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    Lettres - Une industrie qui a peur

    3 novembre 2011 | Serge Lachapelle - Montréal, le 1er novembre 2011 | Actualités sur l'environnement
    Le lancement du nouveau documentaire de Richard Desjardins Trou Story, le 30 octobre, au 30e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, a mis l'industrie minière sur la défensive.

    Quelques heures après le lancement, l'Association minière du Québec publiait un communiqué où on apprenait entre autres que: «Notre industrie est à mille lieues de ce qui est présenté dans le film. Nous sommes aussi comme de réels partenaires des milieux où nous menons nos activités, et ce, dans le plus grand respect des normes environnementales.» En bref, le documentaire de Richard Desjardins n'est pas un documentaire, mais une fiction.

    Le vice-président aux finances de la compagnie Osiko, propriétaire de la mine à ciel ouvert de Malartic et qui a assisté à la projection, estime que Trou Story montre une situation à l'opposé de celle qui prévaut à Malartic. «Biaisé, vous dites, ce film? On crée de la richesse dans la région; 75 % de nos employés sont actionnaires de la mine. Le film tient un discours d'un autre temps.»

    Si ce film est un discours d'un autre temps et que l'industrie minière travaille pour le bien de tous, pourquoi les minières ont-elle tentées sans succès d'acheter 250 billets pour la projection? Pourquoi ne laisse-t-elle pas la population tirer ses propres conclusions?

    La réponse est peut-être venue du ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, Serge Simard, qui s'est porté à la rescousse des minières en déclarant que le film est une oeuvre inachevée. «Plusieurs situations dénoncées dans le film ont été corrigées. Et le projet de loi 14 sur les mines améliorera bien d'autres aspects.» Il a poursuivi en affirmant que le système de redevances des minières au Québec a augmenté pour passer à 304 millions l'an dernier. «Mais nationaliser les mines, on ne le fera pas.»

    Voilà ce que craignent sûrement les minières, que la population qui a des yeux pour voir en arrive à la conclusion qu'elle doit prendre en main les richesses qui lui appartiennent.

    ***

    Serge Lachapelle - Montréal, le 1er novembre 2011
     
     
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