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Parc éolien de Saint-Valentin: Québec le trouve inacceptable dans sa forme actuelle

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Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

Québec — Québec estime que la réalisation contestée du parc éolien de Saint-Valentin, en Montérégie, ne sera pas possible dans sa forme actuelle en raison de sa «non-acceptabilité sociale».

C'est ce qu'ont indiqué aujourd'hui la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, et son collègue de l'Environnement, Pierre Arcand, après le dépôt du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) dans ce dossier.

Le BAPE estime que le projet de la firme Venterre NRG nécessite des modifications, ses avantages semblant inférieurs aux désavantages et risques encourus.

Notamment, le projet gruge un patrimoine agricole de haute qualité «qu'il convient de protéger», selon le BAPE. De plus, le domaine du parc éolien est fréquenté au printemps par un nombre d'oies, de bernaches et d'autres espèces nettement plus élevé que les estimations du promoteur. Plusieurs emplacements d'éoliennes devraient ainsi être revus.

Les risques d'une atteinte à la qualité de vie et à la santé des voisins d'éoliennes sont par ailleurs qualifiés de «réduits» en raison de la distance séparatrice de 750 mètres à Saint-Valentin et de 1000 mètres à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix.

Le BAPE souligne finalement que la consultation préalable a fait défaut, le promoteur et la municipalité de Saint-Valentin ayant «informé» les citoyens, plutôt que de les consulter de façon ouverte et transparente.

Plusieurs citoyens au sein du Comité Don Quichotte contestent le projet. Les maires des municipalités voisines ont aussi formé une coalition s'y opposant.

Le ministre Arcand signale, dans un communiqué, que le développement durable s'appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de développement. Il ajoute que, considérant la non-acceptabilité sociale du projet de parc éolien de Saint-Valentin, le gouvernement ne peut donner son aval à sa réalisation.

Quant à la ministre Normandeau, elle rappelle que le gouvernement a choisi de faire de l'énergie un levier de développement économique pour les régions du Québec. Elle précise que le développement de l'énergie éolienne représente une occasion «formidable» de création de richesse pour les régions, mais qu'un tel développement n'est possible qu'avec l'appui du milieu d'accueil.

Rappelons que ce projet vise l'installation et l'exploitation d'un parc de 25 éoliennes occupant une superficie approximative de 31 hectares. Il est situé principalement dans les municipalités de Saint-Valentin et de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix.
 
 
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  • T. Beauregard
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 13h46
    Typique
    Il est effectivement impératif de suivre les principes du développement durable. Les arguments opposants ce projet sont certainement valables, sauf un... "le projet gruge un patrimoine agricole de haute qualité". Ce projet gruge tout au plus quelques hectares, alors que l'étalement urbain de la couronne Montréalaise ce goinfre annuellement de centaines de km carré de ces même terres. La présence d’éoliennes protégerait justement ces terres de l’étalement urbain. L’acceptation de cet argument par nos gouvernements est un signe d’hypocrisie crasse.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    vendredi 19 août 2011 14h05
    @ M. Beauregard
    Excellente remarque sur l'étalement urbain qui bouffe les meilleures terres du Dix-30 à St-Lin. Dans les années 1947-55, je passais mes étés au mileu des plus riches fermes horticoles du Québec au bord du fleuve à ... Brossard !

  • Elisa Soulieres
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 14h12
    Deux poids, deux mesures
    "Elle précise que le développement de l'énergie éolienne représente une occasion «formidable» de création de richesse pour les régions, mais qu'un tel développement n'est possible qu'avec l'appui du milieu d'accueil."

    Ce commentaire est louable, mais dit-elle la même chose dans le dossier des gaz de schiste ?

  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 14h49
    Un autre spectacle de cabarets
    du cirque Charest en pré-élection, le bien commun passe aprés quelques votes...

  • T. Beauregard
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 15h29
    @ Elisa Soulieres
    Bien dit. En fait, la suite des choses en dira long sur les allégations de copinage et de corruption.

  • ClarkeCity
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 16h09
    Tout doit se payer.
    L'énergie éolienne au profit des compagnies privées. Les québécois se font avoir avec ces appels d'offres car Hydro-Québec achète cette électricité à gros prix pour la revendre à rabais au Vermont ainsi qu'aux compagnies énergivores.

    Je suis pour l'énergie éolienne quand cette énergie est produite pour un besoin existant dans notre province. Les compagnies énergivores devraient payer leur juste part du coût de cette énergie. Finalement, le Québec devrait être le propriétaire de ces parcs éoliens.

    Le Vermont et ailleurs connaissent bien la recette magique "verte" du Québec à propos de cette énergie éolienne. Cependant, il est plus économique pour eux d'acheter cette énergie à moitié prix du Québec que de changer les paysages de leur région avec ces méga parcs.

    Prenant avantage que c'est une énergie "verte", le gouvernement désire faire croire aux québécois que le Québec a besoin de toute cette énergie additionnelle. Les compagnies privées empochent pendant qu'Hydro-Québec augmente nos tarifs résidentiels ...

  • T. Beauregard
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 16h54
    @ ClarkeCity
    Je préfère que le Vermont et les compagnies énergivores achètent notre énergie propre que l'énergie sale de quelqu'un d'autre. Cela contribue à réduire les gaz à effet de serre. Par ailleurs, au Québec, le coût de l'électricité est anormalement bas et c'est en partie grâce à la vente du surplus aux voisins.

    Ceci dit, je suis entièrement d'accord que davantage d'effort devrait être mis sur l'économie d'énergie. Mais ça, ça demande un changement radical dans notre mode de vie, sans parler d'une volonté politique malheureusement absente ces derniers temps.

  • Pier-Luc Theberge
    Abonné
    vendredi 19 août 2011 19h33
    Parlant d'abimer un patrimoine agricole...
    Rien n'empêche de passer avec une moisonneuse batteuse en quadrillé entre les éoliennes. Tout empêche de cultiver une fois que l'eau et le sol sont contaminés.

    Un flagrant manque de vision de nos politiciens. À bas les corrompus!

  • Michel Zampa
    Inscrit
    vendredi 19 août 2011 22h45
    pourquoi pas les pilones?
    sur les routes et autoroutes du Québec et du monde entier, il y a des lignes électriques sur pylônes qui suivent. serait-il possible que l'on créé des pylônes-éoliennes? l'espace déjà pris par les voie électrifiés, ne sont-il pas capable de aussi fournir de l'énergie?

    bon, c'est une idée...

  • d.lauzon
    Inscrit
    mardi 30 août 2011 07h13
    Éoliennes sur les toits
    Juste en face de chez moi je peux voir le garage de mon voisin sur lequel y est installé un girouette qui tourne et tourne. Je me suis souvent dit que si à la place de cette girouette il y avait une éolienne de la même grosseur, que cela pourrait générer de l'énergie au lieu de tourner dans le vide. Bien sûr que si les propriétaires d'édifices résidentiels et commerciaux pouvaient se munir d'éoliennes qui pourraient être fixées sur leurs toits en produisant de l'énergie qu'Hydro-Québec verrait ses profits diminuer. Cela expliquerait peut-être pourquoi ce type de projet ne fait pas partie des options offertes aux consommateurs.

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