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    Pipeline Keystone XL - L'Alberta dénonce le voyage du NPD à Washington

    Ottawa — Après les critiques du gouvernement conservateur, voilà que la première ministre de l'Alberta a à son tour déploré le fait que des députés du Nouveau Parti démocratique aient été faire part de leur opposition au projet de pipeline Keystone XL à Washington. Mais à la suite de ce périple dans la capitale américaine, les néodémocrates ont continué de se défendre, arguant qu'ils avaient bien le droit, en tant qu'élus, de faire valoir que le Canada n'est pas tout à fait uni sur la question.

    À quelques heures d'une rencontre avec son homologue fédéral Stephen Harper, à Ottawa, la première ministre albertaine, Alison Redford, a déclaré qu'il était «inapproprié» pour des élus canadiens d'aller faire la leçon aux Américains. «Alors, je n'appuie pas du tout cela et j'en suis déçue», a-t-elle laissé tomber devant les médias albertains, comme le rapportaient des journalistes de la province hier. «Ce que l'on voit, ce sont des députés qui représentent bien sûr leurs électeurs, mais c'est tout ce qu'ils représentent quant à la position canadienne sur cette question», a-t-elle analysé, reprenant les reproches du gouvernement conservateur de M. Harper à l'endroit des néodémocrates.

    Un peu plus tôt, aux Communes, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, accusait pour la troisième journée consécutive le NPD de s'opposer au développement économique du pays ainsi qu'à la création de milliers d'emplois — un chiffre qu'il n'a toujours pas détaillé. «Comment peuvent-ils insinuer que nous n'avons pas le droit d'interagir avec des élus d'un autre pays commerçant? C'est absolument effroyable, a rétorqué la néodémocrate Linda Duncan. Ce gouvernement veut fermer les portes. Ils disent que seuls les conservateurs ont le droit de parler au nom des Canadiens.»

    Le désaccord muselé


    La veille, le ministre de l'Environnement, Peter Kent, avait annoncé en Chambre que son gouvernement n'accepterait plus le «désaccord politique» et qu'il ne joindrait plus aux délégations canadiennes des membres des partis d'opposition. Sans préciser s'il s'agissait d'une nouvelle pratique officielle de son gouvernement, il a pour l'instant indiqué qu'aucun député des partis rivaux ne serait invité à l'accompagner à la prochaine rencontre sur les changements climatiques de Durban, en Afrique du Sud.

    Hier, aux Communes, le député néodémocrate Claude Gravelle, de retour de Washington, s'est carrément fait huer par les conservateurs au moment de poser une question au gouvernement. Sa compagne de voyage, Megan Leslie, a indiqué, à sa sortie de la Chambre, que les deux députés étaient simplement allés rencontrer des membres du Congrès américain afin de leur exposer leur propre position sur le pipeline Keystone XL, mais aussi sur d'autres enjeux environnementaux. «Je n'étais pas là pour faire campagne pour tuer le projet de pipeline [...] Nous essayons de faire entendre la voix de tous les Canadiens là-bas», a-t-elle martelé. Et son voyage aura été utile, selon elle, puisque les membres du Congrès se sont montrés étonnés d'apprendre que la position canadienne sur la question n'était pas uniforme, rapportait la députée.
     
     
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