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Lettre aux actionnaires de la minière Osisko - Notre quotidien, cet enfer

Mario Gagnon, Alain Lahaie et Carl-Hugues Leblanc, regroupement des citoyens du quartier sud de Malartic  9 novembre 2011  Actualités sur l'environnement
Une image de Malartic tirée du film Trou Story, de Richard Desjardins et Robert Monderie.<br />
Photo : Source Office national du film
Une image de Malartic tirée du film Trou Story, de Richard Desjardins et Robert Monderie.
Le Regroupement des citoyens du quartier sud de Malartic, vous connaissez? Non? Vous devriez pourtant, car nous sommes intimement liés aux activités quotidiennes d'exploitation de la mégafosse à ciel ouvert, 24 heures par jour, sept jours par semaine à Malartic, en Abitibi. En fait, vous l'aurez compris, Osisko est notre voisin immédiat, et de surcroît un riche voisin corporatif coté en Bourse.

Laissez-nous, s'il vous plaît, vous raconter brièvement notre histoire. Entre août 2009 et août 2010, alors que la compagnie Osisko érigeait le mur de quinze mètres qui allait séparer la ville de sa future fosse, nos résidences se trouvant à proximité de ce mur et de la fosse, notre qualité de vie a totalement basculé. S'il est vrai que l'exploitation de la mégafosse rapporte des dividendes fort intéressants qui vous permettent peut-être de bénéficier d'un certain paradis financier et peut-être fiscal quant aux gains rapportés, il est également vrai d'affirmer que de l'autre côté du mur, c'est l'enfer, du moins en ce qui concerne notre qualité de vie. En fait, notre vie est devenue un véritable enfer.

Une entente avec Osisko

Un regroupement de citoyens de notre secteur s'est formé en août 2010, que l'on a nommé le Regroupement des citoyens du quartier sud de Malartic (RCQSM). Nos objectifs étaient simples et légitimes, soit: obtenir du soutien juridique, aux frais de la compagnie Osisko, afin de connaître nos droits quant à ce que nous vivions et pour négocier, avec chacun d'entre nous, la vente de notre maison à Osisko. Pour chacun d'entre nous, il était devenu évident qu'il fallait quitter ce secteur de la ville. Qui voudrait acheter nos maisons, et à quel prix?

Après plus de huit mois de batailles, appuyé par un comité bénévole, en l'occurrence le Comité de vigilance de Malartic, notre regroupement signait le 2 mars 2011 une entente avec Osisko dans laquelle celle-ci accordait cinq heures de soutien juridique à chacun des membres de notre regroupement, soit pour 39 dossiers. Nous pensions qu'Osisko confirmait ainsi la promotion de deux valeurs importantes: le respect et l'équité. Respect et équité en cherchant un équilibre entre l'économie, l'environnement et les aspects sociaux et humains.

Depuis, Osisko a acheté la maison de 30 membres de notre regroupement, mais n'a jamais donné suite à une demande de négociation pour les neuf propriétaires restants. Nous voyons défiler dans les médias les nombreux prix d'excellence récoltés par la compagnie, dont particulièrement celui décerné par l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) soulignant le HAUT DEGRÉ DE RESPONSABILITÉ ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE. Permettez-nous de ne pas comprendre et de ne pas reconnaître tant de mérite et de prix!

Surtout, ne pas sursauter...

Pour nous, c'est le bruit élevé continu, la poussière 24 heures sur 24, des sautages quotidiens exposant de toute évidence nos résidences à une certaine fragilisation à court et moyen terme. Au quotidien, portes et fenêtres fermées en tout temps, oublions la corde à linge, le lavage continuel de l'auto, des meubles patio, des fenêtres extérieures et même des murs de nos maisons. Après deux ans, nous n'avons encore aucune idée de la nature de cette poussière que nous respirons.

En prime et cadeau, en avril 2011, après la signature de notre entente, nous avons eu droit à une augmentation du nombre de décibels admissibles par décret ministériel. Le tout, avec l'accompagnement de l'ancien ministre des Ressources naturelles et de la Faune, et actuel député de notre circonscription (Pierre Corbeil). Nous pensions l'avoir élu pour l'intérêt de tous. Lorsque les vents sont en direction de nos résidences ou que la pression atmosphérique présente certaines conditions favorables, nous subissons les bruits de l'exploitation de la fosse à tel point que de l'intérieur de nos maisons nous entendons tous les bruits de l'exploitation. Nous nous exerçons à ne pas sursauter lorsqu'il y a un sautage. Pour terminer, est-il nécessaire de vous faire la description des conséquences de tous ces dommages subis, sur notre sommeil, notre santé physique et mentale?

Questions embarrassantes

Nous avons mené une dure bataille afin que la compagnie commence les négociations. La réponse s'est d'abord fait attendre, puis silencieuse et ambiguë, pour recevoir par écrit récemment un non catégorique. Endurez votre sort! Pendant ce temps, la compagnie est occupée à saupoudrer des millions de dollars afin de soigner son blason de bon citoyen corporatif. Ainsi, elle subventionne une équipe de hockey en position financière fragile, commandite l'équipe nationale de ski, investit de façon massive et intensive dans les médias nationaux et régionaux en s'attribuant le mérite d'être une compagnie de la nouvelle génération. Laquelle, au fait?

À notre avis, les dirigeants de la compagnie Osisko, à la lumière de ces informations, devraient répondre à des questions fort embarrassantes de la part d'actionnaires éthiquement responsables devant qui ils sont redevables. Comment concilier la crédibilité de la belle image projetée par Osisko, soi-disant société modèle, avec ce que des citoyens de Malartic vivent? Pour nous qui sommes ignorés, insultés et méprisés quant au respect de nos droits, il nous semble qu'éthiquement, ces placements ne respectent pas les standards acceptables et ne sont nullement responsables.

Notre qualité de vie

Nous avons décidé de poursuivre la bataille afin d'obtenir gain de cause pour un droit que nous considérons comme fondamental et légitime: notre qualité de vie. Investisseurs de la compagnie Osisko aujourd'hui, nous faisons appel à votre conscience et à vos valeurs. Il nous semble totalement inacceptable qu'une compagnie comme Osisko ayant une valeur boursière de 5,4 milliards ne veuille pas régler avec neuf citoyens-propriétaires et six locataires. Nous revendiquons le droit de retrouver la qualité de vie au quotidien que nous avions avant l'arrivée de la compagnie. Nous sommes majoritairement de Malartic depuis plus de 40, 50 et même depuis plus de 65 ans. Certains d'entre nous ont plus de 80 ans.

Nous n'avons pas d'argent pour engager des lobbyistes pour vous rejoindre, ni des milliers de dollars pour acheter de la publicité. Nous sommes de conditions modestes et n'avons que nos crayons pour vous écrire et notre parole pour vous parler. Enfin, nous vous remercions d'avoir pris le temps de nous lire. Pour nous, il nous semble important d'informer les actionnaires ette situation invivable. Quand la compagnie Osisko vous dira qu'elle crée des centaines d'emplois bien rémunérés et que c'est bon pour l'économie de tout le Québec, s'il vous plaît, pensez à nous! Est-il acceptable de tolérer que cela se passe ici au Québec en 2011 quand une solution respectueuse, rapide et fort peu coûteuse existe?

Nous, ce n'est pas Trou Story, mais True Story!

***

Mario Gagnon, Alain Lahaie et Carl-Hugues Leblanc, regroupement des citoyens du quartier sud de Malartic
 
 
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  • Pierre Girard - Abonné
    9 novembre 2011 07 h 55
    Trou Story Richard Desjardins Tout le monde en parle
    Richard Desjardins et Ugo Lapointe de l'environnement parle de Trou Story à Tout le monde en parle à Radio-Canada le 6 novembre 2011.

    http://www.youtube.com/watch?v=ZwsqVFsNMLE

    PG
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  • Dehella - Inscrit
    9 novembre 2011 08 h 15
    L'enfer, c'est les autres?
    Bruit, poussière, vibrations, ma foi tout ça évoque des réalités qui me sont familières. J'habite Montréal! Chez moi comme en maints endroits de la ville, le niveau sonore dépasse régulièrement les 55 décibels (la nuit comme le jour), les voitures soulèvent la poussière et émettent des gaz nocifs. Tout ça, même devant des résidences pour personnes âgées, où on trouve parfois des centenaires. Franchement, si une compagnie (GM? Toyota?) veut bien me payer un avocat pour me négocier une compensation, j'apprécierais beaucoup.
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  • celljack - Inscrit
    9 novembre 2011 08 h 56
    Périmètre de dédommagement
    Et si la compagnie vous donnait un dédommagement bien généreux pour déménager?
    Ce genre de chose devrait être prévue dans la loi.
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  • Carl-Hugues Leblanc - Inscrit
    9 novembre 2011 09 h 17
    Osisko c'est près de 70db la nuit même si limite normalement permise est de 40db
    La minière Osisko dépasse régulièrement 70db la nuit, c'est bien pire que le niveau sonore de 55db de la grande ville dont commente "Dehella".

    Comme j'ai aussi habité en pleine ville de Montréal et que j'ai aussi habité à Malartic près du mur séparant la mine de la ville, je peux vous confirmer qu'il n'y a rien de comparable, je n'ai jamais eu de problèmes de sommeil liés aux bruits la nuit quand j'habitait Montréal.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    9 novembre 2011 09 h 38
    Marois l'a dit
    C'est fort malheureux ce qui vous arrive. Nous avons un beau-frère qui habitait Rue du Parc à Malartic. Il a travaillé dans les mines toute sa vie. Il ne trouvait pas si exagéré les retombées de la mine. Bien sûr, il y a du bruit à cause de l'activité industrielle. Malartic revit si on peut dire et ce pour 10 ans. Avant, on pouvait acheter n'importe quoi à Malrtic pour une fraction du prix d'aujourd'hui. Et comme Pauline dit: c'est pas une minorité qui va imposer sa loi à la majorité. C'est triste pour vous encore une fois mail il semble y avoir plus de gens heureux à Malartic présentement que de gens lésés par les travaux et la philosophie de la minière.
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  • Jordane - Inscrit
    9 novembre 2011 09 h 40
    On dirait un roman d'Agatha Christie
    Neuf petits cochons, perclus de vices mais surtout jaloux.... Sans blagues pour satisfaire ces gens, il aurait fallut empêcher le bonheur de 87% de la population de Malartic....http://www.zonebourse.com/OSISKO-MINING-CORP-14111
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  • Notsag - Abonné
    9 novembre 2011 11 h 05
    Qu'y a t-il de particulier à ces neuf cas?
    La compagnie a quand même réussi à s'entendre de gré à gré avec la majorité des résidents. Alors qu'est-ce qui accroche pour les neuf cas dont vous parlez?

    Qu'est-ce que la compagnie offre, et qu'est-ce que vous exigez?

    Est-ce que les autres résidents qui ont acceptés ce que la compagnie leur proposait aurait été floués?
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  • Michele - Inscrite
    9 novembre 2011 13 h 03
    Les pépés contre-attaque
    Sur 39 cas, il en reste 9. Il semble que vous avez commis l'erreur d'avoir accepté une négociation au cas par cas. L'union fait la force. Comme les conditions de vie ont évoluées, il faudrait tenter de refaire une nouvelle association à partir de nouvelles revendications. Cette fois, ne flanchez pas et négociez une solution de groupe, à partir de critères équitables.
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  • Paul Racicot - Inscrit
    9 novembre 2011 13 h 14
    Ben...
    ...fallait peut-être pas, dès le commencement, accepter qu'Osisko s'installe dans votre cour, tsé ! Il est vrai que la Loi sur les mines étant ce qu'elle était à l'époque...

    ;-)
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  • Carl-Hugues Leblanc - Inscrit
    9 novembre 2011 15 h 59
    Toujours aucune négociation!
    Pour ce qui est des neuf propriétaire restant, il n'y a jamais eu aucune offre sur la table, alors que tous ce que veulent c'est gens c'est d'être relocalisés, rien de plus.

    Cette minorité ne veut pas imposer sa loi à la majorité des autres qui semblent heureux, ils ne veulent pas empêcher le projet, ils veulent seulement pouvoir vivre normalement comme c'était avant l'arrivée de la minière.

    C'est tout à fait légitime comme demande
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  • dboissi - Abonnée
    9 novembre 2011 19 h 00
    La Cour suprême du Canada vous donnerait peut-être raison
    Un important jugement unanime de la Cour suprême du Canada (cité plus bas) rendu en 2008 donne raison aux voisins de « Ciment du Saint-Laurent » qui ont intenté un recours collectif contre cette compagnie pour se faire dédommager des graves inconvénients subis en raison de l’exploitation de la cimenterie (bruit excessif, poussières, etc.) La Cour a jugé que les industries ne peuvent impunément gâcher significativement la qualité de vie de leurs voisins malgré tous les permis d’exploitation qu’ils détiennent.

    Ciment du Saint Laurent Inc. c. Barrette, 2008 CSC 64

    http://scc.lexum.org/fr/2008/2008csc64/2008csc64.h


    Diane Boissinot
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  • Notsag - Abonné
    9 novembre 2011 19 h 42
    Est-ce qu'Osisko s'est justifié?
    Merci M. Leblanc pour votre réponse.

    Est-ce qu'Osisko vous a au moins expliqué pourquoi ils refusaient de vous relocalisés?

    En quoi votre situation est-elle différente par rapport aux autres qui ont été compensés?

    Y aurait-il un conflit de personnalité entre votre groupe et les représentants d'Osisko?

    La compagnie semble quand même s'être comporté correctement pour la plupart des personnes affectés. Soudainement, pour un groupe de neuf, elle aurait eu un comportement tout à fait opposé. Il y quelque chose qui cloche dans cette histoire.
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  • Carl-Hugues Leblanc - Inscrit
    9 novembre 2011 22 h 55
    La compagnie ne s'est pas comportée correctement avec la plupart des personnes avec qui ils ont négociés
    Ils refusent de relocalisé les 9 propriétaire restant parce que ça ne leur rapporte rien.

    La différence avec les autres résidents du regroupement ayant été relocalisé, c'est qu'une rue les séparent des autres(ceux qui reste), Osisko n'avait pas le choix de les racheter afin de s'emparer de leur pâté de maisons afin de s'en approprier et de pouvoir y faire changer le zonage afin d'avoir la possibilité de faire plus de bruit la nuit, ce qu'un zonage résidentiel ne permettait pas.

    Osisko n'ont pas relocalisés ces résidents pour les sortir de l'enfer qu'ils vivaient mais bien parce ça leurs étaient utile dans leurs démarches afin d'augmenter les normes de niveau sonore permisent puisque qu'ils n'arrivaient pas à respecter ces normes environnementales, de plus, même avec les nouvelles normes permisent en ayant changé le zonage, ils n'y arrivent pas plus, ils viennent tout juste (aujourd'hui même) de recevoir du MDDEP:18 avis d'infractions pour dépassement de bruit la nuit pour le mois de Juin seulement.

    Et non la compagnie ne s'est pas comportée correctement avec la plupart des personnes avec qui ils ont négociés, c'est ce qu'Osisko veut bien laisser croire, la plupart de ceux relocalisé ne se plaignent pas puisqu'Osisko leurs ont fait signer des promesses de ne plus rien dire qui pourrais nuire à la compagnie.
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  • Carl-Hugues Leblanc - Inscrit
    11 novembre 2011 23 h 18
    Cèder notre place et laisser Osisko faire ce qu'ils ont à faire pour qu'ils empoche leurs milliards
    @ Jordane

    Personne ne parle d'empêcher le bonheur de 87% de la population de Marlartic, les gens du regroupement de quartier sud ne veulent pas stopper le projet, ils veulent seulement cèder leurs places à la compagnie minière afin de retrouver leur qualité de vie et ainsi laisser Osisko faire ce qu'ils ont à faire et empocher leurs milliards. Il n'y aucune jalousie la-dedans, c'est légitime de vouloir garder sa qualité de vie, pourquoi que de simple citoyens auraient à payer pour le projet Osisko, ils ne font pas parti du projet et veulent surtout pas en faire partie en endurant ça dans leurs cours.
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  • Notsag - Abonné
    12 novembre 2011 10 h 34
    Est-ce que le MDDEP va respecter son mandat?
    @M. Leblanc:

    Vos explications m'ont convaincu du bien-fondé de votre cause.

    Votre seul espoir est que le MDDEP maintienne sa vigilance, et que les avis d'infraction ne cessent tant que la compagnie ne respecte pas les normes en vigueur.

    Il semble que la compagnie ne bougera que si le coût des amendes ne devienne supérieur au coût de relocaliser votre groupe des neuf.

    Malheureusement, je ne suis pas sûr que le MDDEP ait vraiment la volonté politique pour régler ce problème dans des délais raisonnables. Les choses risquent de traîner longtemps.

    Bon courage!
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  • Notsag - Abonné
    12 novembre 2011 13 h 25
    Pour faire suite...
    Dans sa lettre, M. Marcel Côté, administrateur d'Osisko, écrit: "Comme la fosse est encore peu profonde, il y a de temps à autre des émanations de poussière et de bruit lorsque le vent souffle du sud. "

    La stratégie de la compagnie est donc sans doute d'étirer la sauce jusqu'à ce que la fosse soit suffisamment profonde pour que le bruit perçu de votre résidence soit à l'intérieur des normes.
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  • Louise Lefebvre - Inscrite
    12 novembre 2011 15 h 00
    Osisko et ses gros sabots!
    Les minières n'ont aucun respect, ils dévastent tout sans se préoccuper de savoir s'ils gâchent la vie des gens autour d'eux ...seul l'argent a de la valeur .
    Si le gouvernement n'établie pas de règles sévères en regard aux résidents et à l'environnement, plusieurs personnes auront leur vie bouleverser, cela ne fait que commencer...
    Ne lâchez pas, la compagnie Osisko doit apprendre le respect et comprendre que tout ne leur est pas dû...ils doivent vous reloger dans un endroit convenable et vous dédommager!
    Quant à moi je vais vérifier si dans mes fonds de placement j'ai des parts dans Osisko et si tel est le cas, je vais les retirer...comme j'ai fais avec les compagnies gazières et pétrolières!
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  • exproprie - Inscrit
    12 novembre 2011 16 h 37
    Bon courage pour ces négociations ardues!
    Après de longues négociations nous avons, ma femme et moi cédé ma propriété à Malartic pour nous réinstaller avec notre famille à Vald'or.
    Au bout du compte, et pour une propriété comparable, nous avons travaillé 2 ans par les soirs afin de nous réinstaller et emprunter $60000.
    Certes, la valeur aux livres a plus que doublé. Les taxes aussi...
    Cela faisait 32 ans que j'étais propriétaire et ma maison était payée...
    Nous prévoyons travailler 5 années supplémentaires (non prévues) pour notre retraite afin de retrouver l'équilibre financier d'avant le "Grand Dérangement".
    Je ne suis pas contre le projet Osisko.
    Mais j'en paie une partie des frais avec mon temps, ma santé, et mon argent.
    Je préfère regarder vers l'avenir et me dire que ça aurait pu être pire...
    Osisko n'est pas mal intentionné, la compagnie a même donné plus que demandé par les lois actuelles. De là a dire que tous y trouvent leurs comtes c'est ignorer les faits.
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  • Carl-Hugues Leblanc - Inscrit
    12 novembre 2011 21 h 46
    Une minière nouvelle génération?
    Si Osisko ne ferait pas signer des ententes de confidentialité et de renonciation au droit de parole; vous entenderiez plusieurs dizaines d'histoires d'expropriation dont les expropriés ont été floués et qui ne sont pas heureux de leur sort.

    La réalité n'est pas aussi belle que le prétend la corporation minières, si ce n'était pas l'omerta totale à Malartic; beaucoups plus de gens prenderaient la paroles pour dénoncer leurs manières d'agir

    Est-ce ça qu'ils veulent dire quand ils se disent une minière nouvelle génération?
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  • Michel Miclot - Inscrit
    14 novembre 2011 05 h 56
    Pauvres laissés pour compte
    Vous comptez sur l'aide du gouvernement actuel ? Pouvez- vous aligner sur la table autant d,enveloppes qu'Osisko ? Surtout que la majorité de vos concitoyens semblent très heureux de vivre en enfer même si leur santé et celles de leurs enfants va être affectée. On se croirait dans Faust.
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  • Gert - Inscrit
    16 novembre 2011 07 h 39
    Ce serait des pinottes
    Pouquoi la compagnie ne payerait pas leurs maisons pour qu'ils aillent s'installer ailleur , pour eux , ce serait des pinottes , ils donnent de l'argent pour les équipes de hockey et financent toutes sortes de choses pour dorer leur image, encore une fois , on voit comment le lobbéiste a le coeur a la bonne place . en tout cas on vous souhaite bonne chance et on a une bonne pensée pour vous . Avoir du coeur pour des gens qui étaient installés avant que les mines fassent leur apparition , S'ils s'étaient installés après les mines , je pourrais juger mais ils étaient la avant . Bonne chance a vous tous . Gerty
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