samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Écocité - Le progrès passe par les transferts technologiques

Les transferts technologiques sont indispensables si on veut accélérer les progrès en environnement, qu'il s'agisse de dépollution, d'efficacité énergétique ou d'amélioration de la qualité de vie dans les villes grâce à de meilleurs systèmes de production, de construction, de gestion ou d'élimination des déchets, d'utilisation de l'énergie, etc.

C'est ce qu'affirme Arnold Black, un expert britannique de C-Tech Innovation et membre du Knowledge Transfer Network de Grande-Bretagne, qui faisait le point sur cette question cette semaine dans le cadre du sommet mondial Écocité, qui se déroulait dans la métropole.

En entrevue au Devoir, Arnold Black explique que dans le dossier de l'environnement, la protection de l'innovation par des brevets n'est généralement pas la meilleure façon pour une société commerciale, petite ou moyenne, de protéger ses découvertes et surtout d'en tirer profit. «Il est généralement beaucoup plus rentable, dit-il, de se lier avec des partenaires qui vont permettre d'accélérer la mise en marché d'un produit ou d'un service afin d'être le premier à occuper le marché, ce qui permet souvent de prendre une avance technologique déterminante.» Et aussi une avance qui permet, ajoute-t-il, d'engranger les profits plutôt que de les distribuer aux avocats dans d'interminables litiges susceptibles, à la limite, de prendre tellement d'ampleur qu'ils peuvent compromettre jusqu'à la santé financière d'une entreprise.

La Grande-Bretagne, explique Arnold Black, finance ainsi un réseau d'échanges — un «flux de connaissances» — qui permet aux entreprises d'aborder les problèmes autrement qu'en se barricadant chaque fois derrière des brevets. Mais cela peut aussi permettre à des entreprises détenant des brevets de s'allier avec des partenaires qui ont découvert de leur côté des solutions complémentaires, qui augmentent le potentiel d'une innovation ou qui vont faciliter la pénétration d'une technologie ou d'un produit sur le marché, ce qui n'est pas toujours évident pour les inventeurs.

Dans sa présentation devant le sommet mondial Écocité, il précisait que le gouvernement britannique a investi 40 millions de livres pour dynamiser le flux de connaissances entre les entreprises britanniques, une initiative à laquelle les industriels ont consacré pour leur part 11 millions de livres.

Les animateurs de ce «flux de connaissances» ne sont pas des consultants, explique Arnold Black. «Ils sont là, dit-il, pour accélérer la transition vers une économie décarbonisée le plus possible, plus efficiente sur le plan énergétique et dans son utilisation des ressources en créant des liens organiques entre les milieux d'affaires, universitaires, les centres de recherche et les agences gouvernementales.»

«Mais, ajoute cet expert, il n'y a pas de modèles d'intervention précis ou reproductibles. Chaque fois, il faut déterminer les besoins précis d'une entreprise ou d'un groupe et, partant de là, agir en quelque sorte comme un courtier de connaissances entre différents acteurs pour faciliter leur rapprochement, leur faciliter l'accès aux programmes de financement, les aider à positionner leur produit.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • meme40 - Inscrit
    27 août 2011 08 h 20
    Vous avez dit ECOCITÉ ???
    On a l'ECO à tout crin. Était-il conseiller pour BP. ? Le bauhaus vous connaissez??? Mais derrière cette école, le but était moins mercantile,ou parano..autre histoire.. tout dégringole, mais que cela se passe de façon ECO ma chère.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Fernand Trudel - Abonné
    27 août 2011 09 h 12
    La chaîne de l'innovation a un maillon faible
    Quand on veut développer un produit il y a plusieurs étapes qui précèdent la mise en marché.

    D'abord, avoir un projet et amorcer la recherche. L'initiateur doit avoir les fonds suffisants pour faire la recherche fondamentale et les gouvernements supportent à part égale cette étape. Dans les projets majeurs, le promoteur doit s'allier à une entreprise qui sera capable de commercialiser le produit. Il demeure un point crucial dans cette chaîne d'innovation : le développement et la démonstration.

    Entre les étapes de recherche fondamentale et de commercialisation s’insèrent les phases critiques du développement et de la démonstration : le moment où les technologies sortent du laboratoire pour être soumises à des tests concluants dans le monde réel. Et là, vous avez besoin d'avoir un bon partenaire car les gouvernements ne financent pas.

    Quant au investisseurs de capital de risque, ils arrivent après cette étape è l'étape de la commercialisation car eux demandent un retour de leur capital avec intérêt et il faut des revenus suffisants pour ce faire. Quant aux banques , elles attendent de financer la transaction du premier client.

    Pour le développement et la démonstration une seule fondation fédérale vient en aide è l'innovateur : Technologies du Développement Durable Canada (TDDC). L'aide prend forme par une subvention du support technique.

    La Fondation a l’obligation de rendre compte au Parlement par l’entremise de Ressources naturelles Canada. Environnement Canada et Industrie Canada sont les autres principaux ministères collaborant ce façon technique.

    Cette fondation très utile dans le moment crucial de la chaîne d'innovation n'a pas de pendant provincial. Le Ministre Gignac devrait créer sans délai un tel outil afin d’aider à la mise au point et à la mise à l’épreuve, en temps opportun, des solutions technologiques novatrices majeures s'il veut réellement aider les innovateurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis Laforme - Inscrit
    27 août 2011 09 h 37
    Environnement et réchauffement climatique.
    Effectivement, il est nécessaire d'accélérer les progrès en ces domaines. La situation devient urgente un peu partout sur la planète. Il faudra donc agir rapidement afin d'être en mesure de limiter les dégats. La première chose è faire, c'est de s'informer. http://denis-laforme.over-blog.com
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ludger - Inscrit
    27 août 2011 10 h 16
    Et la réduction ?
    Je ne suis pas en désaccord pour les technologies. Par contre, j'ai une question à poser à ceux qui croient que la technologie règlera tous nos problèmes et la voici : À quand le virage ? Ça fait longtemps que nous l'entendons celle-là et nous n'avons pas encore vu une amélioration de la qualité de l'air, de l'eau, de la terre etc. Au contraire, nos émissions de carbone augmentent sans cesse. Pourquoi ? Il y a certainement plusieurs raisons mais il y a entre autres l'effet rebond. En voici un exemple : Si on construisait une auto qui consommait 10 litres au 100km et maintenant on fabrique des autos qui n'en consomme que 5, et bien cela nous donne bonne conscience et nous "permet" de parcourir deux fois plus de kilomètres dans une année, ou bien d'économiser de l'argent et de se payer un voyage en Europe. Si l'on imagine un seul instant que les technologies nous sauverons en nous permettant de conserver notre mode de vie de consommateur vorace et bien nous faisons faux bond. Un autre exemple, avoir un climatiseur certifié EnergyStar est "censé" être un choix vert. N'a-t-on jamais pensé que ne pas en posséder un étant davantage vert ?!?

    Je suis prêt à croire à la technologie dans la mesure où nous la jumelons à une révision de notre mode de vie, à une réduction drastique de notre consommation.

    Voici donc une lecture pertinente :
    http://www.decroissance.qc.ca/node/5

    Le problème est que cette réduction drastique de consommation est pratiquement synonyme de crise économique. Il est donc facile à comprendre pourquoi cette réduction n'est pas encouragée. Inversement, la consommation démesurée fait rouler l'économie et dégrade la biosphère.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ludger - Inscrit
    27 août 2011 11 h 23
    Les illusions du progrès technique
    Et j'oubliais ce lien, davantage intéressant.
    http://www.decroissance.qc.ca/sites/default/files/
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gert - Inscrit
    27 août 2011 15 h 16
    Ludger
    Vous avez raison Ludger , pour arrêter la polution , ce n'est pas juste la tecnologie qui vas l'arreter , pour l'arrêter , il faudrait fermer des industries poluantes et les gouvernements ne sont pas prêt a faire ça car ils vont perdre trop d'argent , mais c'est la seule solution , un exemple , Vous vous rappelez les pintes de lait en bouteille , les compagnies les lavaient et les remettaient sur le marcher , tout ce qui s'en allait aux vidanges , c'était le petit bouchon en carton.

    Maiintenant , c'est tout le contenant et en plastique s'il vous plait et aussi la liqueur de même , vous voyez ce qu'il faudrait faire pour dépoluer , mais on attend qu'il soit trop tard pour le faire car on perd trop d'argent. A quand le monde vivra pour son bien-etre au lieu de vivre seulement pour le Bon Dieu Argent. Gerty
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
6 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012