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Les entreprises devront élargir la récupération

Produits électroniques, lampes au mercure et piles font maintenant partie de la liste

Les téléphones portables font partie des articles qui devront être récupérés.<br />
Photo : Archives Reuters
Les téléphones portables font partie des articles qui devront être récupérés.
Après les contenants d'huile et de peinture, les entreprises québécoises devront désormais recycler les produits électroniques, les lampes au mercure et les piles. Et si elles n'atteignent pas les objectifs de récupération prescrits, elles s'exposeront à une pénalité.

Le ministère du Développement durable et de l'Environnement a annoncé, hier à Montréal, l'entrée en vigueur d'un nouveau règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises.

Le règlement entrera en vigueur le 13 juillet. À partir de cette date, les entreprises auront un an pour présenter au ministère un programme de récupération des produits visés. Le programme pourra aussi être confié à un tiers, qui devra toutefois être agréé auprès de Recyc-Québec. Il appartiendra aux entreprises visées d'informer les consommateurs de l'endroit où ils pourront déposer l'article à récupérer.

Les nouveaux produits visés sont nombreux: les ordinateurs de bureau et portables, les imprimantes, les téléviseurs, les téléphones portables, les claviers, souris, câbles et télécommandes, les batteries et les piles, rechargeables ou non, les lampes fluocompactes et les tubes fluorescents. Ces produits s'ajoutent aux huiles et aux peintures, qui étaient déjà visés par un autre règlement. Ces produits seront intégrés dans le nouveau règlement.

Des objectifs de récupération sont même prescrits pour chaque produit, par exemple

40 % des appareils informatiques et téléviseurs à compter de 2015. Le seuil sera ensuite haussé de 5 % par année jusqu'à atteindre 65 %. Dans le cas des lampes fluocompactes, l'objectif de récupération à atteindre est de 30 % à compter de 2015, avec une augmentation de 5 % par année jusqu'à atteindre 80 %.

Si les objectifs ne sont pas atteints, les entreprises visées s'exposeront à payer une pénalité, calculée par unité ou au poids, comme 10 $ par téléviseur. Cette pénalité sera versée au Fonds vert. Si une entreprise transfère au consommateur le coût de ces mesures de récupération sur son produit, le coût de ces «frais environnementaux» devra refléter «les coûts réels de gestion de ce type de produit», insiste le ministère.

Réactions

L'annonce de l'entrée en vigueur de ce règlement a été bien reçue. Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets se dit très satisfait du règlement, qui «responsabilise» les producteurs pour les produits qu'ils fabriquent. En entrevue, son directeur général, Karel Ménard, estime que le succès de cette mesure dépendra en bonne partie de la volonté des consommateurs de participer ou pas. «Le bémol, c'est au niveau de la communication auprès des consommateurs, des citoyens. Il faut s'assurer que le consommateur adhère au règlement, le comprenne et aille véritablement porter son ordinateur ou son néon ou sa pile domestique aux endroits appropriés et que le consommateur ne mette pas ces produits-là dans le sac à ordures.» Or, cet effort de communication devrait être le lot des entreprises, note M. Ménard.

Du côté municipal, tant l'Union des municipalités du Québec que la Fédération québécoise des municipalités se sont réjouies de l'annonce. Le président de la FQM, Bernard Généreux, affirme que le règlement répond à une demande répétée des municipalités, qui se retrouvent souvent avec ces produits sur les bras.

De son côté, le Conseil patronal de l'environnement se dit favorable au principe qui veut que «l'entreprise qui est responsable de la conception d'un produit doit intégrer au prix de ce produit ses coûts de gestion environnementale en fin de vie».
 
 
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  • Maria Pincel - Abonné
    30 juin 2011 09 h 28
    Ce que deviennent ces matériaux récupérés
    Qui s'intéresse à ce que devienne ces matériaux récupérés ? Expédiés en Chine, au Vietnam, ce sont des êtres humains qui vivent au travers de ces déchets hautement poison et qui manipulent quotidiennement ces composantes. Pourquoi ne sommes-nous pas capables de recycler nous-mêmes ces déchets que nous produisons ? Nous avons sûrement toute la technologie nécessaire mais pas la volonté. Notre conscience environnementale a des frontières. (Revoir les Grands Reportages de Radio-Canada, édition du 28 juin 2011).
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  • Jean Richard - Abonné
    30 juin 2011 09 h 47
    Et la cueillette ?
    Pour que le programme fonctionne, il faudra bien un quelconque système de cueillette des vieux appareils. Or, ça ne semble pas faire partie de la solution.

    Par exemple, avec le passage au numérique, bien des gens qui ne sont pas abonnés au câble à la télé par satellite échangeront leur vieux poste pour un nouveau. Or, à Montréal, plusieurs centaines de milliers de personnes n'ont pas de voitures. Comment iront-ils porter leur vieux téléviseur à un dépôt de récupération qui pourrait être à quelques kilomètres de chez eux ? En vélo ? En autobus ? Ou ils loueront une voiture ? Et ceux qui n'ont même pas de permis de conduire ?

    Ils iront au plus court et le placeront sur le trottoir, en face de la porte du 3e voisin de préférence.

    Les programmes actuellement en place et auxquels participent les éco-quartiers et quelques rares commerçants sont peu efficaces. Est-ce que le règlement à venir améliorera les choses ?
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  • Recyclo-Environnement - Inscrit
    30 juin 2011 15 h 46
    Lorsque vous voyez des téléviseurs sur le trottoir, appellez au 311.
    Le système de cueillette fera partie intégrante du programme de récupération prévue dans le règlement présenté hier, mercredi le 29 juin. Selon le règlement, le programme de récupération et de valorisation doit assurer la gestion des produits récupérés, incluant les activités de récupération, de transport, d'entreposage, etc. Il s'agira de déployer une solide logistique pour rejoindre tous les citoyens. D'ici juillet 2012, si vous voyez un téléviseur sur le trottoir, appellez au 311 et la Ville de Montréal viendra le récupérer. Ainsi, il sera détourné de l'enfouissement.
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  • Balint Demers - Abonné
    1 juillet 2011 20 h 09
    Réponse à "Ce que deviennent ces matériaux récupérés"
    Nous possédons effectivement la technologie ici même au pays pour recycler ces matières dangereuses tel les déchets électroniques. Malgré le fait que l'on dispose encore de la plupart de ce type de déchet de manière inadéquate, certaines entreprises propose déjà ce type de recyclage (ex: l'entreprise Geep). Un règlement comme celui présenté le 29 juin est un pas dans la bonne direction. Toutefois, la manière la plus contraignante serait d'obliger les entreprises fournissant le type de produit visé à reprendre à leurs frais les produits désuets. Cela responsabiliserait complètement les entreprises et encouragerait celles-ci à abandonner le concept d'obsolescence programmée.
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  • AML - Inscrit
    2 juillet 2011 12 h 51
    Pour une décroissance...
    Bien beau la récupération, mais il faudrait surtout et avant tout réduire notre consommation.
    Je vous invite à prendre conscience de ce mouvement : Mouvement québécois pour une décroissance conviviale : http://www.decroissance.qc.ca/node/5
    Bonne lecture et bonne réflexion !
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  • MICHEL RAYMOND - Abonné
    3 juillet 2011 10 h 54
    Des solutions
    Avant de lancer ce programme il faut s'assurer qu'il y aura des entreprises qui recycleront ces produits.

    Des solutions simples serait applicables pour s'assurer du succès de ce type de recyclage. Comme tout le monde doit un jour ou l'autre faire son épicerie, il pourrait y avoir dans ces épiceries et marchés d'alimentations des baques réservés aux petits objets électroniques destinés à être recycler que les gens pourraient y amener en allant faire son marché. Évidement les marchands devront êtres compensés financièrement pour leurs efforts. À Montréal pour les gros objets comme les téléviseurs, systèmes de son, ordinateurs ect...les gens n'auraient qu'a laisser leurs vieux appareils sur les trottoirs qui pourraient être ramassés par les recycleurs (ramasseurs de scraps) qui ramassent présentement tous les métaux qu'ils puissent trouver. Ces recycleurs amèneraient ces vieux objets dans les centres de récupérations des arrondissements ou ils seraient payés de la même façon qu'ils le sont lorsqu'ils amènent les vieux électros ménagers et ferrailles qu'ils trouvent.
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  • Francois - Inscrit
    4 juillet 2011 06 h 54
    Responsabiliser l'entreprise et le consommateur
    Les entreprises pourraient offrir un rabais lorsque le client ramène son appareil électronique au magasin en échange d'un nouvel appareil . Cela inciterait les consommateur à ne pas jeter leur appareil aux ordures. Je vois beaucoup de gens jeter sur le trottoir leur vieux appareil électronique et pourtant il existe des entreprises de recyclage. Mais les gens trop irresponsables et pas suffisamment soucieux de leur environnement, la ville est obligé de les prendre la responsabilité à leur place. Un peu d'effort svp.
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