Écocité - Le progrès passe par les transferts technologiques
Les transferts technologiques sont indispensables si on veut accélérer les progrès en environnement, qu'il s'agisse de dépollution, d'efficacité énergétique ou d'amélioration de la qualité de vie dans les villes grâce à de meilleurs systèmes de production, de construction, de gestion ou d'élimination des déchets, d'utilisation de l'énergie, etc.
C'est ce qu'affirme Arnold Black, un expert britannique de C-Tech Innovation et membre du Knowledge Transfer Network de Grande-Bretagne, qui faisait le point sur cette question cette semaine dans le cadre du sommet mondial Écocité, qui se déroulait dans la métropole.
En entrevue au Devoir, Arnold Black explique que dans le dossier de l'environnement, la protection de l'innovation par des brevets n'est généralement pas la meilleure façon pour une société commerciale, petite ou moyenne, de protéger ses découvertes et surtout d'en tirer profit. «Il est généralement beaucoup plus rentable, dit-il, de se lier avec des partenaires qui vont permettre d'accélérer la mise en marché d'un produit ou d'un service afin d'être le premier à occuper le marché, ce qui permet souvent de prendre une avance technologique déterminante.» Et aussi une avance qui permet, ajoute-t-il, d'engranger les profits plutôt que de les distribuer aux avocats dans d'interminables litiges susceptibles, à la limite, de prendre tellement d'ampleur qu'ils peuvent compromettre jusqu'à la santé financière d'une entreprise.
La Grande-Bretagne, explique Arnold Black, finance ainsi un réseau d'échanges — un «flux de connaissances» — qui permet aux entreprises d'aborder les problèmes autrement qu'en se barricadant chaque fois derrière des brevets. Mais cela peut aussi permettre à des entreprises détenant des brevets de s'allier avec des partenaires qui ont découvert de leur côté des solutions complémentaires, qui augmentent le potentiel d'une innovation ou qui vont faciliter la pénétration d'une technologie ou d'un produit sur le marché, ce qui n'est pas toujours évident pour les inventeurs.
Dans sa présentation devant le sommet mondial Écocité, il précisait que le gouvernement britannique a investi 40 millions de livres pour dynamiser le flux de connaissances entre les entreprises britanniques, une initiative à laquelle les industriels ont consacré pour leur part 11 millions de livres.
Les animateurs de ce «flux de connaissances» ne sont pas des consultants, explique Arnold Black. «Ils sont là, dit-il, pour accélérer la transition vers une économie décarbonisée le plus possible, plus efficiente sur le plan énergétique et dans son utilisation des ressources en créant des liens organiques entre les milieux d'affaires, universitaires, les centres de recherche et les agences gouvernementales.»
«Mais, ajoute cet expert, il n'y a pas de modèles d'intervention précis ou reproductibles. Chaque fois, il faut déterminer les besoins précis d'une entreprise ou d'un groupe et, partant de là, agir en quelque sorte comme un courtier de connaissances entre différents acteurs pour faciliter leur rapprochement, leur faciliter l'accès aux programmes de financement, les aider à positionner leur produit.»
C'est ce qu'affirme Arnold Black, un expert britannique de C-Tech Innovation et membre du Knowledge Transfer Network de Grande-Bretagne, qui faisait le point sur cette question cette semaine dans le cadre du sommet mondial Écocité, qui se déroulait dans la métropole.
En entrevue au Devoir, Arnold Black explique que dans le dossier de l'environnement, la protection de l'innovation par des brevets n'est généralement pas la meilleure façon pour une société commerciale, petite ou moyenne, de protéger ses découvertes et surtout d'en tirer profit. «Il est généralement beaucoup plus rentable, dit-il, de se lier avec des partenaires qui vont permettre d'accélérer la mise en marché d'un produit ou d'un service afin d'être le premier à occuper le marché, ce qui permet souvent de prendre une avance technologique déterminante.» Et aussi une avance qui permet, ajoute-t-il, d'engranger les profits plutôt que de les distribuer aux avocats dans d'interminables litiges susceptibles, à la limite, de prendre tellement d'ampleur qu'ils peuvent compromettre jusqu'à la santé financière d'une entreprise.
La Grande-Bretagne, explique Arnold Black, finance ainsi un réseau d'échanges — un «flux de connaissances» — qui permet aux entreprises d'aborder les problèmes autrement qu'en se barricadant chaque fois derrière des brevets. Mais cela peut aussi permettre à des entreprises détenant des brevets de s'allier avec des partenaires qui ont découvert de leur côté des solutions complémentaires, qui augmentent le potentiel d'une innovation ou qui vont faciliter la pénétration d'une technologie ou d'un produit sur le marché, ce qui n'est pas toujours évident pour les inventeurs.
Dans sa présentation devant le sommet mondial Écocité, il précisait que le gouvernement britannique a investi 40 millions de livres pour dynamiser le flux de connaissances entre les entreprises britanniques, une initiative à laquelle les industriels ont consacré pour leur part 11 millions de livres.
Les animateurs de ce «flux de connaissances» ne sont pas des consultants, explique Arnold Black. «Ils sont là, dit-il, pour accélérer la transition vers une économie décarbonisée le plus possible, plus efficiente sur le plan énergétique et dans son utilisation des ressources en créant des liens organiques entre les milieux d'affaires, universitaires, les centres de recherche et les agences gouvernementales.»
«Mais, ajoute cet expert, il n'y a pas de modèles d'intervention précis ou reproductibles. Chaque fois, il faut déterminer les besoins précis d'une entreprise ou d'un groupe et, partant de là, agir en quelque sorte comme un courtier de connaissances entre différents acteurs pour faciliter leur rapprochement, leur faciliter l'accès aux programmes de financement, les aider à positionner leur produit.»
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