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    Réplique à Louis-Gilles Francoeur - À propos d'un débat local...

    25 mai 2011 | Claude Benjamin - Maire de Saint-Bruno-de-Montarville | Actualités sur l'environnement
    Dans un texte publié dans Le Devoir du 29 avril dernier, vous avez décidé d'emprunter la voie la plus facile pour traiter, pour reprendre les termes du titre de votre chronique, d'un «débat local d'intérêt général». Vous vous êtes en effet satisfait d'écouter les sirènes de l'opposition pour aborder le «cas type» que constitue pour vous l'éventuel projet domiciliaire sur un espace sis sur le territoire de Saint-Bruno-de-Montarville, soit le Boisé des Hirondelles. Je comprendrais une telle attitude de la part d'un opposant, mais pas chez un journaliste.

    Jamais il ne vous est venu à l'esprit de rencontrer, ou pour le moins, de communiquer avec le soussigné. Il me semble que c'est une règle fondamentale que doit observer le journaliste que vous êtes. Vous vous êtes fait une tête en vous limitant à l'argumentaire de ceux et celles qui s'opposent à ce projet, sans en avoir vu la couleur sur papier. Certains de vos commentaires sont des plus fallacieux. À titre d'exemple, pourquoi évoquer que le promoteur de ce projet est un «sénateur libéral» et un «promoteur de courses de chevaux»? Avoir été associé à un parti politique et à un projet relatif aux courses de chevaux suffit, selon vous, à jeter le discrédit sur la personne concernée. Quant à nous, membres du conseil municipal, nous croyons que ce sont là des arguments qui ne doivent pas être pris en compte par une administration publique ou privée.

    À titre indicatif, nous avons fait savoir et nous avons répété que nous entendions consulter publiquement qui souhaite être consulté, lorsque le projet sera déposé devant le conseil municipal pour être adopté. Nous n'entendons pas, comme vous l'affirmez, placer les citoyens devant le fait accompli. Et tant qu'à poursuivre dans la désinformation, vous rapportez que dès 2006, la firme Enviro-Guide AL, dans un «survol du dossier, commandé par un citoyen...». Mais de quoi et de qui parlez-vous? Nous ne connaissons pas cette étude.

    Étude dénoncée

    Puis, vous poursuivez en mêlant tout en ce qui touche les entreprises et les individus engagés tant par la Ville que par les promoteurs qui oeuvrent sur le territoire de la Rive-Sud, Saint-Bruno-de-Montarville comprise. Vous me permettrez de souligner que je n'ai jamais dit que les décisions d'embauche ont été prises par des fonctionnaires indépendants. J'ai plutôt dit qu'une de ces embauches avait été réalisée par la direction générale de la Ville, à savoir celle de Dimension Environnement. Or, certains opposants au projet invoquent le rapport de ladite entreprise quant à la caractérisation des sols sis sur l'emplacement à développer. Et ce, pour appuyer leur opposition.

    Libre à vous de dénoncer cette étude, sous prétexte qu'elle fut réalisée par une firme qui en réalise pour certains promoteurs. Quant à l'engagement de Fahey et ass., il fut fait après appel public de soumissions. Il n'est pas du ressort de la Ville de vérifier pour qui ont travaillé l'un ou l'autre des collaborateurs de cette firme. Et même après vérification, pourquoi nous priver des services de cette firme, étant donné que ce sont les résultats de l'étude qui comptent? Le MDDEP ne manquerait pas de faire ressortir les informations fausses d'une telle étude.

    Canards illimités


    Quant à Canards illimités, je n'ai jamais affirmé que cet organisme avait prêté la moindre attention au rapport Dimension Environnement. Ce sont là des ragots de l'opposition que vous reconnaissez allègrement. J'ai plutôt affirmé que le rapport de Canards illimités présente les mêmes constats que ceux que l'on retrouve dans le rapport de Dimension Environnement.

    Je terminerai en affirmant haut et fort que lorsque vous connaîtrez le projet, il vous sera difficile de soutenir, comme vous le faites, qu'il compromet le maintien de la biodiversité de la région métropolitaine de Montréal. Je vous soumets enfin que la consultation qui a cours actuellement sur notre territoire concernant le plan de conservation des milieux naturels témoigne bien de la vision à long terme des élus et que nous n'avons pas attendu le brûlot que nous venez de nous servir pour élargir cette vision.

    Au fait, Monsieur Francoeur, il y a une opposition à Saint-Bruno-de-Montarville, mais il y a aussi un conseil municipal dont la majorité assume les responsabilités qui lui incombent. Ce sera avec plaisir que je vous rencontrerai quand bon vous semblera.

    ***

    Claude Benjamin - Maire de Saint-Bruno-de-Montarville

    ***

    Réplique du journaliste

    Monsieur le Maire,

    Contrairement à ce que vous prétendez, je ne me suis pas inspiré uniquement des «sirènes de l'opposition», que je n'ai pas rencontrées, mais bien d'une revue complète des articles publiés localement sur ce dossier, dans lesquels on fait état de vos positions et de celles de vos adversaires. Il n'y avait aucun intérêt à me faire répéter les mêmes arguments par l'une ou l'autre partie, car je n'écrivais pas là un article d'information, mais une chronique, un genre plus libre où on peut reprendre des dossiers d'actualité. J'en ai dégagé ce qui m'apparaissait comme les enjeux et les angles les plus importants.

    Si votre municipalité ne tient pas compte de tous les aspects qui touchent ses interlocuteurs, comme les liens du promoteur-sénateur avec l'industrie des chevaux, c'est votre choix. Quand il s'agit de personnalités publiques à plus d'un titre, un média se doit de fournir au public une information susceptible de brosser un portrait complet des personnes en cause dans un dossier. Même chose quand il y a apparence de conflit d'intérêts pour certains acteurs: c'est notre rôle de faire des rapprochements et au public de décider à sa lecture si les élus assument leur devoir de vigilance et s'ils savent prendre les mesures qu'il faut pour demeurer crédibles comme défenseurs de l'intérêt public. Libre à vous dans ce domaine de vous retrancher derrière une interprétation, à mon avis limitée, de la loi: laissons le public trancher.

    Quant à la valeur du projet du Boisé des Hirondelles, je vois trop de versions contradictoires pour l'instant à son sujet et surtout trop de questions sans réponse. J'attendrai le rapport de la consultation publique en cours pour voir ce qui va sortir de son examen élargi par des personnes neutres, un examen basé sur les vues du plus grand nombre. Et soyez convaincu que nous en ferons état.
    - Louis-Gilles Francoeur
     
     
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