Adieu au bungalow
Pour réduire la dépendance au pétrole, il faudra revoir l'aménagement du territoire, affirment Équiterre et Vivre en ville
Photo : Agence Reuters Todd Korol
Construction en banlieue. Entre 1990 et 2007, les distances moyennes parcourues par les véhicules québécois ont bondi de 29 %, conséquence de l’étalement urbain.
Si le Québec veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), il devra diminuer sa dépendance au pétrole et appliquer un traitement-choc à sa conception de l'aménagement du territoire. Tel est l'appel lancé hier par Équiterre et Vivre en ville, qui recommandent d'abandonner le modèle du bungalow de banlieue pour privilégier une densification résidentielle entraînant moins de déplacements motorisés.
Entre 1990 et 2007, les distances moyennes parcourues par les véhicules québécois ont bondi de 29 %, conséquence de l'étalement urbain. Dans la perspective où l'ascension du prix du pétrole sera impossible à freiner au cours des prochaines décennies, Équiterre et Vivre en ville croient qu'il faut réduire la dépendance des Québécois à ce carburant.
Pour ce faire, les deux organismes ont élaboré une stratégie visant une diminution de 60 % de la consommation du pétrole d'ici 2030, ce qui aurait pour avantage d'assurer une certaine sécurité énergétique aux Québécois tout en rendant possible la réduction des émissions de GES de 20 % d'ici 2020 souhaitée par le gouvernement de Jean Charest.
Selon les deux organismes, ce tour de force ne sera réalisable que si le kilométrage parcouru par les véhicules est réduit de 20 % d'ici 2030 et que des normes plus sévères d'émissions de GES sont imposées aux constructeurs automobiles. Une révolution dans l'aménagement des milieux de vie et des investissements massifs dans les transports en commun — au détriment de l'expansion du réseau autoroutier — seront aussi incontournables. À cet égard, Équiterre et Vivre en ville croient que d'ici 2030, la majorité des Québécois devraient avoir accès à un service de transport collectif aux dix minutes.
«On ne doit plus toucher aux zones agricoles, indique Christian Savard, directeur général de Vivre en ville. Il faut que la majorité des citoyens aient accès plus rapidement à l'autobus qu'à une bretelle d'autoroute.»
La révolution réclamée par Équiterre et Vivre en ville nécessiterait un changement de mentalité difficile à imaginer de la part du ministère des Transports, qui n'a pas semblé s'émouvoir des nombreuses critiques suscitées par le projet de l'échangeur Turcot. Steven Guilbeault, d'Équiterre, demeure tout de même optimiste. «Le virage qu'on a pris au début des années 90 dans le secteur énergétique s'est fait en l'espace de quelques années», a-t-il rappelé hier.
Entre 1990 et 2007, les distances moyennes parcourues par les véhicules québécois ont bondi de 29 %, conséquence de l'étalement urbain. Dans la perspective où l'ascension du prix du pétrole sera impossible à freiner au cours des prochaines décennies, Équiterre et Vivre en ville croient qu'il faut réduire la dépendance des Québécois à ce carburant.
Pour ce faire, les deux organismes ont élaboré une stratégie visant une diminution de 60 % de la consommation du pétrole d'ici 2030, ce qui aurait pour avantage d'assurer une certaine sécurité énergétique aux Québécois tout en rendant possible la réduction des émissions de GES de 20 % d'ici 2020 souhaitée par le gouvernement de Jean Charest.
Selon les deux organismes, ce tour de force ne sera réalisable que si le kilométrage parcouru par les véhicules est réduit de 20 % d'ici 2030 et que des normes plus sévères d'émissions de GES sont imposées aux constructeurs automobiles. Une révolution dans l'aménagement des milieux de vie et des investissements massifs dans les transports en commun — au détriment de l'expansion du réseau autoroutier — seront aussi incontournables. À cet égard, Équiterre et Vivre en ville croient que d'ici 2030, la majorité des Québécois devraient avoir accès à un service de transport collectif aux dix minutes.
«On ne doit plus toucher aux zones agricoles, indique Christian Savard, directeur général de Vivre en ville. Il faut que la majorité des citoyens aient accès plus rapidement à l'autobus qu'à une bretelle d'autoroute.»
La révolution réclamée par Équiterre et Vivre en ville nécessiterait un changement de mentalité difficile à imaginer de la part du ministère des Transports, qui n'a pas semblé s'émouvoir des nombreuses critiques suscitées par le projet de l'échangeur Turcot. Steven Guilbeault, d'Équiterre, demeure tout de même optimiste. «Le virage qu'on a pris au début des années 90 dans le secteur énergétique s'est fait en l'espace de quelques années», a-t-il rappelé hier.
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