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    Rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat - Les énergies renouvelables pourraient répondre à 80 % de la demande

    C'est la volonté politique de leur ouvrir la porte qui pourrait faire défaut

    Si le plein potentiel des énergies renouvelables était capté, indique le GIEC, on pourrait retrancher entre 200 et 560 milliards de tonnes de CO2 à l’atmosphère terrestre entre 2010 et 2050. <br />
    Photo: Luke MacGregor Si le plein potentiel des énergies renouvelables était capté, indique le GIEC, on pourrait retrancher entre 200 et 560 milliards de tonnes de CO2 à l’atmosphère terrestre entre 2010 et 2050.
    Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) estime que les énergies renouvelables (ER) peuvent combler d'ici 2050 près de 80 % des besoins en énergie de la planète.

    Leur utilisation massive, soutient l'organisme onusien, pourrait aider substantiellement à contenir la hausse du climat terrestre à moins de 2 °C, soit l'objectif agréé par l'ensemble de la communauté internationale.

    Et 53 % de cet énorme potentiel, exploité marginalement jusqu'ici, se retrouve dans les pays en développement ou les pays émergents, précise par ailleurs le GIEC.

    Son rapport a été approuvé hier par les représentants des pays membres de la convention sur les changements climatiques, réunis à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, sous la forme d'un résumé de 25 pages «à l'intention des décideurs». Le rapport, qui fera plus de 1000 pages, sera rendu public en juin. Il constitue une synthèse des travaux de 120 chercheurs, qui ont été coordonnés par l'organe scientifique de l'ONU.

    Si le plein potentiel des énergies renouvelables était capté, indique le rapport, on pourrait retrancher entre 200 et 560 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) de CO2 à l'atmosphère terrestre entre 2010 et 2050. Cela équivaudrait à une soustraction de 5 à 14 Gt par année, selon les quatre scénarios envisagés. On apprenait avant-hier que les émissions de GES avaient atteint 30,6 Gt en 2010 alors que la limite à ne pas dépasser d'ici 2020 est de 32 Gt si l'humanité veut avoir une chance sur deux de limiter la hausse du climat à 2 °C.

    Selon Ramon Pichs, coprésident du groupe de travail du GIEC sur les ER, «ce n'est pas la disponibilité des ressources qui fait défaut, mais des politiques publiques qui vont soit ouvrir, soit réduire la voie aux énergies renouvelables dans les prochaines décennies».

    Le scénario le plus optimiste envisagé par les experts prévoit que 77 % de la demande en énergie sera comblée par les ER autour de 2050, ce qui devrait produire entre 314 et 407 exajoules (un milliard de milliards de joules). Les États-Unis produisent annuellement environ 94 exajoules.

    Dans tous les scénarios, le nucléaire et la séquestration du carbone réduiront moins la contribution aux changements climatiques que les ER, dont on n'utilise présentement que 2,5 % du potentiel.

    Selon le GIEC, la bioénergie, qui permet de récupérer l'énergie de déchets et de résidus forestiers et agricoles, pourrait fournir entre 100 et 300 exajoules d'ici 2050, soit près du quart de toute l'énergie alors requise.

    Les «éoliophobes» vont frémir: c'est l'énergie éolienne qui vient ensuite, avec 20 % de la production totale d'énergie. Cette filière supplantera même l'hydroélectricité, dont la part passera de 16 % présentement à 10-14 %, selon les scénarios. Vient ensuite le solaire, passif ou photovoltaïque, auquel on prédit une part de 10 %, mais qui pourrait grimper à 30 % en cas de percée technologique significative. La géothermie et l'énergie des mers se disputeront des parts d'environ 5 % chacune.












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