Rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - Météo: extrêmes climatiques à prévoir
Un rapport des Nations unies met les grands décideurs en garde: les canicules, les sécheresses et les fortes pluies vont se multiplier au cours du présent siècle. Les experts rappellent que ces événements ont des coûts économiques et humains importants.
À moins de dix jours du sommet de Durban sur les changements climatiques, 200 experts membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) font un lien évident entre la hausse des températures sur la planète et les phénomènes météorologiques extrêmes. Avec les hausses à venir, ils seront multipliés, disent-ils dans le rapport publié hier.
Selon l'organisation scientifique onusienne, il est «virtuellement certain» que les cas de températures très chaudes vont devenir plus fréquents et plus intenses au cours du XXIe siècle. «Pour un scénario d'émissions [de gaz à effet de serre] élevé, il est probable que la fréquence des jours de canicule sera multipliée par 10 dans la plupart des régions du monde», a précisé en conférence de presse à Kampala, en Ouganda, le coprésident du GIEC, Thomas Stocker.
Le rapport précise qu'il est «probable» que les épisodes de fortes précipitations vont s'accroître dans plusieurs régions du globe. Quant aux sécheresses, elles vont probablement s'intensifier, et pas seulement dans l'hémisphère sud, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord. L'érosion des berges va se poursuivre avec la montée du niveau de la mer.
«Les phénomènes climatiques extrêmes vont avoir un impact plus grand sur les secteurs liés au climat, comme l'eau, l'agriculture et la sécurité alimentaire, la foresterie, la santé et le tourisme», écrivent les experts.
Le rapport rappelle que les événements extrêmes entraînent des coûts importants, citant le record des dernières années: l'ouragan Katrina en 2005, aux États-Unis (200 milliards de dollars). S'il établit que les pertes économiques sont plus lourdes dans les pays développés, le GIEC rappelle que les pays en voie de développement sont quant à eux les plus vulnérables aux effets des changements climatiques. «Au cours de la période entre 1970 et 2008, plus de 95 % des décès liés aux catastrophes naturelles ont eu lieu dans les pays en voie de développement», indiquent les experts.
Ces derniers invitent les décideurs à prendre des décisions pour «diminuer les risques», précisant que si certaines ont déjà été prises, plusieurs «ne l'ont pas été».
La table est mise
La responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Québec, Virginie Lambert-Ferry, juge qu'avec ce rapport, la table est mise pour la conférence de Durban, en Afrique du Sud. «Ça a le mérite de montrer l'urgence, dit-elle. Ça prouve qu'il faut une stratégie d'adaptation très forte et aussi que les pays développés doivent donner les outils techniques et financiers pour aider les pays en voie de développement.» Mme Lambert-Ferry ajoute qu'à partir du nouvel avis du GIEC, les décideurs doivent aussi établir une feuille de route «pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles». «Réveillons-nous!»
Le coordonnateur pour l'énergie et le climat à l'Association québécoise de la lutte contre la pollution atmosphérique, Patrick Bonin, estime que les conclusions du GIEC, un organe généralement assez prudent dans ses avis, sont «inquiétantes». «On pensait avant que les changements climatiques affecteraient surtout nos enfants et nos petits-enfants, mais finalement, on va les vivre aussi, d'une façon assez importante.» Le rapport met de la pression sur les pays, ajoute-t-il, «surtout sur ceux qui sont des boulets, comme le Canada. Le Canada doit recevoir le message» du GIEC.
À moins de dix jours du sommet de Durban sur les changements climatiques, 200 experts membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) font un lien évident entre la hausse des températures sur la planète et les phénomènes météorologiques extrêmes. Avec les hausses à venir, ils seront multipliés, disent-ils dans le rapport publié hier.
Selon l'organisation scientifique onusienne, il est «virtuellement certain» que les cas de températures très chaudes vont devenir plus fréquents et plus intenses au cours du XXIe siècle. «Pour un scénario d'émissions [de gaz à effet de serre] élevé, il est probable que la fréquence des jours de canicule sera multipliée par 10 dans la plupart des régions du monde», a précisé en conférence de presse à Kampala, en Ouganda, le coprésident du GIEC, Thomas Stocker.
Le rapport précise qu'il est «probable» que les épisodes de fortes précipitations vont s'accroître dans plusieurs régions du globe. Quant aux sécheresses, elles vont probablement s'intensifier, et pas seulement dans l'hémisphère sud, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord. L'érosion des berges va se poursuivre avec la montée du niveau de la mer.
«Les phénomènes climatiques extrêmes vont avoir un impact plus grand sur les secteurs liés au climat, comme l'eau, l'agriculture et la sécurité alimentaire, la foresterie, la santé et le tourisme», écrivent les experts.
Le rapport rappelle que les événements extrêmes entraînent des coûts importants, citant le record des dernières années: l'ouragan Katrina en 2005, aux États-Unis (200 milliards de dollars). S'il établit que les pertes économiques sont plus lourdes dans les pays développés, le GIEC rappelle que les pays en voie de développement sont quant à eux les plus vulnérables aux effets des changements climatiques. «Au cours de la période entre 1970 et 2008, plus de 95 % des décès liés aux catastrophes naturelles ont eu lieu dans les pays en voie de développement», indiquent les experts.
Ces derniers invitent les décideurs à prendre des décisions pour «diminuer les risques», précisant que si certaines ont déjà été prises, plusieurs «ne l'ont pas été».
La table est mise
La responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Québec, Virginie Lambert-Ferry, juge qu'avec ce rapport, la table est mise pour la conférence de Durban, en Afrique du Sud. «Ça a le mérite de montrer l'urgence, dit-elle. Ça prouve qu'il faut une stratégie d'adaptation très forte et aussi que les pays développés doivent donner les outils techniques et financiers pour aider les pays en voie de développement.» Mme Lambert-Ferry ajoute qu'à partir du nouvel avis du GIEC, les décideurs doivent aussi établir une feuille de route «pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles». «Réveillons-nous!»
Le coordonnateur pour l'énergie et le climat à l'Association québécoise de la lutte contre la pollution atmosphérique, Patrick Bonin, estime que les conclusions du GIEC, un organe généralement assez prudent dans ses avis, sont «inquiétantes». «On pensait avant que les changements climatiques affecteraient surtout nos enfants et nos petits-enfants, mais finalement, on va les vivre aussi, d'une façon assez importante.» Le rapport met de la pression sur les pays, ajoute-t-il, «surtout sur ceux qui sont des boulets, comme le Canada. Le Canada doit recevoir le message» du GIEC.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

