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    Climat - Prolongations à Durban pour tenter de trouver un accord

    Des manifestants ont organisé une veillée hier, alors que les pourparlers au sommet de Durban en Afrique du Sud se poursuivent encore aujourd'hui.<br />
    Photo: La Presse canadienne (photo) Schalk van Zuydam/AP Des manifestants ont organisé une veillée hier, alors que les pourparlers au sommet de Durban en Afrique du Sud se poursuivent encore aujourd'hui.
    Climat - Les négociations de la dernière chance
    Durban, Afrique du Sud - Les négociations sur le climat se poursuivaient aujourd'hui à Durban. La conférence de l'ONU sur le climat s'est prolongée pour tenter de trouver un accord sur la lutte contre le réchauffement de la planète après l'expiration du protocole de Kyoto.

    Après deux semaines de travaux, la 17e Conférence de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) était censée s'achever hier à Durban, en Afrique du Sud. Mais après deux nuits de discussions, jeudi et hier, les délégués de 194 pays n'avaient pu trouver un accord et certains ministres et négociateurs clé sont repartis aujourd'hui sans attendre l'issue toujours incertaine des pourparlers.

    Près de 24 heures après la date prévue pour la fin de la Conférence, des points de blocage persistaient sur l'après-Kyoto. S'il n'est pas possible de parvenir à un accord faute de temps, une conférence supplémentaire pourrait être programmée l'année prochaine à moins que les ministres des pays concernés ne se retrouvent en marge du sommet sur l'environnement prévu au Brésil au printemps. Rio de Janeiro doit accueillir le prochain Sommet de la Terre en 2012.

    L'avenir du protocole de Kyoto, qui expire fin 2012, est au coeur de la Conférence de Durban. Parmi les principaux points à régler, restait la clause encourageant les pays à s'engager à de nouvelles réductions des émissions de gaz à effet de serre et à réduire les écarts des émissions.

    Actuellement plus de 80 pays ont pris des engagements, légalement contraignants ou non, à contrôler leurs émissions de CO2. Mais toutes ces promesses réunies ne suffiront pas à empêcher une montée potentiellement catastrophique des températures moyennes de la planète au cours de ce siècle, d'après les modèles et projections scientifiques. Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime qu'il faudrait limiter le réchauffement à deux degrés Celsius d'ici 2100 pour en limiter les effets les plus graves.

    La commissaire européenne à l'action pour le climat Connie Hedegaard expliquait que ce manque d'ambition risquait de compromettre les avancées réalisées sur d'autres sujets. Certains pays ont finalement accepté des concessions qu'ils refusaient depuis des années et ce serait «irresponsable» de perdre cet élan, a-t-elle averti.

    «Nous allons travailler jusqu'à la toute dernière minute pour assurer que nous engrangions ce qui a été accompli et ce qui devrait l'être», a-t-elle déclaré à l'Associated Press.

    Une formulation ferme sur la réduction des émissions est capitale pour les petits États insulaires menacés par la montée du niveau des océans et pour nombre de pays pauvres vivant dans des conditions extrêmes qui vont être aggravées par le réchauffement climatique.

    Ces États insulaires et les pays pauvres se sont rangés derrière le plan de l'Union européenne pour entamer des pourparlers sur un futur traité qui entrerait en vigueur avant 2020. Au fur et à mesure de l'avancée des négociations, les États-Unis et l'Inde ont assoupli leurs positions, se montrant plus favorables à des compromis, au contraire de la Chine, qui campait sur ses objections, selon des sources européennes.

    Les discussions portent sur la prolongation du protocole de Kyoto de 1997, seul traité international contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des 37 États industrialisés signataires conditionnent une deuxième période d'engagement à l'acceptation par des pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil, d'objectifs contraignants de limitation de leurs émissions. Les États-Unis n'avaient pas eux ratifié le protocole qui impose une réduction des émissions de GES d'au moins 5 pour cent entre 2008 et 2012 par rapport à leurs niveaux de 1990.

    L'UE juge qu'une extension est possible, à condition que de nouvelles négociations commencent sur un accord pour succéder au protocole. Elles devraient s'achever avant 2015 laissant cinq ans pour permettre qu'il soit ratifié par les Parlements nationaux. Le plan proposé prévoit que tous les pays soient contraints de la même façon, et pas seulement quelques puissances industrielles, à respecter des objectifs d'émissions.

    Or pour la première fois, des pays en développement évoquaient la possibilité d'accepter des objectifs légalement contraignants, selon Samantha Smith, du WWF International, ONG environnementale. «Cela reflète un changement majeur macroéconomique et géopolitique» dans les négociations sur le climat, a-t-elle estimé.      
     
     
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