Lettres - Désolant!
J'ai l'immense bonheur de séjourner l'été sur une pointe du fleuve, en face de l'île d'Orléans. C'est un milieu riche, animé par les marées. Lorsque j'arrive, et tout au cours de l'été, je nettoie tranquillement les berges, et il y en a plusieurs centaines de mètres. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir des centaines de petites rondelles ajourées de plastique.
Je m'enquiers de leur usage auprès de mon voisin cultivateur... et chasseur d'oies blanches: «Ça paraît que tu n'es pas chasseur», me répond-il. Alors, après les morceaux en étoile comme celui de droite, voilà que notre civilisation du plastique a trouvé une autre utilisation «pratique» de sa matière. Peut-être est-ce une trouvaille pour les fabricants de munitions, mais pour l'environnement, alors, c'est raté.
À l'époque où tout un chacun se sert encore de ce beau fleuve comme d'une poubelle (et j'en trouve de toutes sortes sur mes berges!), voilà qu'en plus, ceux qui l'utilisent sportivement et légitimement en sont condamnés à participer à cette pollution par le plastique, parce que ce petit bidule coûte moins cher à fabriquer que ce qu'il y avait avant à l'intérieur des cartouches, et que, bien sûr, qui dit plastique, dit flottant... Et on en retrouve partout. Je ne suis que sur une infime partie du fleuve. À combien de milliers peut-on compter ces pièces sur tous nos cours d'eau? Désolant...
***
Yves Guillet, le 29 juin 2011
Je m'enquiers de leur usage auprès de mon voisin cultivateur... et chasseur d'oies blanches: «Ça paraît que tu n'es pas chasseur», me répond-il. Alors, après les morceaux en étoile comme celui de droite, voilà que notre civilisation du plastique a trouvé une autre utilisation «pratique» de sa matière. Peut-être est-ce une trouvaille pour les fabricants de munitions, mais pour l'environnement, alors, c'est raté.
À l'époque où tout un chacun se sert encore de ce beau fleuve comme d'une poubelle (et j'en trouve de toutes sortes sur mes berges!), voilà qu'en plus, ceux qui l'utilisent sportivement et légitimement en sont condamnés à participer à cette pollution par le plastique, parce que ce petit bidule coûte moins cher à fabriquer que ce qu'il y avait avant à l'intérieur des cartouches, et que, bien sûr, qui dit plastique, dit flottant... Et on en retrouve partout. Je ne suis que sur une infime partie du fleuve. À combien de milliers peut-on compter ces pièces sur tous nos cours d'eau? Désolant...
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Yves Guillet, le 29 juin 2011
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