samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Mégestion du capital nature

Québec doit préciser dans la Loi sur la qualité de l'environnement ou dans une loi complémentaire une définition claire des milieux humides afin d'éviter le flou dont profitent présentement promoteurs et avocats. Et Québec doit impérativement adopter une politique de «zéro perte nette» qui obligerait les promoteurs à compenser la disparition de tout milieu humide par la restauration d'un milieu similaire endommagé ou détruit, trois fois plus important, afin de mettre fin au saccage de ces bijoux du patrimoine naturel québécois et à sa mégestion par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).

Cette étude captivante, que le lecteur trouvera en annexe sur notre site Internet, est certainement la plus exhaustive et la mieux vulgarisée à propos de ce véritable labyrinthe légal, administratif et politique qu'est la gestion de ces milieux naturels. Pire, la politique actuelle et le processus d'autorisation des projets, sur lesquels s'appuient les fonctionnaires pour analyser les dossiers, sont secrets. Un fonctionnaire, Martin Joly, du MDDEP a confié à Caroline Queste, l'auteure de cette étude réalisée pour Nature Québec, «que la politique concernant la protection des milieux humides n'a jamais été diffusée, mais qu'elle est bien mise en place en interne. Le MDDEP se défend également et répond aux accusations de complaisance en expliquant que les projets irrecevables sont abandonnés ou modifiés avant même le dépôt de la demande et que c'est pour cette raison que les autres sont autorisés» à plus de 80 %, ce qui serait trompeur.

L'étude démontre clairement à quel point tout le monde se pile sur les pieds dans ce domaine, du côté fédéral comme québécois. Trop d'acteurs, des mandats flous, un manque d'inspecteurs et de ressources chronique.

Mais il faut commencer par le commencement, précise l'étude: «La législature du Québec doit adopter aussi rapidement que possible une définition précise du terme milieu humide et de toute ses variantes (marais, tourbières, marécages arbustifs, etc.)». C'est cette imprécision qui a permis à un promoteur de ridiculiser la première ordonnance de restauration d'un milieu humide à Laval dans le dossier Islemère, où le ministère a avalisé un compromis qui protégeait 25 % seulement de ce que son ministre considérait pourtant essentiel antérieurement. Le ministère a préféré une fois de plus plier devant un promoteur plutôt que de se rendre en Cour suprême dans une logique d'affirmation du droit environnemental, quitte en cas de défaite à devoir modifier sa loi pour la rendre plus efficace. La politique du flou a ainsi perduré.

Dans le dossier des milieux humides, l'étude rappelle que l'ancien ministre de l'Environnement Thomas Mulcair avait promis, au nom du gouvernement Charest, de légiférer pour protéger les milieux humides et enrayer une destruction qui atteint 80 % dans la grande région de Montréal. Mais peu après le limogeage du ministre, qui avait osé défier les milieux de la construction à l'origine de ce saccage, Québec a plutôt accouché d'une politique qui protège environ un milieu humide sur cinq au Québec au profit des promoteurs de tout acabit.

L'étude s'interroge aussi sur «l'abandon» de ce dossier par les groupes environnementaux qui semblent se concentrer vers des dossiers plus faciles, plus spectaculaires, comme les gaz de schiste, le climat, etc. Ces derniers doivent en effet affronter non seulement le mur invisible de l'argent et les tractations derrière des portes closes au ministère, qui pousse le ministère toujours dans la même direction, mais ils doivent aussi lutter contre l'indifférence du public.

Mais ils doivent, conclut cette étude, exiger, en plus d'un nouvel arsenal législatif, réglementaire et administratif cohérent et étanche, que toutes les MRC aient l'obligation d'intégrer la protection de tous leurs milieux humides dans leur plan d'aménagement, qu'elles doivent dépasser le seuil de la cartographie pour en inventorier la valeur biologique et même, en cas de demande de destruction, exiger un calcul indépendant de la valeur économique des services biologiques que la communauté perdrait avec leur destruction. Les règles provinciales, qui encadreraient impérativement l'agir régional dans ce domaine, devraient aussi définir, selon l'étude, une politique de compensation aussi claire que transparente, enrichie d'une règle de compensation obligatoire de 3 pour 1 en restauration de milieux endommagés et non en protégeant des milieux existants que la loi protégerait de toute façon. Cette même loi devrait aussi comprendre un volet punitif incluant minimalement la restauration complète des milieux saccagés.

Personnellement, j'ajouterais une étape qui m'apparaît cruciale parce que jusqu'ici, l'essentiel des dossiers se joue derrière des portes closes et que le public découvre souvent les impacts des autorisations délivrées en voyant les pelles mécaniques au travail.

Ministères, MRC et municipalités devraient avoir l'obligation de publier des avis publics chaque fois qu'une demande d'altération d'un milieu humide leur est présentée et tous les échanges avec les promoteurs devraient être immédiatement dévoilés sur Internet, comme le fait Pêches et Océans pour ses dossiers d'autorisation. Les inventaires biologiques et la valeur économique des services biologiques compromis devraient aussi être rendus publics, ainsi que les compensations proposées. Le public devrait, à défaut d'une audience publique, pouvoir faire à tout le moins ses observations et recommandations par écrit, qui apparaîtraient aussi au dossier. Et les autorités publiques devraient toutes avoir l'obligation légale de justifier par écrit leurs autorisations, le cas échéant.

Il n'y a rien comme le feu des projecteurs pour faire fuir les rats et pour donner un peu de colonne vertébrale aux décideurs.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    2 décembre 2011 08 h 01
    Obligation municipale de publier un avis d'entention de toucher à un milieu humide
    Un tel avis d'intention m'apparaît essentiel et il devrait en priorité s'adresser aux organismes de protection du milieu et associations de riverains. Les gouvernements municipaux et régionaux en identifient déjà un bon nombre dont ils sollicitent fréquemment la collaboration. Mais encore faut-il qu'il y ait formellement une demande d'autorisation! Souvent la destruction de milieux humides s'effectue unilatéralement, clandestinement et sans demander quelque autorisation que ce soit, le propriétaire du milieu humide se limitant à affirmer le caractère faussement absolu de son droit de propriété. Les municipalités locales hésitent, devant alors dépenser une fortune pour faire corriger la situation, D'ailleurs, elles l'ont souvent lâché bien avant, la prévention exigeant des ressources humaines qu'elles n'ont pas ou ne veulent pas se donner. Il faut réellement être convaincu de la nécessité de protéger les milieux humides pour s'opposer aux développeurs délinquants. Certains citoyens et certaines associations de riverains le sont et le droit devrait leur faciliter la vie lorsque nous gouvernements n'agissent pas. Actuellement, ce n'est pas le cas.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Phenix - Inscrit
    2 décembre 2011 11 h 53
    Pas seulement les promoteurs
    Pour la majorité des gens, les terrains dits humides n'ont aucune valeur. Combien de fois ai-je vu des agriculteurs vouloir remplir des coulées pour acquérir des terrains pour planter. Combien de fois j'ai pu observer ces endroits utilisé comme lieux de dépôts sauvages. Combien de fois avons-nous entendu parler de promoteurs qui remblaient ces milieux pour toute sorte de construction. À leur yeux, ces terrains n'ont pas de valeurs car on ne peut rien y planter, rien y aménager ou rien y construire. On parle donc ici de valeur foncière d'un terrain. Il est urgent que les gens apprennent que ces milieux humidesont une grande valeur écologique qui nous rendent service écologiques de très grandes valeurs. Pourquoi? car ces milieux servent, entre autre, de zones tampons pour purifier l'eau et l'air. Au lieu de les conserver, on les remblait pour construire des stations d'épuration municpales à coup de millions de $$$. Elle est où la logique dans cette destruction éhontée??? Encore une fois au profit d'un petit nombre de gens sans scrupule pour qui la notion de développement durable ne veut rien dire. Dire que ces gens se retrouvent aussi dans les instances de décisions partout dans le monde.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • J Bedard - Abonné
    2 décembre 2011 11 h 55
    Mégestion globale
    Je suis tout à fait d'accord avec vous concernant les mileux humides, et le peu de cas que certains lobbys environnementalistes font de sa déperdition.
    J'aurais cependant apprécié un même niveau d'indignation contre les mégaparcs éoliens en "mileux habités". À ce que je sache, les humains font encore partie de la nature. Même dans Chaudière-Appalaches. Mais maintenant que les hommes de Franco Fava vont vrombir leurs camions dans nos rangs, il nous manque beaucoup "le feu des projecteurs pour faire fuir les rats et pour donner un peu de colonne vertébrale aux décideurs". À défaut d'éthique et de respect de la démocratie.
    Jean Bédard
    Kinear's Mills, Qc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Amie du Richelieu - Inscrit
    2 décembre 2011 13 h 22
    La nature les reprendra!
    Les crues printanières de la rivière Richelieu ont envoyé pourtant un message très clair: enlevez les milieux humides, et les humains payeront pour, un jour! Les cours d'eau voudront reprendre leurs plaines inondables, surtout en ces temps de changements climatiques. Tôt ou tard, il faudra redonner ce que l'on a pris de trop.

    Par contre, les fracturations hydrauliques creux dans les formations de schiste y seront pour toujours. Pas moyen de restaurer les couches géologiques à des kilomètres de profondeur. Pas moyen de mettre dans sa poche arrière les saumures radioactives une fois qu'elles sont sorties du shale. Cela expliquerait peut-être l'intensité du travail des militants qui s'opposent à ce dossier "facile"?

    Johanne Dion
    Présidente
    Les Ami(e)s du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques bisson - Inscrit
    2 décembre 2011 16 h 39
    les milieux huides du plateau
    Bonjour M. Francoeur,

    Bravo pour cet article. Au fait, les milieux humides du plateau-mont-royal sont ils cartograpiés ? J'aimerais en visiter quelques uns pour voir ce que ça a l'air pour parfaire mon éducation.

    Merci,

    J'attend de vos nouvelles !!

    P.S. continuez votre bon travail !!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques bisson - Inscrit
    2 décembre 2011 17 h 24
    les milieux humides du plateau
    Rebonjour M. Francoeur,

    Oubliez ma dernière question, on m'informe à l'instant que les milieux humides du plateau-mont-royal ont tous été détruits, de même que les terres agricoles qui s'y trouvaient aux temps jadis.

    Trève de plaisenterie (il en faut quelquefois), il me semble qu'on exagère un peu cette question des milieux humides, du moins dans certains cas. D'entrée de jeu, je vous confesse que je ne suis pas un spécialiste des sciences environnementales. J'ai plutôt exercé pendant 30 ans comme ingénieur civil et me suis spécialisé en hydraulique.

    Je conçois qu'une milieu humide recevant les eaux de ruissellement d'une zone cultivée ou d'une zone d'élevage par exemple offre une protection envers les cours d'eau plus en aval du même bassin versant. Il s'y produit toutes sortes de transformations qui contribuent à purifier l'eau. Il serait évidemment malvenu de détruire cet environnement.

    Dans le cas d'un terrain vague sur lequel on projette de construire des habitations par exemple, les eaux pluviales seront captées et acheminées vers l'usine de traitement. Chaque cas mérite évidemments considération. Autre point, remplacer un milieu humide présumé détruit par un autre de trois fois sa superficie (en principe là ou il n'y en a pas et ou la nature s'en est bien passée jusque là) relève de l'hérésie. Je me questionne sur le bien fondé réel de cette pratique...Après tout, un milieu humide est si vite arrivé dans un projet de développement.

    Amicalement

    Jacques Bisson
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Cyr - Abonné
    2 décembre 2011 20 h 03
    Les milieux humides du Plateau : des nuances tome 1
    Je voudrais apporter quelques nuances aux propos de M. Bisson qui mentionnait dans son commentaire que de construire un milieu humide là où il n'en avait pas pour compenser la perte d'un autre, "relève de l'hérésie". Je peux bien comprendre que de reconstruire un milieu humide en plein coeur du "Plateau Mont-Royal" pour compenser les "hérésies" du passé n'est pas l'idée du siècle même si cela amènerait du travail aux ingénieurs civils (!) Par contre, j'invite M. Bisson à se renseigner sur les raisons pour lesquels les autorités publiques d'Europe s'attardent à reconstruire des milieux humides là où il en avait. On ne dépense sûrement pas là des sommes FARAMINEUSES pour tout bonnement faire plaisir à une petite bande d'écolo locale. On s'est justement rendu compte de tous les services que nous rendait gratuitement ces écosystèmes lorsqu'ils étaient là... avant qu'on les détruire en les associant aux pires calamités de la terre, l'histoire des milieux humides de France est particulièrement éloquente à ce propos. On s'est rendu compte aussi que les solutions technologiques de remplacement peuvent difficilement faire le même travail, et surtout aux mêmes coûts!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Cyr - Abonné
    2 décembre 2011 20 h 37
    Les milieux humides du Plateau : des nuances tome 2
    [suite du commentaire "Les milieux humides du Plateau : des nuances tome 1"

    Je désire aussi vous rassurer M. Francoeur : la terminologie au sujet des milieux humides est bien définie pour qui veut bien se donner la peine de la chercher. Les travaux canadiens du "Groupe de travail national sur les terres humides" sont très faciles à trouver. Même le célèbre U.S. Army Corps of Engineers s'est penché sur le sujet. Il existe des variantes en fonctions des spécificités régionales mais sur les termes généraux, il existe bel et bien des consensus clairement établis. Les procédures pour identifier les zones humides sur le territoire sont toutes aussi bien documentées. Le défaut ne vient pas de l'inexistence de définitions, il faut simplement les faire connaître... quelques fois même auprès de ceux qui feignent de ne pas les connaître! Le problème est étrangement similaire à celui du dossier de la protection des rives.

    Je profite de l'occasion pour rappeler que 2011 constituait le 40e anniversaire de la Convention RAMSAR pour la protection des milieux humides. De plus, l'abandon par les groupes environnementaux dont fait mention l'étude est bien relative, plusieurs belles initiatives sont en place dans la province, à titre d'exemples, il ne faut pas oublier les succès de Canards Illimités, Conservation de la nature, pour ne nommer qu'eux, et je suis moi-même administrateur d'un petit regroupement qui veille à la destinée d'une belle tourbière du Haut-Yamaska, et je défend le dossier global des milieux humides au sein du Conseil régional de l'environnement de la Montérégie. Les moyens sont limités, les embûches sont nombreuses, mais il y a une belle "gang" d'irréductibles à travers le Québec qui ne baissent pas les bras pour ces écosystèmes!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Maurice Monette - Abonné
    2 décembre 2011 23 h 08
    Que c'est dommage toute cette hypocrisie ou plutôt ce "je m'en foutisme" invétéré dont les ingénieurs(es) font preuve...!
    C' est vrai que ces professionnels(les) se croient suppérieurs(es) à la Nature qui nous sert d'habitat depuis la nuit des temps.

    Déjà à la fin des années 1970, début 80, travaillant alors au Ministère de la Chasse et de la Pêche, ayant à faire des inventaires aériens fréquents, des ingénieurs forestiers du Ministère des Terres
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilbert Dion - Inscrit
    3 décembre 2011 10 h 15
    Municipalité et MRC s'unissent pour détruire un milieu humide de plusieurs hectares
    Bonjour M. Francoeur,
    Nous vous félicitions tout d'abord pour votre article qui nous rassure dans notre conviction de préserver un milieu humide de plusieurs hectares dont nous sommes les propriétaires (nous ne sommes pas des promoteurs). Nous sommes en fait des résidents de Saint-Arsène dans la région de Rivière-du-Loup et nous nous défendons depuis près de cinq années maintenant contre une municipalité (Municipalité de Saint-Arsène) qui veut détruire le milieu humide en question pour du développement résidentiel. Incroyable n'est-ce pas ... En fait, la dite municipalité a été même jusqu'à nous exproprier pour réaliser le dit développement et remblayer le milieu humide identifié par trois rapports d'experts, et a été jusqu'à fournir des informations erronnées au Ministère de l'environnement pour obtenir les certificats d'autorisation. Les derniers dévoppements dans ce dossier ont également fait en sorte que la MRC de Rivière-du-Loup appuie la Municipalité de Saint-Arsène dans la destruction du dit milieu humide et nous avons une résolution de cette MRC qui le prouve. En date des présentes, la Municipalité de Saint-Arsène a dépensé plus de 150 000 $ en frais d'avocats et d'ingénieurs pour réussir son projet anti-nature et nous avons de notre côté investi environ 60 000 $ de frais d'avocats en plus du temps que nous y avons investi pour protéger le dit milieu. Il faut comprendre que notre famille est une famille de quatre enfants qui vit l'odieux de la situation depuis toutes ces années. Quels moyens devrions-nous donc prendre, selon vous, en ce moment pour que tout cela se termine et que nous puissions mieux aider à nos enfants aux études post-secondaires ?
    Si vous souhaitez obtenir des documents sur ce que nous vous présentons ici dans le présent courriel, nous pourrons vous les fournir sans problème.
    Bonne journée M. Francoeur.
    Gilbert Dion et Josée Lavoie, résidents de Saint-Arsène
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques bisson - Inscrit
    3 décembre 2011 11 h 49
    @ DAniel Cyr
    M. Cyr,

    Je suis daccord avec ce que vous dites. Aussi, je n'interviens pas en temps qu'ingénieur (je suis à la retraite) mais bien en temps que citoyen. Sans doute me suis-je mal exrimé. je constate que mes propos, tels que libellés, laissent croire à tort que je suis contre la protection des milieux humides alors qu'il n'en est rien.

    Je suis tout à fait partant pour la protection des milieux humides et encourage ceux qui en font la promotion. À la lecture de la référence proposée dans l'article de M. Francoeur (excellent document), je constate une dichotomie entre la définition d'un milieu humide (prenons celle du ministère du développement durable par exemple) et sa fonction réelle. Il peut ariver en effet qu'une portion de territoire réponde à la définition de milieu humide mais que son efficacité réelle soit discutable voire nulle. Seule une étude plus poussée peut alors permettre de poser le bon diagnostic. L'un des cas mentionné dans l'étude (la montérégie) en est un bon exemple. Une étude sérieuse a été faite pour ce cas. On ne s'est pas arrêté bêtement à une définition.

    Là ou je débarque, c'est lorsque des raisons environnementales sont invoquées à tort et utilisées par certains comme LEVIER POLITIQUE pour freiner le développement, particulièrement lorsque celui-çi se trouve par hasard hors des limites de leur municipalité ou de leur ville. Certains néo-environnementalistes (qu'il faut distinguer des vrais), sont champions pout brandir l'argument de l'environnement pour faire valoir leur point alors que les vrais raisons sont toutes autres. On peut penser que cette pratique existe dans le monde des affaires afin "d'éliminer la compétition". C'est contre cette forme de malhonnêteté que j'en ai. Cette attitude ne sert pas la cause de l'environnement, bien au contraire et mérite d'être dénoncée.

    A bon entendeur salut
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques bisson - Inscrit
    3 décembre 2011 14 h 14
    One Two One Two Testing
    @ Maurice Monette

    "C' est vrai que ces professionnels(les) se croient suppérieurs(es) à la Nature qui nous sert d'habitat depuis la nuit des temps."

    M. Monette,

    Je ne comprend pas l'expression de votre amertume. Mon travail du temps de ma pratique, de même que celui de mes confrères, était essentiellement technique. Nous avons toujours évolué à l'intérieur d'équipes multidisciplinaires ou les environnementalistes étaient largement représentés lors de la réalisation des études d'impact. Le climat de travail a toujours été très convivial puisque nous partagions tous le même objectif: faire des projets techniquement réalisables, économiques et environnementalement acceptables. Nous proposions des solutions

    Vous confondez peut-être avec ceux qui disposent (généralement des politiciens)

    Meilleures salutations
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
12 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012