas une contradiction entre ce qui est annoncé et la réalité? Qui dit vrai? La représentation de quelqu'un quelque part à ne donne pas l'heure juste à l'Assemblée nationale? J'opterais pour penser que notre futé de Premier ministre est en train de nous passer un sapin. J'avoue que j'ai un préjugé très favorable pour la député de Rosemont Lise Beaudoin dans tout ça.
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  • Lagace Jean - Inscrit
    16 décembre 2011 09 h 46
    Tout seul en avant et pas de parade
    Au moins, à l'école des Jésuites, "les nerds", ceux qui voulaient toujours faire plaisir au professeur, c'était invariablement les premiers de classe. Chez nous, on traîne la patte dans à peu près tous les dossiers qui comptent, toujours en queue de peloton quand il s'agit de se comparer aux 51 états américains et aux 9 autres provinces. Mais le cancre, s'il voulait des étoiles, qu'est ce qu'il pouvait faire ? Être enfant de choeur et aller à la messe tous les matins ? Franchement, je les ai jamais vu faire ça. Ça prend juste un gouvernement du Québec pour adopter cette attitude.
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  • Jean Richard - Abonné
    16 décembre 2011 09 h 50
    L'environnement au casino
    Tout ça ressemble à un feu de camp avec beaucoup de fumée - de la fumée de toutes les couleurs, surtout que le bois vert, ça brûle très mal.

    Qu'on nous explique c'est quoi une bourse du carbone car sinon, il sera permis aux gens de croire qu'il s'agit d'un modèle capitaliste de gestion de l'environnement d'une part et d'autre part, d'un permis de polluer pour les pays riches.

    Côté transports, on l'a dit et redit : un système de bonus-malus est une mesure perverse, qui n'aura pour effet que de subventionner les riches en faisant payer les moins fortunés. Car on sait déjà que pour jouir de l'étiquette vertueuse, il suffira qu'un véhicule soit hybride - et qu'il coûte 10 000 $ de plus qu'un autre véhicule de même taille, ce qui le réserve aux plus fortunés. On sait également que les constructeurs n'installent pas la technologie hybride sur leurs petits modèles de base, mais souvent sur leurs voitures-camions. Un Hummer Hybride subventionné par des acheteurs de Honda Fit, c'est à peu près ça le bonus-malus. Mais surtout pas de normes contraignantes pour les constructeurs comme jadis la norme CAFE qui visait à réduire la consommation de tout le parc automobile.

    Si le transport représente vraiment une proportion aussi importante des émissions qu'on veut réduire, qu'on s'y attaque par des mesures concrètes, en réduisant la dépendance aux déplacements motorisés individuels d'abord, les plus consommateurs, et en augmentant l'efficacité de ceux dont nous aurons encore besoin. Par exemple, Québec a les pouvoirs d'imposer aux municipalités des normes de partage de la chaussée. Dans une ville comme Montréal, la proportion de la chaussée accordée aux transports en commun et au vélo est fortement disproportionnée par rapport à leur part modale des déplacements urbains. À Laval, les piétons n'ont tout simplement pas le droit d'exister tant les barrières infranchissables autrement qu'en voiture sont nombreuses.
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  • lepsydescoccinelles - Inscrit
    16 décembre 2011 10 h 33
    Meuuu
    Les ruminants sont les plus gros producteurs de Co2
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  • Amsterdam - Inscrit
    16 décembre 2011 11 h 27
    taxes, taxes, taxes
    tout çà c est bien beau, il essaye de s' acheter quelques votes, vu que Legault mène dans les sondages. Moi je n embarque pas, je subis des augmentations sur mes impots à tous les ans, je devrai payer 2 % de plus en TPS, tout les services du gouvernement augmenteront, pis là il va me faire payer encore plus. Le citron n a plus de jus dedans...
    Bachand à toutes les semaines y dépensent sur quelques choses de pas important, c est quoi qu ils ne comprennent pas nos élus....
    Si tu baisses tes dépenses et la dette ensuite quand tu as les reins solides tu embarques dans des projets!
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  • jacques bisson - Inscrit
    16 décembre 2011 14 h 03
    Les ruminants sont les plus gros producteurs de Co2 ? Ben voyon!
    @lepsydescoccinelles (j'aime bien ce pseudonyme).

    L'ancienne députée de Bonaventure a dû vous transmettre un message subliminal (LOL). En fait, les ruminants sont les plus gros producteurs de MÉTHANE ET NON DE CO2, ce qui est X fois pire en terme d'incidence sur l'effet de serre. Vous remplacez le X par la valeur de votre choix...Pour ma part, je crois que c'est 10 mais peu importe.

    Salut

    Jacques Bisson
    Laval
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  • meme40 - Inscrit
    16 décembre 2011 17 h 10
    tout compte fait...
    Cette semaine, à Montréal, et un peu partout en Estrie, il y eut alerte aux smog... J'ai cherché les vaches pour le demander de modérer leur transports..mais nulle part j'ai vu des troupeaux de 1,000 ou plus de ces ruminantes rumineuses...quelques dizaines de ces bucoliques donneuses de nectar bienfaisant et de fromages onctueux, vieillis à point... Rien pour la caisse électorale de qui que ce soit. Imaginez un peu l'économie d'énergie qu'apportent ces bêtes... plus besoins de tondeuses, d'engrais...quelques poules autour, on se serait cru à Montréal.Et puis ne votons-nous comme des veaux.?!!
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  • jacques bisson - Inscrit
    17 décembre 2011 08 h 39
    Correction
    Selon Développement durable, Environnement et Parcs, le méthane (CH4) a un POTENTIEL DE RÉCHAUFFEMENT PLANÉTAIRE de 21 par rapport à la référence (CO2)
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  • Maxim Bernard - Inscrit
    17 décembre 2011 23 h 36
    Le Climategate, vous connaissez ?
    Cet incident est survenu à deux reprises : en 2009, et plus récemment, en novembre dernier.

    Ce furent des révélations selon lesquelles le GIEC (un groupe dont le but est de démontrer que l'être humain est responsable du réchauffement climatique) aurait menti. En effet, des milliers de courriels échangés entre des chercheurs du GIEC ont été dévoilés. Ils démontraient que les données avaient volontairement été manipulés afin de donner l'illusion d'un réchauffement anthropique.

    Je trouve aberrant qu'aucun média n'en parle. Tout ce que j'ai trouvé, c'est ce texte de l'Institut économique de Montréal : http://www.iedm.org/fr/36923-climategate-prise-2-

    C'est grave, car notre gouvernement du Québec se sert des données erronées du GIEC, que tous les médias et tous les écologistes utilisent pour propager leurs histoires de peur, pour assener un coup de poignard à l'économie en mettant sur pied une Bourse du carbone.

    Personnellement, je fais partie du 15% des Québécois qui sont climato-sceptiques. Je me rends compte que les faits contredisent grandement le discours culpabilisateur que j'ai maintes fois entendu. Dommage que si peu de gens soient au courant de la gravité de la situation.
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  • Maxim Bernard - Inscrit
    17 décembre 2011 23 h 41
    Erratum
    Dans mon dernier message, je disais que les courriels provenaient du GIEC. En fait, il s'agit plutôt du Climatic Research Unit de l'Université d'East Anglia.
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