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Les océans «dans un état critique»

La vitesse de dégénérescence des mers est bien plus rapide que ce qui avait été prévu, concluent les spécialistes de six pays

En plus de réduire les émissions de GES, il est urgent d’abaisser la capacité de la flotte de pêche mondiale et d’éliminer les subventions à l’origine des récoltes excessives, estiment les chercheurs du Programme international sur l’état des océans. Ci-dessus: pêche des coquilles Saint-Jacques sur les côtes françaises.<br />
Photo : Agence France-Presse Marcel Mochet
En plus de réduire les émissions de GES, il est urgent d’abaisser la capacité de la flotte de pêche mondiale et d’éliminer les subventions à l’origine des récoltes excessives, estiment les chercheurs du Programme international sur l’état des océans. Ci-dessus: pêche des coquilles Saint-Jacques sur les côtes françaises.
Les océans de la planète sont dans un «état critique», concluent 27 des plus grands spécialistes en biologie marine de six pays dans un rapport dont les grandes lignes ont été divulguées hier à l'Université d'Oxford, en Angleterre.

Ces chercheurs, qui s'étaient réunis à la mi-mai, vont produire sous peu un rapport global de leurs conclusions, dont ils ont donné un avant-goût hier dans une synthèse. Les résultats sont «choquants», a conclu Alex Rogers, le directeur scientifique du Programme international sur l'état des océans (IPSO). En cumulant leurs observations et leurs analyses, les chercheurs disent avoir découvert qu'«une vérité effrayante a émergé: la vie marine est en péril» et les océans de la planète «risquent fortement d'entrer dans une phase d'extinction des espèces».

Le réchauffement des océans et leur acidification entraînent un troisième phénomène, soit une hypoxie généralisée (faibles niveaux d'oxygène). «Ces trois facteurs se retrouvent dans chacune des extinctions de masse de l'histoire de la Terre», écrivent-ils.

Ils ajoutent que les niveaux de carbone atmosphérique (CO2) absorbés par les océans, en lien direct avec l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique, «sont déjà bien plus élevés aujourd'hui qu'à l'époque de la dernière extinction de masse d'espèces marines, il y a 55 millions d'années, lorsque près de 50 % de certains groupes d'animaux d'eau profonde furent exterminés». Pour ces chercheurs, le principal problème des océans est sans contredit le réchauffement du climat, qui exacerbe tous les autres problèmes.

«La situation est si grave que nous sommes en train de modifier la chimie des océans», le plus vaste écosystème de la Terre, écrivent-ils. Les océans ont absorbé plus de 80 % jusqu'ici de la chaleur ajoutée au système climatique par l'activité humaine et environ 33 % de toutes les émissions de GES.

À ce problème s'ajoutent les déversements d'eaux usées des cours d'eau intérieurs et les déchets des zones côtières, qui augmentent l'activité microbienne par les apports de matière organique, ce qui épuise les réserves d'oxygène et engendre la création de «zones mortes», de plus en plus nombreuses et vastes. À ces stress, souvent mortels pour les espèces, s'ajoute la pollution par les métaux lourds, les polluants organiques persistants, les plastiques, le pétrole et les pesticides.

Tous les indicateurs, poursuivent les chercheurs de l'IPSO, suivent les lignes de force des pires scénarios envisageables: ils incluent notamment la fonte des glaces polaires, la hausse continue du niveau des mers, le dégagement du méthane piégé dans le pergélisol et au fond des mers. Il en résulte que les algues marines nocives se multiplient, que les disparitions massives de poissons de longue durée de vie, comme le thon, modifient considérablement les équilibres marins, faute de prédateurs, en même temps que les flottes maritimes de la planète continuent de multiplier les espèces invasives comme les méduses, qui détruisent des écosystèmes entiers.

Présentement, poursuit ce bilan, «la vitesse et le taux de dégénérescence des océans sont bien plus rapides que tout ce qui avait été prévu». La surpêche, et en particulier le chalutage qui fauche les «forêts» marines par le dragage des hauts fonds, se retrouve aussi au banc des accusés: elle a fait disparaître 90 % des effectifs de certaines espèces, et l'humanité continue de «piller» allègrement les ressources marines au rythme de 9000 à 10 000 tonnes de poissons à l'heure pour un total de 80 à 90 millions de tonnes par an, précise l'étude.

L'exploitation du pétrole en mer et la prospection minière des fonds marins constituent des menaces qui vont prendre de l'importance dans les années à venir, notamment avec les fuites de pétrole, la formation de sédiments toxiques autour des sites de forage, la prospection acoustique qui affecte les mammifères marins et les poissons, sans compter que les minières lorgnent désormais jusqu'aux cheminées hydrothermales en grande profondeur, lesquelles abritent des espèces rarissimes et souvent uniques.

Dix ans de sursis

Malgré ce bilan dévastateur, les chercheurs de l'IPSO ne baissent pas les bras et affirment qu'il n'est pas trop tard, mais que le temps presse: l'humanité, écrivent-ils, a dix ans de sursis pour changer le cours des choses en commençant par s'attaquer aux changements climatiques, à la surpêche et à la destruction des habitats marins par la création de vastes réserves marines, sur le modèle des parcs nationaux.

«Ces enjeux affectent tout le monde, écrivent les chercheurs, parce que, tout comme le climat, les océans constituent un des systèmes-clés de la planète. Il crée plus de la moitié de notre oxygène, assure la stabilité des zones météorologiques et module les mouvements de l'atmosphère».

Le rapport synthèse de l'IPSO propose une révision radicale et urgente de la gouvernance des océans au profit d'un mode de gestion véritablement international, là où sévit le laisser-faire.

Parmi les priorités à court terme, écrivent-ils, outre une réduction des émissions de GES par la création de puits de carbone en milieu terrestre, il faudrait réduire rapidement, à leur avis, la capacité de la flotte de pêche mondiale, éliminer les subventions à l'origine des récoltes excessives, envisager de céder aux pêcheurs la propriété des ressources de pêche afin de mettre fin à la «tragédie des communs» (c'est-à-dire de ce qui n'appartient à personne), l'élimination des pêches illicites ou incontrôlées, et instituer un système de traçabilité des espèces capturées.

«Une crise à l'échelle mondiale, concluent-ils, exige une solution de même niveau.»

Pour eux, la création de réserves marines constitue «notre unique et notre meilleur espoir pour éviter des catastrophes à l'échelle du système terrestre».
 
 
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  • pilelo - Inscrite
    21 juin 2011 00 h 04
    Y a-t-il un pilote dans l'avion ?
    L'une des grandes menaces est la surpêche.

    Au Canada, la pêche est une compétence fédérale.

    Qu'entend faire Ottawa?
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  • Assez merci - Inscrit
    21 juin 2011 02 h 31
    Inconcience!
    Nous élisons des gouvernements capitalistes dont le seul but est le profits pour l`industrie et la finance.
    Lorsque l`on a un Dieu de l`argent bien on se fou bien de l`humain et de son environnement.
    On coupe à blanc nos fôrests, on construit des Wal Mart et condos sur des endroits humides, on étand du chimique sur nos terres et on en mange, on donne des quotas pour vider le sous sol des océans, on pollue l`air, pluies acides, du nucléaire dans l`air et qui retombe quelque part, disparition de abeilles, on utilise de l`uranium appauvri pour les bombes et mortiers et obus et de l`amiante dans l`air aussi etc.

    On amuse le peuple, on l`oblige à travailler de longues heures pour qu`il ne voit rien de tout ce qui se passe et on lui ment à plein nez.
    Des guerres pour s`approprier du pétrole au lieu de développer des alternatives. Ici on veut pour du profits que pour certains, polluer notre eau souterrraine, l`air avec des gaz de shiste etc.
    Si vous avez suivit le commandant Custeau dans ses voyages en mer,bien vous ne devriez pas être surpris aujourd`hui avec cette nouvelle!
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    21 juin 2011 06 h 09
    Utiliser les fonds consacrés à l'espace pour sauver les océans.
    Il est scandaleux de constater les immenses fonds que les USA et autres pays consacrent à l'espace à des fins strictement militaires au lieu de les investir dans la sauvegarde des précieux océans. Quand j'entends sur les ondes des médias tous ces supposés experts se péter les bretelles de satisfaction pour l'espace alors que nos indispensables océans sont en train de dépérir j'ai la rage et l'impuissance qui montent en moi.
    Les USA rêvent de construire des bases militaires sur certaines planètes afin de mieux contrôler la planète terre qui se meure de pollution et de gestes irresponsables de nos dirigeants qui ne visent que la maximisation des profits sans ce soucier des conséquences.
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  • Michel Harvey - Abonné
    21 juin 2011 07 h 11
    L'espace n'est pas en compétition avec les océans...
    Le coupable est la recherche de profit, une faim infinie de profit... La recherche n'a rien à voir la dedans!
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  • Gaston Gravel - Abonné
    21 juin 2011 07 h 23
    LOUI DES YEUX LOIN DES PREOCCUPATIONS
    UN FILME DEVRAIT PUBLISISER CES CATASTROPHES
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  • Trobadorem - Inscrit
    21 juin 2011 07 h 39
    Apres des pleutres comme Bouchard, Charest, Desmarais, Chevrette, Brassard essaient de nous convaincre de leurs bonnes idées de développement !!!!
    Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
    [Gandhi] [ ]
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  • Richard Evoy Richard Evoy - Abonné
    21 juin 2011 07 h 45
    La grande boîte
    Je me souviens très bien qu'au milieu des années 80 j'étais un jeune marin stagiaire sur un bateau marchand et une des anecdotes qui m'a le plus marquée est la fois ou j'ai demandé au bosco où est-ce que je devais mettre les poubelle...il m'a répondu: "lance les dans la grande boîte"...c-à-d par-dessus bord...

    Pour notre "bôce", un breton issue d'une longue lignée de gens de mer, rien de plus naturel: pour lui et ses ancêtres la mer était immense et puissante et rien ne pouvais l'affectée... Comment des restes de poissons, des cageaux en bois, des cordages en manille ou des bouteilles en verre pourraient-ils être une problème...la nature va se charger de les faires disparaître en quelque jours ou au pire en quelques années.

    Sauf que nous, nous balancions par-dessus bord des contenants de plastique, des amarres en nylon, des nettoyants chimiques et des huiles usées...et la Terre ne sachant pas comment venir à bout de ces substances... Et bien, maintenant, la boite est pleine!
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  • dojinho - Inscrit
    21 juin 2011 08 h 01
    Le délice de l'ignorance
    Chaque fois que des scientifiques sondent en profondeur l'état d'un écosystème de la planète, leurs constats les obligent à sonner l'alarme et à révéler que la situation est pire que ce qui pouvait être imaginé auparavant.

    Malheureusement, ils précisent toujours que nous avons quelques années de sursis, comme si nous pouvions attendre avant d'agir. L'humain n'agit cependant que lorsqu'acculé au pied du mur. La grande latence inhérente aux bouleversements climatiques signifie pourtant que nous sommes déjà acculés au mur et que même en abandonnant le pétrole et le charbon demain matin, il sera trop tard pour certains des effets les plus sévères du réchauffement planétaire, dont la hausse dramatique du niveau des océans et sans doute la perte du plancton nécessaire à toute vie sur terre. Le climat était en équilibre stable mais nous l'avons poussé à un mode instable qui va s'auto-intensifier.

    L'ONU devrait sonner l'alarme générale pour faire en sorte que l'on renverse la tendance - qu'on refroidisse la planète (de manière controllée, e.g. en réfléchissant la lumière du soleil en peignant nos toits en blanc, voir liens plus bas) - en plus de passer rapidement à la préservation de l'énergie et aux sources renouvelables, mais cela nécessiterait une coopération sans précédent et une ABOLITION du DROIT de VÉTO en la matière afin d'éliminer les intérêts égoïstes de certains pays (que je ne nommerai point, mais dont la capiltale commence par Washingto)...

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedd
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  • Louis-Gerard Fregeau - Inscrit
    21 juin 2011 08 h 35
    Le premier problème c'est nous
    Les gouvernements ne font que satisfaire nos demandes. Bien que j'admets que la dernière élection permet à un parti d'agir en fonction des attentes d'une minorité. Cependant, cette minorité qui recherche le profit à tout prix est fortement supporté par la majorité silencieuse qui justement est trop souvent silencieuse. Elle est silencieuse parce qu'il y a conflit entre ce qu'elle pense qu'il faut faire et ce que les membres de cette majorité sont prêts à faire.

    Exemple, réduire les émissions de CO2 par un recours moindre à l'automobile. Oui en principe, non en pratique parce que les gouvernements non pas le droit de priver l'un des membres de cette majorité du droit de vivre en banlieue.

    Bien sur, la recette théorique pour contrer l'étalement urbain qui contribue à l'augmentation du CO2 est de rendre les grandes villes plus attrayante. En pratique impossible à court terme parce qu'il faut préserver plein de choses qui entraine une lenteur excessive dans la prise de décision. Prenons, au hasard, deux cas récent, les Bixi à Montréal et l'amphithéâtre multifonctionnel à Québec. J'entends les opposants, les administrations municipale n'ont pas à subventionner l'industrie privé. Le principe est fort louable, mais le résultat est que les villes centres se dégradent au profit des banlieues avec les conséquences que l'on voit, les bouchons de circulation. Québec et Montréal n'y échappent pas. Oui je l'admets c'est moins pénible à Québec. Cependant, une partie des travaux de Québec sont dû à une augmentation du trafic vers les banlieues.

    Mon opinion est que ce qui se passe dans les mers n'est qu'un conséquence de la manière dont nous organisons nos villes. Nous voulons de la liberté de choisir notre milieu de vie, nous payons en voyant d'autres milieu se dégrader.
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  • Vincent Bussière - Abonné
    21 juin 2011 08 h 45
    Le boeuf est lent mais la terre est patiente!
    L'homme, lentement creuse son propre trou, quand la terre en aura assez elle nous bouffera tous comme elle l'a toujours fait, ce qui aura pris deux ou trois siècles à l'homme à défaire, la terre, patiente pourra prendre quelques siècles voir millénaires à refaire. La terre est patiente et elle nous bouffera tous!
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  • Jean Francois - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 01
    Oui mais l'économie !!!!
    Mais l'économie G.M. qui ne veux pas nous dire ce qu'il deverse dans les grands lac qui eux se déversent dans le fleuves qui lui se déverse dans la mer, mais GM on doit absolument sauver cette entité la. Les actions boursière sont beaucoup plus importante qu'un avenir pour la prochaine génération.

    Gang de peureux qui s'accroche tellement fort a leurs matériel parceque c'est la seul chose qu'on sait faire c'est d'accumuler et de tenter de s'enrichir. Soyons inteligent et utilisons le pouvoir de l'argent pour choisir consciement nos achats, achetons local, allons voir les artisants, les marché local et laissons tomber la marde importé qui ne dure pas. Achetons des produit de qualité qui nous dure une vie.

    Et la prochaine fois que le système tombe laissons le tomber pour en construire un autre a notre image. Et cette fois si soyons claire pour que nos valeur soit a la base même de ce nouveau monde. Car voulons nous vraiment être coupable de la destruction de celle qui nous as mis au monde, qui nous as tout donné sans rien demander en retour, qui nous as laisser la violer, l'exploiter, la bruler, la polluer, l'utiliser sans ce soucier, laissons une chance a une gestion nouvelle de s'installer et protegeons ce qui reste de merveilleux de cette terre. Car cette terre est réellement merveilleuse. Aimons nous avoir une terre avec une diverité de vie qui nous offre le merveilleux spectacle de la vie, qui avec chaqu'une des facette de la vie une chance de déveloper un medicament et autre utilité, ou bien on continue a tout détruire en esperant que les compagnie privé soit capable de bien recreer un environment artificiel pour combler tout nos besoin.

    Qu'elle est le but d'un syteme sociale ? Donner une chance a chacun de ses citoyens de combler tout ces besoin primaire mais c'est aussi de proteger l'environement qui le protege. C'est l'interdépendence de la vie. La vie a besoin de la vie pout vivre.

    Alors l'économie ou la vie ?!?!?!?!
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  • Jean Francois - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 08
    Le voyage fantastique d'un sac de platique du magasin a la grosse patche de déchet du pacifique.
    http://vimeo.com/14221747

    A voir et revoir.
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  • Moteur - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 32
    Oui mais...
    Les Bruins de Boston ont gagné la coupe!
    Ce n'est pas rien!

    Pauline se chicane avec d'autres gros nombrils!
    Ce n'est pas rien!

    Y a des bouchons sur les ponts!
    Ce n'est pas rien!

    Avez-vous finis de m'achaler avec vos niaiseries!
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  • Paul Dawson - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 44
    Sauve qui peut.

    Du calme !

    Après Las Vegas, Céline Dion s'y mettra.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 55
    Conscient vs inconscients
    Le grand rassemblement contre les gaz de schiste n'était pas à propos de gauche vs droite, riches vs pauvres, fins vs pas fins, c'était à propos des gens conscients de leur environnement vs les gens inconscients de l'environnement. Nous avons pu constater qu'il y a encore beaucoup plus de gens inconscients de l'environnement que de gens qui en sont conscients.

    Ça regarde mal... très mal !

    Serge Grenier
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 00
    Médusé
    Pendant ce temps, au Japon on se prépare à déverser dans l'océan Pacifique des centaines de millers de litres d'eau de refroidissement radio-active. Je pense que même la méduse japonaise va en prendre pour son rhume.
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  • Remi Manso - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 12
    Association Démographie Responsable
    Comme toujours, la seule et unique cause à ce problème est la surpopulation. Comment la Terre va-t-elle pouvoir faire face à la présence de 7 milliards de prédateurs ? Que va-t-il se passer quand nous serons 9,3 milliards dans 40 ans ? Qu'en sera-t-il lorsqu'en 2100 nous serons plus de 10 milliards ? Si des politiques énergiques ne sont pas mises en oeuvre urgemment, je ne donne pas cher de notre espèce sur le long terme...
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  • Marc Donati - Abonné
    21 juin 2011 10 h 41
    Nous pouvons faire quelque chose
    Si la situation peu nous apparaitre catastrophique, les actions que l'on peut poser sont nombreuses. Il suffit de se donner la peine.

    http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/ocea
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  • Geoffroi - Abonné
    21 juin 2011 10 h 47
    Tout un défi pour les marionnettes des néolibéraux
    Vous écrivez:
    « Présentement, poursuit ce bilan, «la vitesse et le taux de dégénérescence des océans sont bien plus rapides que tout ce qui avait été prévu».

    Est-ce le résultat du "taux de dégénérescence" des véritables dirigeants de l'humanité : les néolibéraux d'ici et d'ailleurs qui manient très bien les ficelles de leurs marionnettes politiciennes ?
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  • jpz - Abonné
    21 juin 2011 11 h 07
    @ moteur et ne pas vouloir voir l'avenir
    La pollution sous toutes ces formes causera de grands dérèglements climatiques et écologiques qui sont précurseurs de grands dérèglements économiques qui feront rapidement oublier le jeu, les bouchons de circulation, les turbulences politiques. Il faudra avoir des décideurs qui auront une bonne vision d'avenir pour réussir à s'adapter et survivre à l'irréversible réchauffement climatique au delà des moins de 100 mois encore disponible pour éviter les grandes catastrophes dont on peut encore rire mais de moins en moins.
    Je ne suis pas prophète juste scientifique qui constate l'état de la situation actuelle et l'évolution ...
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  • Jean Francois - Inscrit
    21 juin 2011 11 h 41
    pas de surpopulation mais une surconsomation
    @Remi Manso

    Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
    (Gandhi)

    L'homme qui depense 100 000$ dans une année laisse une emprunte beaucoup plus grande sur la planete que l'homme qui en dépense 1000$.

    Il a assez de nouriture qui pousse chaque jour pour nourir deux fois et demis la planete entiere mais au lieu de nourir des humains nous preferron nourire des vaches et des cochons.

    Ce nes pas la quantité d'humain sur la planete le probleme c'est la mauvaise gestion de notre consomation le probleme.
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  •  
  • Denis Marseille - Inscrit
    21 juin 2011 12 h 51
    alea jacta est
    «Ce nes pas la quantité d'humain sur la planete le probleme c'est la mauvaise gestion de notre consomation le probleme.»

    A l'instant où l'être humain a pris conscience qu'il pouvait modifier son environnement à son avantage, il le fit. Et cela a commencé fort longtemps avant qu'on écrive l'histoire.

    Penser que du jour au lendemain, nous serons capables de nous départir de notre croyance qui consiste à contrôler la terre, nous courons à notre perte.
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  • Jean Francois Bissonnette - Inscrit
    21 juin 2011 13 h 16
    La "tragédie des communs"
    Un bien inquiétant portrait que celui-là. Des solutions existent, par contre, nous dit-on. Parmi celles-ci, on propose de "céder aux pêcheurs la propriété des ressources", afin de mettre un terme à la "tragédie des communs". D'aucuns pourraient croire, ayant lu Marx, que la situation écologique actuelle tient pour beaucoup à la destruction des "communs", amorcée avec les "enclosures" anglais il y a quatre siècles. Le capitalisme avec sa "destruction créatrice" n'a fait depuis que s'approprier ce que la nature avait donné à tous et à personne, et on a appelé cela, le "progrès". On nous dit qu'une propriété collective est condamnée à se dégrader car nul ne s'en soucie, n'ayant pas de bénéfice à en tirer. Mais croit-on vraiment que, propriétaires, les pêcheurs saisiraient mieux la nécessité de limiter leurs prises pour assurer la pérennité de la ressource? N'y a-t-il que l'égoïsme du boutiquier pour nous enseigner la raison?
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  • Daniel Berube - Abonné
    21 juin 2011 13 h 55
    ¸@Remi Manso
    Comme l'a dit Jean Francois plus haut, le problème n'est pas uniquement la surpopulation... la preuve: nous jetons 1 milliard 200 millions de tonnes de nourriture chaque année dans le monde... es-ce parce que nous sommes trop d'humains...

    Une étude datant d'il y a plus de 10 ans démontrait que si tous les humains étaient végétariens, la terre pourrait nourrir plus de 40 milliard d'individus... ca vous donne une idée de la chose...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    21 juin 2011 14 h 20
    Les communs n'existent pas
    Dans tous les villages, il se créait une entente entre les usagers des communs. C'est seulement quand chacun est seul et en compétition avec tous les autres qu'on se met à faire n'importe quoi.
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  • martin-lecteur - Abonné
    21 juin 2011 15 h 12
    Du pétrole et des hommes...
    Je ne doute pas de la bonne volonté de la plupart des gens. Je suis profondément convaincu que la majorité est prête à renverser la vapeur, là, maintenant. En effet, il est clair que mettre sur pieds (ou à flots) de tels parcs mondiaux obligerait les entreprises à respecter les environnements marins. Malheureusement, le système économique dominant valorise les profits de quelques propriétaires d'entreprises, sans égard à la santé de l'environnement.

    Du pétrole et des hommes...
    Les pétrolières vendent des produits qui, même si leur utilisation augmente l'effet de serre, ne sont aucunement gérés par des quotas. Ils retirent du sol et vendent le pétrole jusqu'à épuisement des stocks. Après cet épuisement, ils retirent et vendent autre choses (gaz de shiste, etc.). Pendant ce temps (et depuis le début), des gens (parfois de très bonnes personnes) achètent du pétrole et des actions de ces pétrolières (sous forme de REER) pour s'assurer une belle retraite au soleil.

    J'ai parlé des pétrolières, mais elles ne sont pas seules... Les bâteaux-usines qui raclent les fonds marins (sorte de coupes à blanc), par exemple, ne sont pas à négliger.

    Enfin, le problème résiderait en grande partie dans la gestion de ces parcs. Surtout lorsque le système économique est axé sur le profit de quelques entreprises sans tenir compte des responsabilité qu'elles ont à l'égard de la planète et des habitants, toutes espèces confondues.

    martin-lecteur
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  • carlino - Inscrit
    21 juin 2011 16 h 14
    trés bon article
    il faut commencer par revoir le méthodes de pêche qui doivent être plus sélectives et moins dévastatrices de fonds marins .
    il faut aussi augmenter les tailles réglementaires de capture : exemple la taille de capture du homard est de 7.8 ....seulement a cette taille seul 20 % ont eu le tps de se reproduire ...il suffirait d'un cm de plus pour que 80 % aient eu le tps de pondre !!!
    pêche a pied et de plaisance ...il va malheureusement falloir établir un permis de pêche ....car trop de gens ne respectent rien . Au moins il ne pourront pas dire qu'ils ne sont pas informés sur la réglementation .
    Il ne s'agit pas de réduire pour réduire ou réglementer pour réglementer ou faire du fric ...il s'agit de permettre aux ressources de se multiplier pour nourrir l'homme dans les meilleurs conditions et de façon pérenne . dans cet article les éoliennes offshores a 10 km de nos côtes n'ont pas étés mentionnées . Pourtant avec les 3000 tonne de béton par pied , les vibrations et infrasons ont va vers la destruction de nombreuses espèces ....sans parler des paysages !!!! tout cela pour rien ou presque aléatoire et inadapté pour la France .
    Encore un effet pervers des subventions .... que nous allons payer trés cher .
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    21 juin 2011 19 h 51
    Terrible !
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  • Moteur - Inscrit
    21 juin 2011 20 h 29
    D'autres solutions?
    Pour la population, les actions synchronisées un peu comme celles du printemps Arabe, offre selon moi une multitude de possibilités.

    Que ce soit comme outil de pression ou comme une force pour faire agir tout le monde dans le même sens en peu de temps, elles représentent une nouvelle force qui a un impact énorme et dont nous ne faisons qu'expérimenter les premières possibilités.

    Pour les mangeux de gazon, ils n'ont qu'à s'inspirer des jus de fruits qui aujourd'hui ont un goût très compétitif avec disons les boissons gazeuses. L'argument du geste uniquement sociale et conscientisé, ne tient pas la route...sauf en cas de désastre!

    Pour les actions du gouvernement, il ne faut pas trop s'y fier. Trop occupés à s'en mettre plein les poches ou nous faire subir leurs insupportables discours partisans! Je me dis que les véritables gestes viendront des gens en premier et les gouvernements suivront.
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  • Gert - Inscrit
    21 juin 2011 23 h 18
    Ne pensez plus
    Les grandes entreprises sont partis pour faire des profits et elles se foutent carrément de ce qui surviendras apres , elles ne pensent pas qu'elles sont en train de mettre la terre en temps d'apocalipse, pour ceux qui ne comprenne pas , lisez les derniers versets de la bible et vous comprendrez ce qui se passe sur la terre , vous en aurez des frissons, le Dieu des industrie est l'argent , elles vont nous détruire mais elles se détruiront elles mèmes aussi , Ça elles ne le réalisent pas mais quand ça arrivera , elles sent mordrons les pouces , mais il sera trop tard et surtout avec les gaz de schiste , ce sera la coupe qui fera deversé la coupe , je crois que trop de corruption existe dans le monde pour que le monde redevienne bon. on se reverra de l'autre coté pour s'en reparler si le monde ne change pas au plus vite , aujoud'hui les criminels sont plus protégés que le bon citoyen qui lui , il paye pour pour ça , la justice est ou , la haute finance fait sa justice elle mème et elle protège ses sbires , soyons concientisés et fesons de notre mieux et continuons a nous battre pour avoir une vie meilleure, notre confort achève et profitons-en bien, que Dieu nous protège tous . Amen Gerty
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  • Jana Havrankova - Abonnée
    22 juin 2011 09 h 15
    L’humain, l’élément par essence polluant
    C’est un peu court d’affirmer que la planète peut nourrir 10 milliards d’individus. Il se trouve que les humains produisent des déchets rien qu’en respirant et en éliminant les résidus de ce qu’ils ont mangé. Ils doivent se déplacer, beaucoup doivent chauffer leurs habitations, posséder un minimum d’outils. Même avec une meilleure distribution des ressources, chose certainement nécessaire, et une simplicité volontaire (ou imposée), il faudra limiter l’expansion populationnelle.
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  • celine parent - Inscrit
    22 juin 2011 14 h 30
    Un Saint-Laurent en santé sur toute sa longueur
    Ici, au Québec, notre responsabilité, c'est de voir à ce que le Saint-Laurent soit en santé. Un fleuve en santé, oxygéné, qui se jette dans l'océan, c'est ce qui peut contribuer le mieux à préserver l'Atlantique Nord.

    Or, quand on construit des centrales hydro-électriques sur les grandes rivières de la Côte-Nord, on pense à la Romaine, par exemple, c'est le fleuve qu'on prive d'un apport vital d'eau vive et d'oxygène. Le fleuve s’asphyxie peu à peu, les espèces marines en souffrent. Et c'est tout l'écosystème qui est affecté. Le BAPE en a prévenu le gouvernement lors des audiences qui ont précédé le démarrage du chantier de la Romaine. Tout comme Parcs Canada. Mais le gouvernement Charest est allé de l'avant quand même, même s'il y avait d'autres solutions (voir Chercher le courant).

    Et, si par malheur on vient à creuser des puits de pétrole dans le Golfe du Saint-Laurent, car on le sait, une fois Old Harry creusé, les puits se multiplieront autour des Iles-de-la-Madeleine... Des fuites de pétrole, petites ou importantes, viendront inévitablement affecter l'écosystème marin et terrestre du Golfe.

    Garder le Saint-Laurent en santé, ainsi que ses affluents et les lacs où ils ont leur source (la nappe phréatique!), et ce, des Grands Lacs jusqu'au Golfe, c'est ce que nous devons faire en premier, ici au Québec, pour sauvegarder l'Atlantique Nord.
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  • I. Belanger - Inscrit
    25 juin 2011 11 h 00
    Commencez par arrêter de manger du poisson !
    Ça me lasse de lire les plaintes des gens au sujet de la surexploitation de ci et de ça. Les responsables de ce désastre écologique et des autres, ce n'est pas telle compagnie ou tel gouvernement, c'est nous !

    Si vous voulez que la surpêche arrête, commencez donc par arrêter de manger du poisson ! Ça fait deux ans que je n'en ai pas mangé. Ça a été difficile au début parce que j'adore les sushis, mais je ne suis pas morte. Vous trouvez que la nouvelle voiture de tel compagnie est vraiment hot ? So what ? La vôtre roule encore et c'est juste à ça que ça sert, une voiture : rouler. Et tant qu'à y être, laissez-la donc dans votre cour et pédalez. Ça diminuera du même coup les soins de santé pour lesquels on s'apprête à défigurer le Nord de notre belle province.

    Je pourrais continuer longtemps, mais je pense que vous avez compris l'idée : la surexploitation existe parce que la surconsommation existe. Si vous voulez vraiment que ça change, arrêtez de surconsommer. Je suis persuadée qu'aucune personne ici n'est prête à ce sacrifice, alors arrêtez de faire semblant d'être des écologistes dans l'âme.
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  • Mario Paquette - Inscrit
    27 juin 2011 20 h 54
    POLITICIENS DE TOUTES ALLÉGEANCES RÉAGISSÉS A LA NOUVELLE !!!!!!!
    Nous payons votre salaire arreter de fermer les yeux / ecouter pour ouvrir vos horizons la chanson suivante des Mes Aieux (album La Ligne Orange):

    LE DÉNI DE L'ÉVIDENCE .
    Environ 180 pays ont signé Le Protocole de Kyoto en 1997 où 38 pays industrialisés s'engagent à abaisser leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012. Cependant, « Le protocole de Kyoto voulait réduire de 5% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, etles émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, et on est déjà à 30 % au-dessus de ce niveau…

    En attendant… « On danse la danse du déni de l’évidence. On danse la danse du déni de l’état d’urgence

    Ecouter Les Années lumières : 6/26/2011 12:00:00 AM
    2011.06.26 - Les années lumière
    La disparation accélérée des espèces océaniques.http://www.radio-canada.ca/mesAbonnements/baladodi

    Extraits a retenir du bonne article de M. Francoeur:
    Les océans ont absorbé plus de 80 % jusqu'ici de la chaleur ajoutée
    au système climatique par l'activité humaine et environ 33 % de toutes les émissions de GES. Les océans constituent un des systèmes-clés de la planète. Il crée plus de la moitié de notre oxygène, assure la stabilité des zones météorologiques et module les mouvements de l'atmosphère».

    Que faire : s'attaquer aux changements climatiques, à la surpêche et à la destruction des habitats marins par la création de vastes réserves marines, sur le modèle des parcs nationaux.

    Allez au Travail il est encore temps de remedier aux conséquences catastrophiques qui nous attends et en particulier nos enfants et petits enfants.
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