Exclusif: Québec revoit la gestion des éoliennes
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Québec doit annoncer aujourd’hui le lancement de son programme d’enfouissement des éoliennes.
Le gouvernement du Québec envisage d’écraser progressivement la contestation populaire entourant le développement de l’énergie éolienne au pays avec l’implantation dans les prochains mois d’un nouveau programme d’enfouissement des turbines, a appris Le Devoir. Un projet accueilli toutefois avec scepticisme par plusieurs groupes environnementaux qui croient qu’une telle mesure pourrait mettre en péril la sécurité énergétique du Québec.
«L’évaluation environnementale est encore une fois déficiente, a indiqué en entrevue hier au Devoir Marine Doré, porte-parole du Mouvement d’opposition à une réforme de l’utilisation des éoliennes, jointe à sa résidence de Caplan, en Gaspésie. Ces enfouissements pourraient également avoir un impact sur la faune aquatique microscopique vivant dans les nappes phréatiques, mais cela n’a pas été mesuré par le gouvernement.»
Québec dit écouter, mais va de l’avant avec en main un rapport détaillé qui confirme la faisabilité du projet. Obtenu par l’entremise de la Loi sur l’accès à l’information, le document confidentiel, codé EOL-110401, recommande l’enfouissement des quelque 500 éoliennes actuellement en exploitation sur le territoire québécois, au rythme d’environ deux par jour, pour une facture totale de 500 millions de dollars, soit 1 million par turbine.
Jusqu’à maintenant, seule la garde rapprochée de Jean Charest a été en contact avec ce rapport scientifique commandé il y a exactement un an à Jonas S.
Turgeon, une sommité internationale dans le domaine de la mutation énergétique.
En substance, M. Turgeon y expose les retombées positives d’un tel programme d’enfouissement sur les paysages tout comme sur les colonies de goélands de la Gaspésie et de la Côte-Nord, dont quelques centaines d’individus sont tués bon an mal an par les pales des éoliennes. Le document reste toutefois silencieux sur le rendement des turbines une fois enfouies et recommande la réalisation d’études complémentaires pour rassurer la population en la matière. Actuellement, une éolienne a une puissance potentielle de 2 MW environ.
N’empêche, Québec va annoncer aujourd’hui en conférence de presse le lancement de son programme d’enfouissement qui va commencer, indique une note interne, dans le parc éolien Le Nordais de Cap-Chat, où 133 éoliennes sont actuellement en activité.
Selon les informations obtenues, l’éolienne à axe vertical, qui n’est plus en exploitation depuis des années, profitera également du programme d’enfouissement. Les parcs éoliens de Baie-des-Sables, Mont-Miller, Saint-Ulric et Mont-Copper devraient suivre progressivement d’ici la fin de l’année.
Mis au parfum du projet par Le Devoir, Jeannot Saint-Pierre, consultant de la municipalité de Baie-des-Sables en matière d’excavation, s’est dit étonné mais enchanté par cette mesure qui va, selon lui, être créatrice d’emplois dans une région qui en a besoin. «Nous souhaitons toutefois que Québec accorde des crédits supplémentaires pour la reconversion des pilotes d’éoliennes, dont plusieurs vont devoir à l’avenir évoluer dans un tout autre environnement», a-t-il indiqué.
La firme d’ingénieurs Chabot et Lalotte sera responsable à l’échelle du territoire de cette vaste campagne de mise en terre des turbines qui, selon l’échéancier adopté par le cabinet du premier ministre, doit prendre fin dans un an jour pour jour, soit juste à temps pour le 1er avril 2012...
Avec la collaboration de Jean Dion.
«L’évaluation environnementale est encore une fois déficiente, a indiqué en entrevue hier au Devoir Marine Doré, porte-parole du Mouvement d’opposition à une réforme de l’utilisation des éoliennes, jointe à sa résidence de Caplan, en Gaspésie. Ces enfouissements pourraient également avoir un impact sur la faune aquatique microscopique vivant dans les nappes phréatiques, mais cela n’a pas été mesuré par le gouvernement.»
Québec dit écouter, mais va de l’avant avec en main un rapport détaillé qui confirme la faisabilité du projet. Obtenu par l’entremise de la Loi sur l’accès à l’information, le document confidentiel, codé EOL-110401, recommande l’enfouissement des quelque 500 éoliennes actuellement en exploitation sur le territoire québécois, au rythme d’environ deux par jour, pour une facture totale de 500 millions de dollars, soit 1 million par turbine.
Jusqu’à maintenant, seule la garde rapprochée de Jean Charest a été en contact avec ce rapport scientifique commandé il y a exactement un an à Jonas S.
Turgeon, une sommité internationale dans le domaine de la mutation énergétique.
En substance, M. Turgeon y expose les retombées positives d’un tel programme d’enfouissement sur les paysages tout comme sur les colonies de goélands de la Gaspésie et de la Côte-Nord, dont quelques centaines d’individus sont tués bon an mal an par les pales des éoliennes. Le document reste toutefois silencieux sur le rendement des turbines une fois enfouies et recommande la réalisation d’études complémentaires pour rassurer la population en la matière. Actuellement, une éolienne a une puissance potentielle de 2 MW environ.
N’empêche, Québec va annoncer aujourd’hui en conférence de presse le lancement de son programme d’enfouissement qui va commencer, indique une note interne, dans le parc éolien Le Nordais de Cap-Chat, où 133 éoliennes sont actuellement en activité.
Selon les informations obtenues, l’éolienne à axe vertical, qui n’est plus en exploitation depuis des années, profitera également du programme d’enfouissement. Les parcs éoliens de Baie-des-Sables, Mont-Miller, Saint-Ulric et Mont-Copper devraient suivre progressivement d’ici la fin de l’année.
Mis au parfum du projet par Le Devoir, Jeannot Saint-Pierre, consultant de la municipalité de Baie-des-Sables en matière d’excavation, s’est dit étonné mais enchanté par cette mesure qui va, selon lui, être créatrice d’emplois dans une région qui en a besoin. «Nous souhaitons toutefois que Québec accorde des crédits supplémentaires pour la reconversion des pilotes d’éoliennes, dont plusieurs vont devoir à l’avenir évoluer dans un tout autre environnement», a-t-il indiqué.
La firme d’ingénieurs Chabot et Lalotte sera responsable à l’échelle du territoire de cette vaste campagne de mise en terre des turbines qui, selon l’échéancier adopté par le cabinet du premier ministre, doit prendre fin dans un an jour pour jour, soit juste à temps pour le 1er avril 2012...
Avec la collaboration de Jean Dion.
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