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Gaz de schiste - L'évaluation doit s'ouvrir aux citoyens

DOSSIER DU DEVOIR
SUR LE GAZ DE SCHISTE
Le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) estime que le comité responsable de l'évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste doit «rapidement rencontrer la société civile pour bien saisir les enjeux sur lesquels elle veut que les travaux portent».

C'est ce qu'a déclaré au Devoir hier le directeur général du RNCREQ, Philippe Bourke, lors d'un entretien téléphonique depuis Vancouver.

L'ouverture des travaux de ce comité aux préoccupations de la société civile est essentielle, précise Philippe Bourke, pour mettre fin aux réactions suscitées par le dévoilement de la composition de ce comité où on retrouve jusqu'au président de la compagnie Junex, Jean-Yves Lavoie. En tout, le comité de 11 membres réunira trois hauts fonctionnaires et six autres personnes reliées à divers titres au secteur privé.

Philippe Bourke préconise une formule similaire à la pré-audience publique en vigueur dans le processus fédéral d'évaluation environnementale. Le comité, dit-il, doit demander au public sur quels enjeux, sur quels scénarios et sur quels problèmes devraient porter ses travaux afin que ce travail aborde les préoccupations du public et non seulement celles des membres du comité.

Par secteur

Philippe Bourke réitère sa confiance en l'intégrité et la compétence de Corinne Gendron, de la Chaire en développement durable de l'Université du Québec à Montréal, que le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a retenue comme représentante de la société civile.

Même Philippe Bourke dit avoir été surpris qu'on la désigne comme représentante de la société civile plutôt que du milieu universitaire, alors que c'est son propre organisme qui a présenté la candidature de Mme Gendron.

Le directeur général du RNCREQ précise qu'il a présenté une candidature en général, mais pas pour un secteur donné comme celui de la société civile. C'est plus haut, soit au BAPE ou au ministère, qu'on a désigné des personnes à des secteurs précis. Il dit avoir été encore plus surpris de la nomination de Michel Lamontagne comme représentant de la société civile. Cet ancien président du BAPE et haut fonctionnaire présidait encore il y a quelque temps Réseau environnement, un organisme dont les entreprises membres vont ramasser les contrats pour assainir les eaux usées des procédés de fracturation et éliminer les déchets des projets de prospection des gaz.

À Québec

Le débat s'est par ailleurs porté hier devant l'Assemblée nationale, où le porte-parole du Parti québécois au dossier minier, Scott McKay, a confronté le ministre Arcand sur le fait que, dans le choix des membres du comité, «aucun représentant des groupes de citoyens, aucun représentant des groupes environnementaux n'a trouvé grâce aux yeux du gouvernement libéral. [...] Pourtant, on voit que l'industrie gazière, elle, s'y retrouve très, très bien représentée».

Ce à quoi le ministre Arcand a répliqué que, si pour le PQ, ce comité constitue une sorte de «cercle d'opinion», pour le gouvernement, l'EES qui démarre «vise l'acquisition de connaissances; c'est une démarche dans laquelle nous avons besoin de scientifiques».
 
 
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