samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

2011 est la 10e année la plus chaude depuis 1850

Les 13 années les plus chaudes depuis 1850 ont toutes été recensées au cours des 15 dernières années.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les 13 années les plus chaudes depuis 1850 ont toutes été recensées au cours des 15 dernières années.
Durban, Afrique du Sud — L’année 2011 est jusqu’à maintenant la 10e année la plus chaude depuis que les températures ont commencé à être compilées en 1850, a annoncé aujourd'hui l’Organisation météorologique mondiale (OMM), au deuxième jour de la conférence des Nations unies sur le climat organisée à Durban, en Afrique du Sud.

Les 13 années les plus chaudes ont toutes été recensées au cours des 15 dernières années. Les données scientifiques sont «solides» et «prouvent sans équivoque que le monde se réchauffe», a souligné R.D.J. Lengoasa, directeur adjoint de l’OMM.

«Le changement climatique est réel et nous observons déjà ses manifestations dans les modèles météorologiques et climatiques dans le monde», a-t-il ajouté. Le rapport préliminaire de l’OMM, fondé sur les dix premiers mois de l’année, a été rendu public à Genève et à la conférence de Durban.

L’année qui s’achève a été marquée par des épisodes météorologiques extrêmes, précise l’OMM. La sécheresse a fait des dizaines de milliers de morts en Afrique de l’Est, des inondations meurtrières ont frappé l’Asie et 14 catastrophes météorologiques ont causé chacune plus d’un milliard $US de dégâts aux États-Unis.

Les négociateurs responsables du dossier climatique ont fixé l’objectif d’une limitation de la hausse des températures à deux degrés Celsius d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, afin d’éviter un réchauffement aux conséquences plus graves.

De petits États insulaires souhaitent que l’objectif soit abaissé à 1,5 degré Celsius, soulignant que leur existence est menacée par la montée du niveau des océans. Mais Michel Jarraud, secrétaire général de l’OMM, estime que ce seuil est déjà hors de portée.

«Trop tard»


«C’est trop tard», a-t-il déclaré à l’Associated Press à Genève, soulignant que limiter les températures à deux degrés constituait déjà un défi de taille. «Techniquement, si l’on agit vite, deux degrés, c’est faisable», a-t-il précisé.

Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère s’approchent rapidement des niveaux associés à une hausse de 2,4 degrés Celsius qui, selon les scientifiques, «pourrait provoquer des changements considérables et irréversibles», a ajouté le patron de l’OMM.

Le rapport de l’OMM précise que la Terre a connu cette année des températures élevées malgré la présence du phénomène climatique La Niña dans l’océan Pacifique, qui a un effet de refroidissement sur le climat de la planète.

L’agence onusienne souligne également qu’en 2011, la superficie et le volume de la banquise arctique ont respectivement été la deuxième plus petite et le plus faible jamais observés. Les scientifiques considèrent l’Arctique comme la région la plus sensible de la planète et comme un baromètre du réchauffement.

Les écarts de température les plus inhabituels ont été relevés dans le nord de la Russie où, par endroits, la température moyenne a augmenté de 4 degrés par rapport à la normale et de 9 degrés au cours du printemps.

L’Arctique russe et une grande partie de la Sibérie recèlent d’importantes quantités de méthane. Des températures estivales plus chaudes signifient une fonte plus importante du pergélisol et donc une libération accrue de ce gaz à effet de serre, dont le pouvoir de réchauffement est 23 fois supérieur au dioxyde de carbone.

La 17e conférence de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) s’est ouverte hier à Durban pour deux semaines. L’avenir du protocole de Kyoto, qui expire à la fin de 2012, constitue l’un des principaux enjeux de la réunion qui rassemble plus de 190 pays.

Un autre dossier au menu de la réunion concerne le financement d’un «fonds vert» de 100 milliards $US par an à partir de 2020, qui doit aider les pays pauvres à s’adapter aux changements climatiques.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012