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Ottawa sanctionne peu les crimes environnementaux

Le rapport de la firme Ecojustice affirme qu’il y a une tendance très claire au laisser-aller

Au Canada, le nombre d’inspecteurs en environnement a doublé, passant de 90 en 2000 à 188 en 2009. Pourtant, le nombre d’inspections réalisées durant la même période est demeuré stable, à environ 5000 par année depuis 2004.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Au Canada, le nombre d’inspecteurs en environnement a doublé, passant de 90 en 2000 à 188 en 2009. Pourtant, le nombre d’inspections réalisées durant la même période est demeuré stable, à environ 5000 par année depuis 2004.
Ottawa — Même si les effectifs fédéraux de surveillance environnementale ont été augmentés ces dernières années, le nombre de mises en accusation et de condamnations pour des crimes environnementaux a diminué.

C’est la conclusion à laquelle en arrive une équipe d’avocats spécialisés en environnement de la firme Ecojustice à la suite d’un travail approfondi.

L’auteur principal du rapport rendu public aujourd'hui affirme qu’il y a une tendance très claire au laisser-aller.

Selon l’enquête, il est très rare qu’une entreprise soit trouvée coupable d’avoir contrevenu aux lois canadiennes de protection de l’environnement. Et lorsqu’une condamnation survient, les amendes sont à ce point insignifiantes qu’elles ne constituent pas une motivation suffisante pour respecter la loi.

L’enquête, qui porte sur plusieurs années et qui a utilisé plusieurs sources, démontre que le nombre d’inspecteurs en environnement a doublé, passant de 90 en 2000 à 188 en 2009. Pourtant, le nombre d’inspections réalisées durant la même période est demeuré stable, à environ 5000 par année depuis 2004.

Le nombre d’enquêtes découlant de ces inspections, lui, a constamment diminué au cours de la dernière décennie. Et la plupart des contrevenants s’en tirent avec un avertissement écrit.

Les mises en accusation sont rares et les condamnations le sont encore plus. Au cours de la dernière décennie, le nombre de condamnations annuelles n’a dépassé la dizaine qu’à deux reprises. Au cours des trois dernières années, il n’y a eu que 23 condamnations et l’amende moyenne s’est élevée à un peu plus de 10 500 $.

Mardi, le vérificateur général du Canada doit publier ses propres conclusions relativement à l’application des lois canadiennes en environnement.

 
 
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  • jocelync - Inscrit
    12 décembre 2011 14 h 23
    Politique de camouflage de notre contribution à la destruction de la planète ?
    Hier, le Canada justifiait son éloignement par rapport à Kyoto sous prétexte que ce protocole est désuet et inefficace et que le Canada pouvait apporter une plus grande contribution à la guerre contre la pollution s'il faisait cavalier seul et appliquait ses propres politiques avant-gardistes.
    Accroissement des ressources financières et humaines mais sans impacts sur le niveau de pollution peut-on lire aujourd'hui.
    Autrement dit, dégradation de la qualité de vie accompagnée d'un appauvrissement collectif: en plein les objectifs qu'une population souhaite de la part d'un gouvernement responsable.
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  • Phenix - Inscrit
    12 décembre 2011 16 h 29
    Quoi de surprenant!
    Autant au Québec qu'au Canada, on a des lois pour la protection de l'environnement dans lesquels il est prevu des sanctions aux entreprises fautives. Cependant, les politiciens travaillent pour ces grosses entreprises polluantes, pouquoi pousseraient-ils pour qu'ils les pénalisent? Ce sont des politiciens sans couilles qui plient devant les dollars de l'industrie.
    On engage des inspecteurs supplémentaires pour l'Image. Une Image loin de la réalité...qu'on préfère comme citoyen ne pas voir. Et oui, il est tellement plus facile de jeter son papier par la fenêtre de la voiture plutôt que le conserver pour le mettre à la poubelle... comme ces mégots de cigarettes qui jonchent le sol... et tout ça par paresse... Vive l'Image...vive les rapports de développement durable que les compagnies nous présentent pour la belle Image verte... pour le marketing vert... Ça fait vendre leur bebelles et ça nous conforte dans notre conscience...
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  • Guy Lafond - Abonné
    12 décembre 2011 16 h 37
    Article de la Presse canadienne et commentaire de Jocelync..
    Article très pertinents. Merci.

    jocelync: commentaire intéressant mais un peu difficile à suivre compte tenu de la signification nébuleuse de la dernière phrase de votre texte.
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  • jocelync - Inscrit
    12 décembre 2011 20 h 01
    @ Guy Lafond
    En ces temps où l'économie et la santé environnementale de la planète se font de plus en plus menaçants, il est primordial que nos gouvernements fassent plus (meilleur service) avec moins (de ressources). Or, on constate tout le contraire dans ce dossier. Des fonds additionnels sont injectés pour combattre la pollution mais c'est tout, aucun réel soucis d'améliorer le niveau de pollution alors que financièrement, on aggrave le problème d'équilibre budgétaire.
    Personnellement, je ne vois aucun gains sociaux à la lecture de cet article mais que des pertes à ces 2 niveaux malheureusement.
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  • kovar - Inscrit
    13 décembre 2011 08 h 08
    Et quand c'est le temps de voter!
    Il est reconnu que les gouvernements en place n'ont pas de grandes préoccupations pour la qualité et la protetion de l'environnement. Les dommages faits à la nature sont considérables et certains sont irréversibles. Pour changer la situation, il faut faire sa part par des choix écologiques, par une implication citoyenne et par un choix de partis politiques qui ont la protection de la nature en priorité. C'est nous les canadiens, c'est nous les québécois qui avons porté au pouvoir le parti conservateur et le parti libéral. Nous sommes responsables! Pour corriger le tir, il faut: lire les commentateurs politiques sur les partis, lire les communiqués de presse des groupes écologistes, écouter des tribunes sur le sujet, discuter en famille de la situation et aller voter aux prochaines élections pour des partis responsables.
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  • Guy Lafond - Abonné
    13 décembre 2011 20 h 03
    À Kovar
    100% d'accord avec vous, Kovar. Merci.

    Comment arriver à cultiver en nos décideurs, nos politiciens, cette sagesse des améridiens qui prennaient de graves décisions tout en tenant compte des sept prochaines générations?

    Les sages d'aujourd'hui ne manquent pas une occasion pour nous rappeler que les forêts, les arbres ont de la lenteur à nous donner.

    Cette préciseuse lenteur, on en a bien de besoin en cette époque qui ne jure que par les technologies et les cotes de popularité.
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