Marée noire au large de Rio - Greenpeace manifeste contre Chevron
Rio de Janeiro — Des membres de Greenpeace, vêtus en travailleurs du pétrole, ont déversé hier de la peinture noire sur les portes des bureaux de Chevron à Rio, pour protester contre une fuite de pétrole sur une installation de l'entreprise américaine au large du Brésil.
«Chevron: tes saletés, notre problème», indiquait un panneau porté par l'un des militants devant les locaux brésiliens de l'entreprise, dans le centre de Rio.
L'ONG de défense de l'environnement estime que les explications de Chevron sur les causes de la marée noire provoquée par une fuite de pétrole sur un puits en cours de forage au large de Rio sont insuffisantes, de même que les moyens engagés pour réduire son impact sur l'environnement, l'accident ayant eu lieu sur une route migratoire de dauphins et de baleines.
Le puits est situé à 1200 m de profondeur, à environ 370 km des côtes, au nord-est de l'Etat de Rio de Janeiro. «Greenpeace demande la transparence à Chevron et aux autorités [brésiliennes] sur l'accident. Les informations que nous détenons pour le moment sont contradictoires. L'entreprise minimise le problème, mais la marée noire pourrait dépasser 160 km2», a expliqué Leandra Gonçalves, de Greenpeace, dans un communiqué.
Propriétaire de la marque Texaco au Brésil, Chevron exploite trois puits dans le champ pétrolifère de Campo Frade. Une fuite de pétrole, estimée alors à environ 330 barils/jour par l'Agence nationale du pétrole (ANP), avait été détectée le 9 novembre. Chevron avait indiqué mardi avoir stoppé la fuite.
Réparations exigées
L'ANP a confirmé hier que la fuite avait provoqué une marée noire d'environ 163 km2 et se trouvait à quelques 120 km de la côte. Le ministre de l'Environnement de l'État de Rio, Carlos Minc, a affirmé hier que «l'accident devait être relativement plus important qu'annoncé». «Nous allons exiger des réparations pour les oiseaux, les poissons, les dauphins, les pêcheurs», a expliqué M. Minc sur la chaîne de télévision Globo. L'entreprise doit être sanctionnée de manière exemplaire.»
Selon Greenpeace, «les images satellites obtenues par la NASA montrent une fuite 10 fois supérieure» aux 330 barils/jour calculés par l'ANP et «les dimensions de la marée noire en vue aérienne amènent à un calcul de 3700 barils/jour».
D'après le géologue américain John Amos, de l'ONG SkyTruth, cité par le journal O Globo, les images de la NASA prouvent une fuite d'environ 3738 barils/jour du 9 au 12 novembre, pour un total de 15 000 barils (environ 2.000 tonnes) déversés dans l'océan.
Contacté par l'AFP, Chevron Brésil n'avait pas encore répondu en fin de journée.
La Police fédérale a commencé une enquête alors que les autorités brésiliennes ont imputé à Chevron toute la responsabilité des dégats à l'environnement.
«Il ne fait aucun doute qu'il y a bien eu un délit. La fuite provient de l'opération de forage. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est de définir les responsabilités», a dit Fabio Scliar, chef du département de l'environnement à la Police fédérale.
«Chevron: tes saletés, notre problème», indiquait un panneau porté par l'un des militants devant les locaux brésiliens de l'entreprise, dans le centre de Rio.
L'ONG de défense de l'environnement estime que les explications de Chevron sur les causes de la marée noire provoquée par une fuite de pétrole sur un puits en cours de forage au large de Rio sont insuffisantes, de même que les moyens engagés pour réduire son impact sur l'environnement, l'accident ayant eu lieu sur une route migratoire de dauphins et de baleines.
Le puits est situé à 1200 m de profondeur, à environ 370 km des côtes, au nord-est de l'Etat de Rio de Janeiro. «Greenpeace demande la transparence à Chevron et aux autorités [brésiliennes] sur l'accident. Les informations que nous détenons pour le moment sont contradictoires. L'entreprise minimise le problème, mais la marée noire pourrait dépasser 160 km2», a expliqué Leandra Gonçalves, de Greenpeace, dans un communiqué.
Propriétaire de la marque Texaco au Brésil, Chevron exploite trois puits dans le champ pétrolifère de Campo Frade. Une fuite de pétrole, estimée alors à environ 330 barils/jour par l'Agence nationale du pétrole (ANP), avait été détectée le 9 novembre. Chevron avait indiqué mardi avoir stoppé la fuite.
Réparations exigées
L'ANP a confirmé hier que la fuite avait provoqué une marée noire d'environ 163 km2 et se trouvait à quelques 120 km de la côte. Le ministre de l'Environnement de l'État de Rio, Carlos Minc, a affirmé hier que «l'accident devait être relativement plus important qu'annoncé». «Nous allons exiger des réparations pour les oiseaux, les poissons, les dauphins, les pêcheurs», a expliqué M. Minc sur la chaîne de télévision Globo. L'entreprise doit être sanctionnée de manière exemplaire.»
Selon Greenpeace, «les images satellites obtenues par la NASA montrent une fuite 10 fois supérieure» aux 330 barils/jour calculés par l'ANP et «les dimensions de la marée noire en vue aérienne amènent à un calcul de 3700 barils/jour».
D'après le géologue américain John Amos, de l'ONG SkyTruth, cité par le journal O Globo, les images de la NASA prouvent une fuite d'environ 3738 barils/jour du 9 au 12 novembre, pour un total de 15 000 barils (environ 2.000 tonnes) déversés dans l'océan.
Contacté par l'AFP, Chevron Brésil n'avait pas encore répondu en fin de journée.
La Police fédérale a commencé une enquête alors que les autorités brésiliennes ont imputé à Chevron toute la responsabilité des dégats à l'environnement.
«Il ne fait aucun doute qu'il y a bien eu un délit. La fuite provient de l'opération de forage. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est de définir les responsabilités», a dit Fabio Scliar, chef du département de l'environnement à la Police fédérale.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

