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Étude sur les gaz de schiste - Un exercice moins scientifique que «politique»

Le p.d-g. de la société albertaine Questerre fait rapport aux actionnaires à Oslo

Le président-directeur général de Questerre, Michael Binnion
Photo : ITA de Saint-Hyacinthe - Le Devoir
Le président-directeur général de Questerre, Michael Binnion
L'évaluation environnementale stratégique (EES) que Québec a enclenchée pour déterminer s'il faut aller de l'avant avec la filière des gaz de schiste est en réalité moins un exercice scientifique qu'un «exercice politique et éducatif» qui permettra aux Québécois d'apprivoiser une industrie étrangère à leur culture, et à la «bureaucratie francophone» de se mettre à l'heure de cette technologie.

C'est ce qu'affirmait aux actionnaires de Questerre, réunis à Olso en Norvège le 19 mai dernier, le président-directeur général de Questerre, Michael Binnion. Son discours est intégralement reproduit sur le site Internet de cette société albertaine spécialisée dans l'exploitation du gaz de schiste.

Michael Binnion estime que l'industrie «ne s'attend pas à grand-chose en étudiant six puits au Québec dans les deux prochaines années. On n'en apprendra pas plus que ce qu'on a appris en forant 40 000 puits ailleurs en Amérique. C'est un exercice pour les gens du Québec qui pourront s'éduquer sur cette question. Mais c'est plus important comme exercice politique pour convaincre les Québécois qu'on peut exploiter [cette ressource] sécuritairement».

Michael Binnion est d'avis «qu'il y a un grand manque d'expérience dans la fonction publique au Québec» en matière de gaz de schiste. Et «beaucoup d'unilingues [francophones] dans la bureaucratie»!

Parlant du comité de l'EES, où siégeront des dirigeants d'une industrie que l'EES doit évaluer, il ajoutait: «C'est notre chance d'inclure les régulateurs dans nos projets. Une chance de créer cette expérience dans la bureaucratie, chez les régulateurs.»

Mais, ajoute-t-il, à propos de la nouvelle réglementation qui exige, dit-il, ce que sa compagnie faisait déjà, «c'est plus une différence de perception que de réalité parce qu'on n'aurait pas été de l'avant sans respecter ces exigences de toute façon».

Le nouveau règlement, dit-il avec satisfaction, ne fait «que trois pages». En Alberta, il aurait eu «trente pages» qui auraient non seulement exigé des informations, mais la manière de les collecter et de les transmettre, et qui aurait sanctionné la non-observation, ce qui n'est pas le cas au Québec, notait-il.

Au Québec, ajoutait un transparent présenté par M. Binnion, «nos adversaires sont bien financés, bien organisés et dotés d'une stratégie claire. L'industrie a certes les ressources financières, mais n'a ni la capacité ni l'expérience pour aller chercher l'acceptabilité sociale». Elle devra le faire avec une stratégie d'humilité devant les problèmes, comme celle de Toyota, plutôt qu'en relançant la responsabilité à d'autres, comme BP dans le golfe du Mexique, ajoute-t-il. Michael Binnion pensait sans doute ici au fait que plusieurs compagnies semblent incapables au Québec de mettre fin aux fuites de méthane de certains puits, selon les révélations récentes de Rue Frontenac.com.

Questerre, a précisé son p.-d.g., a d'ailleurs pris les devants sur la nouvelle réglementation en échantillonnant les puits d'eau potable autour de ces équipements avant d'amorcer une phase d'exploration pour se mettre à l'abri d'éventuelles poursuites. «On fait ça pour se protéger, car on sait qu'il y a du méthane dans la plupart, sinon dans tous les puits au Québec», a-t-il dit à ses actionnaires.

Prolongation des permis


Visiblement très confiant quant à la suite des choses, Michael Binnion a affirmé, présentation PowerPoint à l'appui, que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune «a annoncé son intention de donner un congé-extension sur les permis actuels jusqu'après l'EES et la législation qui suivra».

Bien que rien n'ait été jusqu'ici confirmé par la ministre Nathalie Normandeau, la chose semble être déjà acquise dans l'esprit du président de Questerre. Selon lui, Québec «a déjà décrété un congé de deux ou trois ans sur les permis, ce qui indique la reconnaissance, par le gouvernement, des investissements qui ont été faits par ceux qui ont fait cette découverte, mais aussi du fait que nous ne méritons pas de perdre nos droits territoriaux parce que nous n'investissons pas les sommes prévues, ce que nous ne pouvons pas faire durant l'évaluation environnementale. C'est un signal important qui démontre que le gouvernement du Québec reconnaît les investisseurs dans ce projet».

Cette mesure devrait faire perdre un peu plus de 1 million de dollars par année au Trésor public. Québec doit assumer en plus la facture de l'EES, qui s'élèvera à au moins 7 millions, en plus de débourser 5 millions pour acquérir de meilleures connaissances sur les eaux souterraines.

En réagissant à la décision des libéraux de lancer une EES, le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard, avait clairement évoqué la possibilité d'exiger une forme de compensation pour les entreprises gazières qui ne pourraient pas agir librement durant l'évaluation environnementale. «La création du comité [qui chapeautera l'EES] a pour effet d'empêcher beaucoup de travaux qui seraient faits autrement, donc les gens qui vont être affectés par ça vont se trouver à perdre du temps pour remplir leurs obligations, avait-il dit à la mi-mars. Est-ce qu'on va leur reprocher de ne pas avoir rempli leurs obligations?»

Évoquant la rapidité avec laquelle les choses se sont mises en place à la suite du dépôt du rapport du BAPE, M. Binnion a attribué le mérite principal à l'albertaine Talisman Energy. «Je dois donner le crédit à Talisman. C'est le groupe dans l'industrie qui a le plus d'influence et qui travaille le plus fort pour aider le gouvernement à agir rapidement dans le dossier du comité [qui dirigera l'EES], des nouvelles règles et du congé-extension des permis. Talisman a été à l'avant de tout ça. Ils ont fait un bon travail.» Fait à noter, c'est également Talisman qui rémunère Lucien Bouchard lorsqu'il assume ses fonctions de président de l'APGQ.

Par ailleurs, Michael Binnion n'est pas heureux de voir les redevances passer de 30 à 50 %. Mais il se console parce que les industriels pourront ne payer que 2 % de redevances durant les premières années de développement d'un puits, le temps de récupérer l'ensemble de leurs investissements. Cela fait en sorte que les gazières ont maintenant droit à un «meilleur système» qu'auparavant, selon lui.
 
 
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  • Anne-Marie Allaire - Abonnée
    27 mai 2011 05 h 39
    Nouveauté
    En tant que francophones, on a subi bien des quolibets au cours des ans mais d'ëtre traités d'aliénés scientifiques, c'est nouveau. A suivre...
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  • François Ricard - Abonné
    27 mai 2011 06 h 57
    Colonisés hier, colonisés aujourd'hui, colonisés de main...
    ...Michael Binnion n'est pas heureux de voir les redevances passer de 30 à 50 %. Mais il se console parce que les industriels pourront ne payer que 2 % de redevances durant les premières années de développement d'un puits, le temps de récupérer l'ensemble de leurs investissements.. .
    Un puits de gaz de shale produit à son maximum durant les premières années. Après cinq ans sa production est beaucoup moindre.
    Nos dividendes proviendront de cette production après cinq ans. Nous aurons alors 50% de pratiquement rien. Les investisseurs auront alors empoché le gros des profits.
    Et ce monsieur Binnion confirme que l'Évaluation environnementale stratégique que le gouvernement Charest vient de mettre en branle n'est que pour lancer de la poudre aux yeux de la population.
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  • 54lili - Inscrit
    27 mai 2011 07 h 45
    Encore merci M.Francoeur.
    Il est à espérer que la majorité des Québécois ont toujours su que Charest a mis cette étude EES sur pied simplement pour faire baisser la grogne. M.Binnion à ce sujet est franc.

    Normandeau qui n'a pas confirmé le fait que les permis ont extensionnés au-delà de l'éude du EES. Comme toujours ce PLQ au service des minières et gazières.

    Pendant ce temps, Bachand nous passe des budgets avec des hausses de taxes de toutes sortes alors que notre Pays est riche.
    Un petit hic, on se fait voler à tour de bras.

    Ainsi, M.Binnion déplore que la fonction publique québécoise soit de langue française, allooo on est au Québec ici.

    Tout cela pour dire que vivement les élections pour mettre le PLQ/GESCA corrompu jusqu'à l'os, DEHORS,
    DEGAGEZ CHAREST/NORMANDEAU

    Lise Pelletier
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    27 mai 2011 08 h 28
    Même si on parle le français...
    ... ça ne nous a pas empêchés d'entendre parler des conséquentes néfastes des opérations de fracturation aux États-Unis...
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  • Jean Martinez - Inscrit
    27 mai 2011 08 h 40
    CQFD
    - Il y a des unilingues francophones dans la fonction publique québécoise;
    - Apparemment, le Québec est la seule législation au monde où il y a des unilingues;
    - La langue française est comme un ver dans le cerveau qui empêche de comprendre la science, la technologie et la finance;
    - Par conséquent, ce Québec si stupide et arriéré ne peut comprendre qu'il est juste et bon de brader ses ressources naturelles au profit d'étrangers ou de sympathisants libéraux;
    - CQFD

    Par chance, ce Québec taré a élu un gouvernement dont le chef est bilingue et fédéraliste, ce qui lui permettra après quelques mises en scène politiques de recevoir la lumière divine de la vérité et de se rendre compte qu'il doit absolument donner son gaz pour des redevances dérisoires.

    Question à Monsieur Binnion: allez-vous dire la même chose en France?
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  • Marc Durand - Inscrit
    27 mai 2011 08 h 40
    Les vrais "affaires" $$$
    2% de redevance pour les cinq premières années, c'était plan d'affaire initital et c'est toujours dans le plan d'affaire actuel de l'industrie. Le travail des lobyistes autour de la ministre Normandeau demeure donc très efficace. Le problème au Québec pour l'industrie est la perception et l'acceptabilité de la chose. Le BAPE puis l'ÉES sont donc une bonne chose pour M. Binnion, car justement le rôle essentiel de ces commissions est de trouver les moyens de rendre l'industrie acceptable. Aux yeux de l'industrie, la commission du BAPE a bien fait son travail de ce point de peu d'impact réel et négatif sur l'industrie. Un rapport n'est qu'un rapport, et il peut contenir de beaux principes, tant que cela n'a pas d'impact sur la réalité: deux pourcent en redevances, ça c'est ce qui compte dans le plan d'affaire.
    Le "congé forcé" de deux ans, ne pénalise pas vraiment l'industrie - en attendant, c'est le Québec qui paie les millions pour l'ÉES, les études et qui leur accorde le congé. Tant que l'industrie conserve de la ministre l'assurance qu'on ira de l'avant ensuite, après que l'opération ÉES aura ajouté comme le BAPE, une façon de "rassurer la population", tout reprendra.
    Merci M. Binnion d'être aussi "transparent" - vous nous en apprenez beaucoup plus que la ministre sur la vraie situation. Vous dites «qu'il y a un grand manque d'expérience dans la fonction publique au Québec» en matière de gaz de schiste... et que «c'est notre chance d'inclure les régulateurs (ceux qui font les règlements) dans nos projets. Une chance de créer cette expérience dans la bureaucratie.» Cela on le savait déjà qu'au MRNF, c'est l'industrie qui fournit les données, les idées et les propositions des règlements; à la lecture des nouvelles règles transitoire, c'est une évidence qui saute aux yeux!
    Le Québec des gaz de schiste est encore et toujours une "république de bananes" perçue comme tel par l'industrie.
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  • Pierre Girard - Abonné
    27 mai 2011 08 h 59
    Paul Hellyer : des sources d'énergie exotiques existent déjà

    Saviez-vous que nous n'avons plus besoin d'énergie fossile depuis fort longtemps? D'ailleurs, Paul Hellyer, ancien vice-premier ministre du Canada travaille fort pour essayer de nous le dire depuis quelques années. Dans son livre “Light at the End of the Tunnel”, il affirme que des sources d'énergie exotiques existent déjà. Elles ont été développées "au noir" par le "gouvernement fantôme" des É-U utilisant des technologies empruntées à des visiteurs de l'espace [...]

    http://paulhellyer.horsdutemps.info/ .

    Mais, comme le sujet extraterrestre est tabou, ça va demeurer ainsi et notre monde va se rendre au max de sa folie avant de commencer à s'ouvrir sur ce sujet.

    Tous les points dans le temps et dans l'espace sont liés.

    "Nous avons déjà les moyens de voyager vers les étoiles, mais ces technologies sont verrouillées dans des programmes secrets et il faudrait une action divine pour qu'elles soient utilisées au bénéfice de l'humanité... Tout ce que vous pouvez imaginer, nous sommes en mesure de le réaliser." (Benjamin R. Rich le père du furtif Stealth Bomber).

    Dans son livre "The day after Roswell" (Le jour après Roswell), le colonel Philip Corso affirme que les hautes technologies que nous utilisons aujourd'hui viennent de vaisseaux extraterrestres capturés par l'armée.
    Le colonel Philip Corso, qui a été chargé du dossier des événements de Roswell en 1947, nous instruit sur ce sujet. Dans son livre, il explique que les technologies que nous utilisons de nos jours sont issues de la technologie extraterrestre... http://corso.horsdutemps.info/

    Informez-vous, bon Dieu!

    Pierre Girard
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  • Franfeluche - Abonné
    27 mai 2011 09 h 07
    Renseignons-nous !!!
    Je suis en train de lire « L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie » d'Hervé Kempf. Je vous suggère d'en faire autant. Vous comprendrez alors ce qui se passe avec du gaz de schiste.

    Quant à ce Michael Binnion qui reproche à la fonction publique son manque d'expérience en ce qui a trait au gaz de schiste, je lui réponds que cela s'explique par le fait que le parti libéral transfert en douce toute l'expertise au privé. De toute façon, ce digne représentant du néolibéralisme a tout intérêt à disqualifier une fonction publique dédiée au bien de la collectivité pour la remplacer par des personnes à la solde de l'industrie qui est consacrée à la recherche de profits des actionnaires.

    Quant à sa remarque sur l'unilinguisme dans la bureaucratie au Québec, elle témoigne d'un manque total de respect. Ce monsieur semble ignorer que la langue officielle du Québec est le français. En second lieu, je serais très intéressé à connaître le taux de bilinguisme de la fonction publique dans les autres provinces.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    27 mai 2011 09 h 30
    Je n'en veux pas
    Je ne veux ni gaz de schiste, ni redevances. Mon argent je le gagne en travaillant honnêtement et sans détruire l'environnement. Les gens qui excusent l'exploitation des gaz de schiste parce qu'ils veulent recevoir des redevances pour se faire vivre par les autres en se foutant de l'environnement ne sont pas crédibles et on ne devrait pas tenir compte de leur opinion.

    Les gens qui sont à ce point déconnectés de la nature pour concevoir et mettre en pratique des méthodes d'extraction par fracturation hydraulique ne sont pas crédibles non plus et nous ne devrions pas leur donner les moyens de faire autant de dégâts dans la nature.

    Serge Grenier
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  • Daniel Breton - Inscrit
    27 mai 2011 09 h 33
    Bien financés???
    Au Québec, ajoutait un transparent présenté par M. Binnion, «nos adversaires sont bien financés, bien organisés et dotés d'une stratégie claire. L'industrie a certes les ressources financières, mais n'a ni la capacité ni l'expérience pour aller chercher l'acceptabilité sociale»

    Elle est puissante, celle-là! On travaille sur ces dossiers depuis des années avec des bouts de ficelle et M. Binnion va prétendre qu'on a beaucoup d'argent pour faire ce qu'on fait!!!

    Et que dire de son commentaire sur les unilingues francophones?

    Il a pris la parole au congrès de Liberté-Québec pour énoncer d'autres "vérités" de ce type telles que: le levée de boucliers vient d'écologistes et d'artistes uniquement. Ben tiens! LA TRÈS GRANDE MAJORITÉ de la résistance vient DE CITOYENS qui en ont marre de se faire prendre pour des "seconde classes".

    La vision de M. Binnion, c'est du colonialisme à l'état pur.
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  • François Ricard - Abonné
    27 mai 2011 09 h 55
    ....2% de redevances
    Ce 2% de redevances suffira à peine à payer une loge au maire Labeaume dans son nouvel amphithéâtre...Misère
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  • Nath LeBlanc - Inscrit
    27 mai 2011 10 h 44
    Manque total de respect.....
    Voici l'exemple parfait d'un manque total de respect, d'arrogance, d'insolence, d'insultes, de mépris à la face du Québec et des Québécois. La vision de M. Binnion, du colonialisme révolu ! Et ''monsieur'', même si on parle français ici...... On comprend assez l'anglais, pour comprendre les conséquentes néfastes des opérations de fracturation aux USA... du CON !
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  • camelot - Inscrit
    27 mai 2011 10 h 56
    Choquant
    Franchement, ce monsieur affirme sans ambages qu'il peut faire ce qu'il veut au Québec, que les lois sont ridicules, el les francophones des moutons.

    Dehors les industries sans scrupules.
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  • Mathieu Bastien - Inscrit
    27 mai 2011 11 h 15
    ÉMOTIVITÉ
    J'ai bien hâte que ce débat cesse d'être émotif !!

    Personne semble comprendre que M.Binnion (sans le défendre) ne parle de nous (francophones) comme si "nous avions un ver dans la tête et que nous sommes incapable de comprendre la science des gaz de SHALE" et non de shiste SVP !! Arrêter avec l'émotivité face à la langue française, nous sommes plus riche que ce genre de personnage. (M. Binnion car nous, nous parlons 2 LANGUES !!!)
    JE SUIS UN FIER FRANCOPHONE QUI A BESOIN DE L'ANGLAIS POUR SURVIVRE EN AMÉRIQUE !!

    Il nous dit seulement que dans la fonction publique (les gens qui sont responsables d'analyser et de comprendre la science derrière l'extraction des gaz de SHALE), il y a des "UNILINGUES" francophones, donc c'est difficile pour ces fonctionnaires de lire la documentation scientifique qui est en ANGLAIS, malheureusement !! Ce qui va ralentir le processus de compréhension !!

    Bien oui, il y a des actionnaires qui sont impatients de pouvoir toucher l'argent qu'ils ont perdu (QEC.TO = -30%) et ils ont hâte de voir les travaux débuter. Et je comprends également qu'il faut prendre le temps de faire les choses comme il le faut, mais comme M. Binnion a dit: "On n'en apprendra pas plus que ce qu'on a appris en forant 40 000 puits ailleurs en Amérique" !!! Non ??, nous au Québec, on est "the shit" et nos fonctionnaires vont dire au reste des experts en extractions de gaz de SHALE comment il faut VRAIMENT faire !!! MouaaHaHa, on se prend vraiment pour d'autre !!

    Message à Fanfreluche, bien content de voir que quelqu'un lit un livre sur les gaz de SHALE, mais M. Kempf n'est pas toujours objectif ! Je vous suggère de lire Ethical Oil (Business book of the year) de M.Ezra Levant qui est la contre-partie au livre de M.Kempf. Il n'y a pas juste un côté à la médaille !! Ils sont comme deux grands rivaux et leur débat mérite notre attention !

    twitter: @MathieuBastien
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  • Nancy Giroux Dépanneur Du Coin 2007 - Abonnée
    27 mai 2011 11 h 38
    Utilisé une stratégie d'humilité!!!???
    Choquant!
    Nous voulons leur bien et nous l'aurons!!! C'est aussi simple que cela! et tout ça avec l'accord, la complicité et la bénédiction de notre "cher" gouvernement Charest.
    Je le répète c'est choquant!
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  • Monique Thibault - Inscrite
    27 mai 2011 11 h 46
    C'est assez, le mépris!
    À ce que je sache, les Français... parlent français! Pourtant, ils viennent de freiner les aspirations des chantres du gaz de schiste!...
    J'arrive d'Europe centrale et là, ils semblent avoir compris: 70% de l'électricité est produite par l'éolien ou d'autres sources propres, en Autriche. Le transport en commun est facile, agréable, accessible partout, propre et silencieux. C'est respectueux des humains.
    Ne nous laissons pas impressionner par les imprécations méprisantes des riches promoteurs des énergies fossiles.
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  • Françoise Breault - Abonnée
    27 mai 2011 12 h 09
    Mépris
    Quel pourcentage de mépris cela va prendre aux Québecois avant d'opter enfin pour leur pays indépendant?
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 mai 2011 12 h 25
    De toute évidence, un discours que nous n'étions pas sensés entendre
    Merci au Weakyleaks des discours à huis clos!
    Et ces actionnaires réunis à Oslo, de quelle(s) nationalité(s) sont-ils?
    Sont-ils Scandinaves, la belle Scandinavie dont on vante l'avan-gardisme en matière d'environnement?

    La lecture de cet article est extrêmement douloureuse mais puisque c'est la vérité...
    La vérité à si fortes doses, finit-elle par faire réagir ou écrase-t-elle davantage?
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  •  
  • Jean_Yves - Abonné
    27 mai 2011 13 h 04
    @ Monique Thibault
    Permettez mais en Europe centrale on a rien compris de plus qu’ailleurs. Leur réalité géographique leur laisse simplement peu de ressources hydroélectriques qui est LA ressource renouvelable massive. Ils sont donc tous de gros consommateurs de charbon, de gaz, de pétrole et de nucléaire pour produire leur électricité. Il est donc tout a fait normal qu’ils aient plus d’intérêt que nous a diminuer leur dépendance a ces énergies fossiles.

    Et l’exemple que vous nous donner de l’Autriche n’est absolument pas représentatif du portrait énergétique du centre de l’Europe et votre présentation, «70% de l'électricité est produite par l'éolien ou d'autres sources propres, en Autriche.», passe un peu vite sur la réel nature des « autres sources » alors que le portrait général est en fait a 60% en hydroélectrique, 30% en fossile et le reste en renouvelables autres que l’hydraulique.
    http://www.iea.org/stats/pdf_graphs/ATELEC.pdf

    Et faudrait pas se mépriser soi-même, on à aucun complexe à avoir sur nos façons de faire, notre portrait énergétique ressemble plutôt à celui de Norvège.
    http://www.iea.org/stats/pdf_graphs/NOELEC.pdf
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  • Jean_Yves - Abonné
    27 mai 2011 13 h 39
    «avec des bouts de ficèles» vraiment monsieur Breton?
    Au bilan de ce travail fait de «bout de ficelle» il faut vous accorder un fichu de talent pour le macramé… :-)

    Vous nous dites que,
    «LA TRÈS GRANDE MAJORITÉ de la résistance vient DE CITOYENS qui en ont marre de se faire prendre pour des "seconde classes»

    Qui sont les ceux-là restant qui ne font pas partie de cette très grande majorité ?

    Les plans de match des compagnies sont très clairs. Leur transparence aussi, la preuve cette article-ci même de monsieur Francoeur. La structure même des entreprises est transparentes, ils ont besoin de financement ouvert a tout le monde, ils leur faut donc expliquer leurs projets.

    On ne peut pas en dire autant des groupes et des liens de tous les antis.

    Comment se fait-il que tous les médias vous offrent toute la place et répondent au quart-de-tour à tous vos plans de communication/marketing ?

    Parce que pour du travail de bout de ficelle, vraiment, c’est comme très très bien ficelé !
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  • Monique Thibault - Inscrite
    27 mai 2011 14 h 08
    @ Jean-Yves
    Vos sources semblent irréfutables. Je me suis fiée, à tort, au guide Évasion.
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  • Louise Lefebvre - Inscrite
    27 mai 2011 15 h 41
    industrie inhumaine
    Je suis dégoutée de voir cette industrie s'installer en douce et de voir toutes les stratégies utilisées pour nous imposer leur industrie destructrice...Parfois je me dis qu'il n'est pas humain de développer une telle industrie qui détruira l'environnement et la vie de milliers de gens...
    Il y a peu de temps, je me suis même dit que quelqu'un a intérêt à détruire cette planète...quelqu'un qui n'est pas humain...
    Quand quelque chose ne fait pas de sens il faut toujours se poser la question: '' À qui cela va-t-il réellement profiter??? ''
    M. Charest vous jouez le jeu de qui? ...à moins que vous ne soyez complètement naif? redevable à vos petits amis? avide d'argent? un extra-terrestre qui se fout de l'humanité???
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 mai 2011 16 h 31
    L'économie sert de filtre pour influencer des résultats supposément scientifiques.
    Le vrai monde scientifique devrait sortir de leur chaumière pour dénoncer ce genre d'étude bidon.
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  • M. Julien - Abonné
    27 mai 2011 17 h 12
    Le loup dans la bergerie

    Lors de son discours aux actionnaires de la compagnie, le président de Questerre n’a fait que confirmer une évidence, à savoir notamment que nos richesses minières et gazières sont gérées essentiellement sur la base des principes de gestion communément appliqués en la matière dans les républiques de bananes, l’un de ces principes de base voulant que le loup soit la bergerie.

    N’est-on pas censé avoir les dirigeants que l’on mérite?
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    27 mai 2011 17 h 27
    Trop de francophones au Québec ?
    N'y a t'il pas trop de bureaucrates unilingues anglophones dans le gouvernement albertain ?
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  • Michel J. Grenier Michel J. Grenier - Inscrit
    29 mai 2011 11 h 10
    Québec distinct...
    Serait-ce que les Québécois sont plus sensibles à la propreté de leur environnement que les habitants des autres provinces qui sont prêtes à vendre le leur pour des $$$ ?

    L'avenir nous le dira.

    Il y a des alternatives peu coûteuses à tout ce qui souille notre environnement comme le fait la fracturation de notre sous-sol pour obtenir les gaz de schiste.

    On peut en avoir une idée sur le site de la Fondation Québécoise des Énergies Renouvelables à : http://fqer.org .

    Michel J. Grenier
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