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Bond de 5% des GES en deux ans

À ce rythme, la hausse de la température de la terre risque de dépasser le seuil critique des 2 °Celsius

La centrale thermique au charbon de Boxberg, en Allemagne. Berlin a décidé de renoncer au nucléaire, mais misera en partie sur de nouvelles centrales de ce type.<br />
Photo : Agence France-Presse John Macdougall
La centrale thermique au charbon de Boxberg, en Allemagne. Berlin a décidé de renoncer au nucléaire, mais misera en partie sur de nouvelles centrales de ce type.
A une semaine de la conférence de Bonn sur les changements climatiques, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) constate dans un rapport publié hier que les augmentations de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 5 % en deux ans sur la planète, malgré un contexte de faible relance économique.

Pour l'agence internationale, cette augmentation rapproche dangereusement la planète du seuil critique que les pays ont tous convenu de ne pas dépasser, soit un niveau d'émissions annuel de 32 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt). Ce niveau correspond à une augmentation éventuelle de 2 °C de la température moyenne de la terre. À Cancún comme à Copenhague, il a été convenu de limiter la hausse de la température terrestre à ce niveau d'ici 2020.

Mais avec le mince écart qui sépare désormais la planète de ce seuil d'émissions, l'AIE estime qu'il pourrait être franchi l'an prochain, soit neuf ans plus tôt que prévu.

En 2009, les émissions de GES d'origine humaine ont plafonné au niveau record de 2008, accusant même une légère baisse de 29,3 Gt à 29 Gt à cause de la crise financière. La planète était alors en pleine récession, ce qui permettait de prévoir une baisse plus substantielle encore. Mais voilà qu'en 2010, alors que l'économie reprenait lentement, les émissions bondissent au niveau sans précédent de 30,6 Gt, un bond de 1,6 Gt ou de 5 %. L'augmentation de cette seule année dépasse en importance le 1,4 Gt qui reste comme marge de manoeuvre pour que l'humanité conserve une chance sur deux de reprendre le contrôle du climat.

Selon les propos du chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, tels qu'ils étaient rapportés hier par The Guardian, en Angleterre, «il devient très difficile à ce niveau d'émissions de maintenir la hausse du climat à 2 °C. Disons que la possibilité d'y arriver s'amenuise de plus en plus. C'est ce que disent les chiffres».

Pour Nicholas Stern, du London School of Economics et auteur du rapport le coût de l'inaction en matière de changements climatiques, «ces chiffres indiquent qu'on retourne au scénario du laisser-faire. Selon les projections du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat [GIEC], cela signifie que nous avons une chance sur deux de voir la température moyenne du globe augmenter de 4 °C au cours du XXIe siècle».

Selon M. Stern, «une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d'existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et à des conflits».

M. Stern avait calculé dans son rapport qu'il en coûterait environ 1 % du PIB mondial pour une lutte efficace contre les changements climatiques. Par contre, avait-il calculé, le coût de l'inaction amputera le PIB mondial de 20 % par année, soit un coût 20 fois plus élevé.

Charbon et gaz de schiste

Selon le chef économiste de l'AIE, deux raisons principales expliquent l'échec de la communauté internationale à réduire ses émissions de GES.

D'abord, dit-il, «les grandes nations émettrices n'envisagent pas sérieusement de réduire leurs émissions. Et deuxièmement, la révolution des gaz de schiste menace la viabilité des projets d'énergies vertes partout sur la planète», car elle offre aux producteurs d'énergie une solution plus économique, mais néanmoins plus riche en GES que les énergies vertes que l'on était sur le point d'adopter, comme les économies d'énergie, l'éolien, la géothermie, l'énergie des mers, le solaire, etc.

Les trois quarts de l'augmentation des GES en 2010 proviennent des pays en développement qui semblent sortir de la récession plus rapidement que l'Occident qui y transfère la production des biens qu'il consomme.

De plus, selon l'AIE, 80 % des centrales thermiques actuelles, pour la plupart fonctionnant au charbon, seront encore là dans 30 ans, ce qui obligera les gouvernements à sabrer les émissions d'autres secteurs. Par ailleurs, le coup que la filière nucléaire vient de prendre avec l'accident majeur de Fukushima en incite à délaisser cette filière. Ainsi, l'Allemagne a décidé de fermer ses centrales nucléaires d'ici 2020, misant sur les énergies vertes et l'éolien en particulier, mais aussi sur un certain nombre de nouvelles centrales thermiques au charbon. Le Japon entend lui cesser de miser sur le nucléaire.

Enfin, la perspective d'un accord international de réductions substantielles de GES à Durban, au début de l'hiver prochain, semble d'autant plus éloignée que le président Obama paraît mis au pied du mur par la majorité républicaine à la Chambre des représentants.

Pour le porte-parole de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Patrick Bonin, «la situation climatique est plus que critique. Elle est alarmante. Chaque jour d'inaction nous rapproche un peu plus du précipice. Plus la mise en place de mesures de réductions musclées se fait attendre, plus les efforts à venir coûteront cher en termes de vies, de dommages et d'argent. Le mur du 2 degrés se rapproche».

De son côté, Steven Guilbeault, le porte-parole du dossier climat chez Équiterre, estime que l'augmentation constatée par l'AIE, «c'est tout simplement énorme parce que son impact va toucher tout ce qui vit sur terre», ce qui dépasse en ampleur les grandes catastrophes fort médiatisées dont les impacts sont pourtant plus régionaux.

«Le problème, dit-il, nous touche déjà même si on ne peut faire un lien direct. Les inondations et les ouragans seront plus fréquents et plus forts. Les feux de l'été dernier en Russie ont conduit ce pays à cesser d'exporter son grain: immédiatement, cela s'est traduit par une hausse du prix des denrées sur la planète. L'Amazonie a connu ses deux pires sécheresses en 100 ans au cours des cinq dernières années. On est devant une conclusion inéluctable: même si certains, comme la Chine, font des efforts importants, globalement, on est en train de faillir à la tâche.»
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    31 mai 2011 06 h 28
    Accablant!
    Toutes les autres questions devraient paraître futiles, y étant d'une manière ou d'une autre subordonnées, mais non, on préfèrera mettre en doute les dires de l'Agence internationale de l'énergie.
    Toutes les pouvoirs politiques, toutes les cervelles de la planète devraient se mobiliser sur ces questions, mais non, on préfèrera compter ses armes, paufiner ses frontières, courir les investisseurs pour ses plans bâtards.
    Tout va très bien madame la Marquise!
    M.Francoeur a eu sa colonne de journal, un peu plus loin on continue à parler de gros sous.
    Business as usual quoi!
    Si quelqu'un nous regarde au microscope de l'univers, il doit voir un troupeau de bactéries complètement fêlées.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    31 mai 2011 06 h 31
    ysssssss
    On va peut-être un jour éviter les printemps glaciaux comme on vient de vivre cette année

    PS: Steven Guilbeault a étudié en théologie. Qu'est-ce qu'il connait en climat?
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  • France Marcotte - Abonnée
    31 mai 2011 07 h 19
    Triste M.Tremblay
    Laissez faire S.Guilbeault ou même M.Francoeur.
    Que pensez-vous de l'Agence internationale de l'énergie?
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  • TRIPOD - Inscrit
    31 mai 2011 07 h 53
    Ce n'est pas grave ...
    Ce n'est pas grave, ici au Québec, Lucien Bouchard, John James Charest et la Normandeau ont déjà fait plus que leur part en patronnant une industrie, celle des gaz de schiste, dont la majorité des puits d'exploration fuient déjà et qui, si on la laisse faire, va bientôt fuir de partout, à la grandeur du territoire québécois !

    Une question pour les politiciens et l'industrie des gaz de schiste : Pourquoi donc se contenter d'un simple 2 degrés Celsius à la hausse pour atteindre le seuil critique quand on est facilement capables de monter ça à 4 degrés Celsius et de carrément et irréversiblement le dépasser ce seuil critique ?
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    31 mai 2011 08 h 18
    Que faut-il faire pour convaincre M. Harper ?
    Peut-être que Jack pourra le convaincre ? Peut-être que son pasteur saura le convaincre ? Peut-être que ses conseillers théologiques sauront le convaincre ? Puisque le GIEC n'y réussit pas. Puisqu'aucun groupe écologistes n'y arrivent. Puisque même Jean Charest n'y réussit pas. Et même si on se séparait du Canada on aurait le même problème sur le dos. Il fait chaud. Il fait de plus en plus chaud dans le climat politique de la planète. Même une guerre à l'américaine ne ferait qu'empirer les choses.

    Mon Dieu, dîtes-moi mon Dieu, comment fait-on pour déboucher la conscience d'une personne qui croit en Vous, tellement qu'il est prêt à affronter l'Apocalypse plutôt que de renoncer aux profits de sables bitumineux ?
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  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné
    31 mai 2011 08 h 30
    Effondrement
    Il ne faut pas qu'être l'inventeur du jeu d'échec pour comprendre l'effet d'une croissance exponentielle. Ainsi, un taux de 3,5 % de croissance annuelle fait en sorte que la somme au bout de 20 ans équivaut au double du total de tout ce qui avait été entièrement consommé 20 ans plus tôt.
    Au rythme actuel de l'exploitation des ressources de la planète pas besoin d'être grand devin pour prévoir ce qui va survenir d'ici un ou deux cycles de croissance.
    Commençons par celui qui s'emballe le plus vite, le marché financier. Ce marché demeure toujours aussi débridé, décollé de la réalité économique. Alors, avant la fin de cette décennie, attendons-nous à une deuxième crise financière. Mais cette fois-là, les États ne seront plus en mesure de venir voler au secours des "traders" et des banquiers avides, à coup de milliers de milliards de dollars. La conséquence: de crise financière, l'effondrement se traduira en crise monétaire et celle-ci viendra gripper durement l'activité économique. Nous serons passés d'une crise financière à une véritable crise économique.
    Celle-ci, paradoxalement, ralentira la flambée des cours de l'énergie... pour un temps seulement. Parce qu'avec près de 90 millions de barils de pétrole consommé chaque jour sur cette planète, avec un consommation de charbon qui augmente en flèche (37% de 2002 à 2008) avec une demande dopée par le rattrapage des pays émergents, nous avons atteint un plateau duquel ne peut suivre qu'une déplétion de l'offre. Aussi, il n'y aura pas de sortie facile, comme lors de la crise de 1929, parce que l'abondance des sources d'énergie fossile ne sera plus au rendez-vous. Qui plus est, l'effet combiné de l'épuisement des écosystèmes ajouté au stress climatique induit par la civilisation industrielle créera des contraintes analogues à celles qui s'exercent sur tout système complexe, entraînant un réajustement brusque de l'état d'équilibre de celui-ci.
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  • Clement Doyer - Inscrit
    31 mai 2011 08 h 33
    Haha!
    Rodrigue Tremblay.
    En tous cas, il est évident que tu ne connais rien à la question. Pas besoin d'aller à l'université pour étudier un sujet comme celui-ci, l'information est disponible, universelle. Quelle sorte de remarque est-ce?
    Celle d'un autruche la tête dans le sable. Il faut être mais totalement dans la brume pour ne pas voir la gravité de la situation de 2011. Au Québec, coté émissions, on a un gros avantage sur le reste de la planète à cause de l'hydro-électricité, mais le charbon et le gaz de shiste ailleurs, ça nous précipite dans la falaise. les choses vont accélérer et on a encore rien vu.
    Les inondations en Montérégie, le printemps frette du Québec, la sécheresse sur toute la France, une saison sèche en Asie du Sud-Est où il pleut tous les jours depuis mars, pour ne parler que de ce que je connais personnellement.
    Qui peut prédire les catastrophes qui nous attendent quand les océans s'en mêlent? C'est plus de 50% de la surface de la planète terre...
    Stéphane a conscience de la gravité des circonstances et il intervient du mieux qu'il peut, c'est déjà beaucoup mieux que l'apathie qui essaie d'être drôle.
    Je trouve toujours bizarre de voir les gens qui n'ont jamais rien fait qui essaient de convaincre ceux qui sont en train de le faire que c'est impossible.
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  • jocelyne53 - Inscrit
    31 mai 2011 08 h 39
    Harper !
    La théorie du chaos selon les Évangélistes donc est membre Harper. Une collision inévitable entre le ciel et l'enfer, cela en fait un premier ministre inquiétant.
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  • michelgrosmi - Inscrit
    31 mai 2011 08 h 40
    Étude en littérature anglaise
    les printemps glaciaux sont justement un reflet des problèmes soulevés dans l'article de Monsieur Francoeur. L'information éduque...
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  • Claude Kamps - Inscrit
    31 mai 2011 08 h 45
    La solution simple et inévitable
    Rendre la combustion du charbon propre sans trop de frais.

    Et je suis certain qu'elle existe déjà, mais se cache dans un tiroir, parce que pas rentable pour les mégalomanes du pétrole ou autres congloméras dont nous ne soupçonnons même pas l’existence...

    Se creuser les méninges pour que de nouvelle source d'énergie soient mise au point et coûte une fortune est de la perte de temps, jamais avant bien du temps, l'Afrique ou l'Asie ne vont se priver comme nous du charbon qui est économique et disponible.
    Je ne conçois pas une éolienne avant longtemps qui soit assez grande et à la portée des pauvres de la terre, actuellement ce sont des mines d'or pour leurs propriétaires qui finance sans doute les «Équiterre» de ce monde qui veulent plein de solution bien rentable chez nous, mais impossible pour le tier-monde ou les pays émergeant....

    La simplicité est la solution, pas la complication et les fortunes qui passent dans des colloques qui sont à coté de la question...
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  • Francois - Inscrit
    31 mai 2011 08 h 49
    Les québecois se croient sensibles à l'enviroonment
    Ce n'est que pour se donner bonne figure que de dire que l'environnement est important. Jean Charest était à Kyoto maintenant qu'il y rêve des milliards pour les gaz schistes et l'exploitation du pétrole dans le Golf du St-Laurent il ni la pollution que ce la cause. On change de chemise à notre guise au gouvernement mais les résultat de mentent pas. Une diminution des GES se consolidera seulement si les comportements des individus changent et tiennent compte des conséquences écologique de leur consommation.
    Mais on est loin du résulta quand un gouvernement adopte des comportements niant la réalité des faits. Des emplois vert on peut en créer aussi si il y une volonté et un investissement d'y parvenir. La technologie existe déjà il suffit seulement d'être ouvert et sensible à l'environnement. Notre source de bien être et de santé de plus en plus hypothéqué. Nous attendons que la terre soit menacé de façon importante et y trouver une forme de capitalisation afin de s'y mettre.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    31 mai 2011 08 h 54
    @ Rodrigue Tremblay
    Vous êtes prêts à faire courir des risques énormes à la planète. Mais si jamais vous vous trompez et qu'il y a effectivement une catastrophe par votre faute, comment comptez-vous faire réparation ?

    Et si vous êtes insolvable, inciter les gens à prendre de tels risques est très «irresponsable» de votre part !

    Serge Grenier

    P.S. Si nous nous trompons, la conséquence c'est une planète plus propre et une société plus saine; si vous vous trompez, la conséquence c'est une planète stérile et inhabitable.
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  • Wilbrod Eastman - Inscrit
    31 mai 2011 09 h 38
    Les vrais pollueurs
    Le sol réfléchit des rayons infrarouges, dont une partie sera retenue dans l’atmosphère par les gaz à effet de serre et les nuages.
    Environ 50 % du rayonnement solaire est absorbé par le sol, et retourne dans les océans, schéma normal de la nature.
    Environ 25 % du rayonnement solaire est absorbé par les nuages.
    Au risque de vous étonner il y a prés de un milliard de ruminants sur notre planète. Les plus gros producteur de CO2 de la planète, a cause de leur système de digestion et de défécation. Si les gens mangeaient moins de viande et buvaient moins de lait ca améliorerait notre environnement. Passé l’âge adulte le lait ne sert a rien, la preuve est que les « producteurs» industriels du lait pour consommation ajoutent une grande quantité de vitamines et autres, pour donner l’impression que le lait est indispensable. Je suis végétarien et n’est plus bue un verre de lait depuis 60 ans. Et porte allégrement mes 80 ans. Je ne nie pas que l’industrie pollue, mais beaucoup moins que les ruminants. Nous ne pourrions pas vivre sans C02. Par contre les gaz de schisme sont une catastrophe pour l’environnement.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    31 mai 2011 09 h 45
    @grenier
    2 degrés de plus au Québec serait fort apprécié.
    Montréal aurait un climat qui s'approcherait de NY et l'Abitibi de Montréal. C'est quoi le problème?
    Le réchauffement de la planète, si jamais c'était vrai, serait la plus belle chose qui pourrait arriver au Québec, le plus beau leg qu'on pourrait faire à nos petits-enfants. (ca fait 13 générations que l'on vit dans l'un des climats les plus froids, les plus durs au monde)
    Mais nos élites ici sont tellement colonisées et nos verts tellement flyés qu'on a transformé quelque chose de merveilleux en une catastrophe! On a poussé le ridicule jusqu'à enlever nos sacs à la SAQ (à chaque fois que je sors avec mes bouteilles dans les mains, je rage contre le Curé Guilbeault)
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  • Jean_Yves - Abonné
    31 mai 2011 09 h 49
    L’illusion de contrôle.
    Non seulement il est incroyablement prétentieux de prétendre savoir contrôler le climat (on n’est même pas capable de construire des ponts qui tiennent debout plus que 3 ou 4 dizaines d’années…) mais en plus on prétend qu’on sait contrôler l’économie…, chose que l’on a bien démontrée en 2008 !

    Petit coups d’œil svp sur la réalité sur lequel repose le confort qu’offre a ses citoyens les pays suivants.

    Le Japon http://www.iea.org/stats/pdf_graphs/JPELEC.pdf

    L’Allemagne http://www.iea.org/stats/pdf_graphs/DEELEC.pdf

    L’Inde http://www.iea.org/stats/pdf_graphs/INELEC.pdf

    La Chine http://www.iea.org/stats/pdf_graphs/INELEC.pdf


    Après avoir prétendu savoir contrôler le climat et savoir contrôler les économies il ne s’agit plus que de passer à l’action…

    Et changer à peu près 80% des sources d’énergies de ces pays…

    Bonnes chances les Kings !
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  • France Marcotte - Abonnée
    31 mai 2011 09 h 50
    Crédibilité
    Merci pour vos ruminations sur les ruminants M.Bidule mais comme référence, j'aime mieux me tourner vers le contenu de cet article.
    Faut choisir ses sources un jour!
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  • Fernand Trudel - Abonné
    31 mai 2011 10 h 05
    Un combat futile
    Comme Don Quicotte de la Mancha les é.cologistes luttent contre la m=nature et pensent la supplanter. Quel rêve futile qui nous fait gaspiller des millards inutilement. Les volcans qui irruptent ont plus d'influence sur le climat que tous les gestes des humains.

    Je conçois que nous devons respecter la nature mais nous ne pourrons jamais contrôler le thermostat de la terre. Le penser c'est s'illusionner et écouter le discours des faiseurs de rêve comme Al Gore qui lui ne rêve qu'à devenir le premier milliardaire du climat en exploitant les crédules comme il l'a fait avec le bogue de l'an 2000.

    Voici quelques citations de scientifiques chevronnés pour vous faire réfléchir:

    « Les chercheurs en sciences du climat sont souvent tentés de modifier leurs données pour être en phase avec la vision politiquement correcte sur les changements climatiques ». Eduardo Zorita - PhD - Paléoclimatologue - Chercheur à l’Institut pour la Recherche Côtière GKSS (D) Ex collaborateur du GIEC.

    « Les coûts engendrés par une politique climatique doivent être proportionnels à ses avantages. Or l’impact du changement climatique est relativement faible ». Richard Tol - PhD - Prof of the Economics of Climate Change Vrije Universiteit Amsterdam (NL) Prof associé Hamburg Centre for Marine and Atmospheric Science (D).

    Malgré ce qui se dit dans les médias, il n’y a aucun consensus scientifique sur les causes des changements climatiques ». Tom Tripp - Spécialiste en applications du magnésium - Membre du pannel technique du GIEC.

    « Les changements climatiques découlent d’un processus naturel soumis à des cycles. Les activités humaines y ont un apport négligeable ». Anatoly Levitin - PhD - Directeur du Laboratoire des Variations Géomagnétiques - Institut du Magnétisme Terrestre - Académie des Sciences (Russie)

    J'en ai quelques centaines du genre. Alors c'est un combat futile...
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  • France Marcotte - Abonnée
    31 mai 2011 11 h 11
    M.Trudel
    Entre ce que vous dites et les données de l'AIE, le choix n'est pas bien difficile à faire.
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  • Dr Tournesol - Abonné
    31 mai 2011 12 h 28
    Un peu de retenue SVP
    Certains commentateurs de cette tribune usent d'arguments fallacieux et ne contribuent pas à faire avancer le débat. Citer hors contexte ou sans laisser au lecteur le lien menant au document original constituent aussi des manquements de respect envers le lecteur. Je ne crois pas à la science infuse et je m'objecte aussi au fait que certains soient plus égaux que d'autres. J'encourage donc le lecteur à consulter les documents et communiqués de l'IEA:

    http://www.iea.org/index.asp
    http://www.worldenergyoutlook.org/docs/weo2010/fac

    et à lire de nombreux livres traitant des dérèglements climatiques.

    Les scientifiques, en tant que collectivité, mais à titre individuel souvent, tiennent compte à la fois, dans la mesure du possible, des impacts dus à l'activité l'humaine, de ceux dus à l'activité solaire, de ceux liés aux mouvements de la croûte terrestre, des océans, du manteau, du rayonnement cosmique, etc. Cette collecte d'informations est essentielle mais requiert des moyens et du temps, parfois importants, selon la complexité des paramètres à mesurer.

    On peut apprécier la chanson de Charlebois "Jacques Cartier" mais croire qu'une augmentation de CO2 dans l'atmosphère équivaut à changer de latitude ne reflète qu'un manque flagrant de connaissances... et d'intuition aussi !



    Je m'étonne encore qu'il doive être fait mais, en regard de nos comportements, tout à fait inconséquents, force m'est d'admettre que tout est à faire.
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  • François Beaulé - Abonné
    31 mai 2011 12 h 28
    Économie et environnement: le désastre
    La manière avec laquelle les gouvernements occidentaux ont réagi à la crise financière en dit long sur notre dangereuse dépendance au système capitaliste.

    Les États se sont endettés pour soutenir un système qui nous mène à un désastre environnemental: perturbation grave du climat, épuisement des ressources, pollutions chimiques qui détruisent les espèces animales et végétales et qui, se retrouvant dans nos cellules, déclenchent des cancers.

    En s'endettant de la sorte, les États ont diminué leur capacité d'intervention sur le mode de vie et sur la façon de produire.

    Il ne reste plus qu'à souhaiter que le système capitaliste s'écroule sous le poids de ses contradictions et irrationalités. Et que les États mettent au point un système de survie pour passer à travers la terrible crise qui suivra. Une espèce d'économie de guerre ou de transition.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    31 mai 2011 12 h 42
    Fernand
    Fernand, tout ce que vous faites c'est du copier-coller de sites négationnistes. L'histoire des volcans c'est de la foutaise, mais vous continuez à al répéter sans cesse même si on vous à montrer 1000 fois que c'était faux. Vous vivez dans un monde intellectuel qui vous est douillet. Toute information ce qui supporte cette vision, aussi absurde soit elle, est immédiatement acceptée comme véridique par vous,
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    31 mai 2011 13 h 06
    Le pouvoir et l'acquisition de richesse avant tout...
    Nommez deux des plus puissants moteurs de l'existence humaine depuis son avènement sur cette planète ? Le pouvoir et l'acquisition de richesse. Il est alarmant de lire que malgré l'incroyable intellect dont se targue l'espèce humaine, cette dernière continue de détruire ainsi son propre habitat en n'ayant en tête que le fric rapide et l'influence. Sommets, protocoles, rencontres et réunions s'enchaînent et pourquoi ? Pour faire joli et faire taire les groupes de pressions. De l'hypocrisie pure et simple OU un agrégat de bonnes intentions dont tout le monde économique se fout. Les compagnies (pétrolières et autres), ont investi des milliards dans des infrastructures coûteuses. Pensez-vous un seul instant que ces gens ont des scrupules écologiques véritables ? Regardez BP avec sa marée noire. Ils ont payé l'amende et hop, ils continuent. Au fond des choses, au quotidien, monsieur madame tout le monde s'en balance un peu aussi et c'est ça le problème véritable parce que cela ne les affecte pas tout de suite. Ce ne sont pas ceux qui vivent actuellement qui vont l'avoir la merde, c'est ceux qui suivent ! Raison de plus pour s'en balancer si on suit la logique de ces imbéciles, bornés et profiteurs. Que faire vraiment ? Mettre son pied à terre politiquement et exiger des changements radicaux au niveau énergétique. Repenser la consommation et l'alimentation. Le consommateur a des responsabilités. Mettre l'accent 'véritable' sur l'innovation, l'émergence de nouvelles possibilités et aider leur implantation. L'éolien, le solaire, la force des marées et des courants marins, le géothermique, les piles biodégradables, les transferts d'énergie comme la captation de l'énergie de la marche humaine sur les trottoirs, etc. Émettre de véritables sanctions qui ont un impact. Tout est possible, ne reste qu'une volonté véritable ! Et cette volonté est si rapidement mise de côté lorsque le pouvoir et l'acquisition de richesse
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  • Pierre Vaillancourt - Abonné
    31 mai 2011 13 h 17
    @ Rodrigue Tremblay
    M. Tremblay, vous écrivez que « le réchauffement de la planète, si jamais c'était vrai, serait la plus belle chose qui pourrait arriver au Québec ».

    Le Québec n'est qu'un grain de sable sur la planète Terre et vos propos ne tiennent nullement compte des milliards d'Humains qui vivent sur cette Terre.
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  • RealT - Abonné
    31 mai 2011 13 h 49
    Trop coûteuse la lutte au changement climatique?
    Comment alors qualifier le coût de 1000 milliards de dollars du programme d’avions militaires F-35, rapporté par le Wall Street Journal la semaine dernière?
    Les gouvernements ne manquent pas d’argent pour défendre leur territoire national contre des attaques hypothétiques venant d’ennemis potentiels indéterminés. Mais pour prévenir des changements climatiques irréversibles, clairement annoncés par les plus grands scientifiques reconnus au monde, et dont les impacts risquent de modifier irrémédiablement la nature de leur territoire et la qualité de vie de leurs citoyens pour des générations, on manque cruellement d’argent. Question d’argent ou mauvaises priorités? Plus de détail et références sur http://www.webzine-impactcc.com/Guerre-au-rechauff
    Réal Trépanier
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  • Labelle Michel - Inscrit
    31 mai 2011 14 h 29
    Le réchauffement planétaire?

    Les données provenant des satellites ont démontré que depuis 12-13 ans, on assiste à un refroidissement de la planète :
    http://icecap.us/images/uploads/05-loehleNEW.pdf


    Le cheval de bataille des protagonistes de l'impact des GES sur le climat, Al Gore le premier, est l’article publié en 1999 dans la revue Nature qui faisait état d’une corrélation entre la température et la concentration de dioxyde de carbone au cours des 420 000 dernières années à partir de l’analyse de carottes de glace prélevées à Vostok en Antarctique. Or, il y a un retard d’environ 800 ans entre les changements de la température et ceux de la concentration du dioxyde de carbone, les changements de température précédant les changements de la concentration du dioxyde de carbone. Il est d’ailleurs logique que la température influence la concentration du dioxyde de carbone, car ce gaz est davantage libéré des océans avec la hausse de la température.

    De plus, aucun des promoteurs de ce mensonge ne fait état que le dioxyde de carbone produit par les activités humaines ne compte que pour 0,117 % des gaz à effet de serre; ni que les océans et la biosphère contiennent 5 000 fois plus de dioxyde de carbone que ce qui est produit annuellement par les humains; ni que dioxyde de carbone est l’une des trois substances les plus importantes pour la vie, les autres étant l’eau liquide et l’oxygène; ni des résultats de l’étude publiée en 1991 dans la revue Science qui montre une étroite corrélation entre l’activité solaire et la température et une absence de corrélation entre la température et la concentration de dioxyde de carbone entre 1900 et 1970.

    Une période glacière est en train de commencer, car il n'y a plus de taches solaires. La température de la Terre est à la baisse depuis 12-13 ans.

    http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,662092,00.html

    Et la glace augmente en Antarctique :
    http://www.news.com.au/story/0,27574,25348657-40
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  • Anne-Marie Desmeules - Inscrit
    31 mai 2011 14 h 42
    @ M. Tremblay
    Il y a longtemps qu'il ne m'avait pas été donné de lire pareille bêtise.

    Quoi ajouter, sinon que si cette forme de pensée basée sur un refus de voir, d'entendre et de sentir, est généralisée, les chances de l'humanité de s'en tirer sont plutôt minces...
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  • Labelle Michel - Inscrit
    1 juin 2011 08 h 30
    Nous ne sommes pas seuls Monsieur Fernand Trudel

    Plus de 30 000 scientifiques américains pensent comme nous :
    http://www.oism.org/pproject/

    De plus, le 19 février 2011, le Congrès des États-Unis a ANNULÉ TOUTES les subventions à l'Intergovernmental Panel on Climate Change (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

    http://www.climatesciencewatch.org/2011/02/19/hous

    Voici les conclusions d'un rapport de 321 pages produit par plus de 1 000 spécialistes en météorologie :

    http://hw.libsyn.com/p/b/f/6/bf663fd2376ffeca/2010
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  • Labelle Michel - Inscrit
    1 juin 2011 12 h 18
    Bond de 5% des GES en deux ans = Augmentation de 0,00585 % du total des GES


    Le dioxyde de carbone (CO2) produit par les activités humaines ne compte que pour 0,117 % des GES (gaz à effet de serre) présents dans l'atmosphère.

    Que signifie un bond de 5 % des GES anthropogéniques (produits par les activités humaines) sur l'ensemble des GES présents dans l'atmosphère?

    Facile!

    = 0,117 % * 5 % = 0,00585 %

    L'impact d'une augmentation de 5 % des GES anthropogéniques représente une augmentation de 0,00585 % de l'ensemble des GES présents dans l'atmosphère.

    C’est énorme, trouvez-vous?
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  • Jean Piuze - Abonné
    1 juin 2011 13 h 18
    Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre
    Je suis toujours surpris de voir combien de gens refusent de se ranger à l'opinion de plus de 99% des scientifiques (professionnels et sérieux), à l'effet que l'atmosphère se réchauffe rapidement et que l'homme y est clairement pour quelque chose. Certains préfèrent écouter les rares voix scientifiques dissidentes, ou encore choisir n'importe quelle théorie circulant sur Internet qui leur plaise, sans doute parce que cela les conforte dans leurs habitudes génératrices de GES en excès. Les données sont implacables: la température moyenne de la Terre monte depuis plusieurs années (même si un printemps au Québec peut quand même être plus froid que de coutume). L'énergie thermique totale dans notre atmosphère augmente et qui dit énergie plus grande, dit turbulences augmentées dans le système (ouragans, tornades, tempêtes de mer, etc.). Il est déjà acquis que nous allons vivre des changements importants, mais si nous ne réagissons pas maintenant, ces changements pourraient s'avérer catastrophiques au-delà du 21e siècle ou même avant.

    Jean Piuze, Abonné
    D.Sc. (Chimie)
    Québec
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    1 juin 2011 14 h 23
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