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Gaz de schiste: Québec calme le jeu

Le ministre Pierre Arcand a déclaré hier à Montréal que le gouvernement acceptait «la plupart» des «avis» formulés par le BAPE au sujet des gaz de schiste.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le ministre Pierre Arcand a déclaré hier à Montréal que le gouvernement acceptait «la plupart» des «avis» formulés par le BAPE au sujet des gaz de schiste.

À retenir

    • L'évaluation environnementale stratégique demandée par le BAPE aura lieu
    • Les nouveaux projets gaziers devront faire l'objet de consultations publiques
Admettant finalement qu'on en sait trop peu sur les impacts de l'exploitation du gaz de schiste, Québec lancera une évaluation écologique stratégique afin de mieux évaluer les risques imputables à cette filière énergétique. Cette recommandation constitue d'ailleurs le cœur du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) rendu public hier et n'est rien de moins que «la suite logique des choses», selon le ministre Pierre Arcand. Mais pas question de décréter un moratoire.

«La réalisation d'une évaluation environnementale stratégique (EES) devient un passage obligé tant dans un processus de prise de décision éclairée que pour la recherche d'une meilleure acceptabilité sur le plan social», insistent les commissaires du BAPE dans leur rapport de plus de 300 pages intitulé Développement durable de l'industrie des gaz de schiste au Québec.

Ceux-ci rappellent ainsi que, pour certaines questions fondamentales, les réponses sont demeurées «partielles ou inexistantes» durant les audiences menées l'automne dernier. Les auteurs du document estiment donc qu'«une base solide de connaissances techniques et scientifiques est à construire sur la ressource, notamment en matière de géologie, d'hydrogéologie, de traitement des eaux usées, d'aménagement du territoire ou de cohabitation avec la population». Ils constatent aussi «l'absence de faits probants permettant de déterminer les risques» liés à l'exploitation de cette source d'énergie fossile. Cette EES, jugent enfin les commissaires, devrait fournir «les outils essentiels» pour encadrer l'industrie. Visiblement, il ne s'agit pas de tourner le dos à cette filière.

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs n'a pas tardé à faire sienne cette recommandation du BAPE. Il a annoncé hier que le gouvernement formerait d'ici le printemps prochain un comité composé de représentants d'organismes gouvernementaux, municipaux, universitaires et d'entreprises privées qui devra statuer sur les modalités de l'évaluation.

Aucun moratoire ne sera décrété durant cette période, qui pourrait s'étendre sur environ deux ans. Mais les entreprises qui voudraient procéder à une fracturation hydraulique devront le faire dans le cadre de l'EES, et ce, dans le but de fournir de l'information scientifique. Les gazières pourront cependant poursuivre leurs activités dans les puits où il y a déjà eu une fracturation hydraulique. Dix-huit des trente et un puits forés au Québec ont déjà été fracturés.

Les entreprises pourront en outre réaliser d'autres travaux d'exploration, comme des relevés sismiques ou des forages. L'EES pourrait également nécessiter de nouveaux forages, mais ceux-ci seront «extrêmement limités», a assuré M. Arcand. L'échéancier que se fixera le gouvernement ne devrait pas contrecarrer les plans de l'industrie, qui ne prévoyait pas le démarrage de l'exploitation à grande échelle avant 2015. Qui plus est, certains projets d'exploration ont déjà été retardés, alors que les prix du gaz demeurent très bas. Trop bas, en fait, pour que ce soit intéressant de faire venir au Québec de la machinerie et de la main-d'oeuvre pour forer un ou deux puits.

Fait à noter, la proposition des commissaires qu'a retenue Québec est très semblable à ce qu'a suggéré tout récemment le nouveau président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard. «Je crois qu'on devrait convenir d'un programme limité où on travaille surtout sur les puits déjà forés. On va apprendre des choses pour réduire les risques et se donner des normes», avait-il proposé sur les ondes de RDI.

Mais est-ce que le gouvernement serait prêt à mettre un frein permanent à l'exploitation du gaz de schiste si l'EES concluait que les risques écologiques sont trop importants, comme ce fut le cas pour l'évaluation menée pour l'estuaire du Saint-Laurent? Oui, a répondu M. Arcand. «Nous ne ferons aucun compromis», a-t-il répété à plusieurs reprises.

Reste que le ton très rassurant du ministre contraste avec ce qui prévalait il y a moins d'un an, alors que le gouvernement Charest ne comptait absolument pas recourir au BAPE pour évaluer les risques liés à l'exploitation du gaz de schiste, et ce, même si cette industrie s'active déjà depuis quelques années au Québec sans un encadrement législatif conçu spécifiquement à cette fin. Et encore au moins d'août, la ministre Nathalie Normandeau disait vouloir déposer un projet de loi sur les hydrocarbures au cours de la session parlementaire de l'automne 2010. Tout cela alors que les inquiétudes augmentaient au sein de la population, qui ignorait trois mois plus tôt que les basses terres du Saint-Laurent renfermaient d'immenses réserves de gaz.

Consultations

Hier, le ministre responsable des dossiers écologiques a plutôt salué le travail du BAPE en précisant que le gouvernement acceptait «la plupart» des «avis» formulés par les commissaires. Ainsi, Pierre Arcand a assuré que, à l'avenir, les nouveaux projets gaziers feraient l'objet de consultations publiques inspirées des façons de faire du BAPE. Cela devrait permettre d'en «faciliter l'acceptabilité sociale», selon lui. Il a toutefois refusé de dire si les municipalités allaient avoir un droit de veto sur un projet.

«Les MRC et les municipalités des régions concernées devraient être impliquées dans la planification du développement de l'industrie du gaz de shale sur leur territoire. Une approche participative et concertée devrait être adoptée pour que le développement de cette industrie soit harmonisé avec les spécificités territoriales de chaque milieu», note lui aussi le BAPE. Par le passé, certaines entreprises ont réalisé des travaux sans même prévenir les municipalités touchées.

Le ministre Arcand a également annoncé qu'il proposera une entente-cadre pour guider les négociations entre les entreprises et les propriétaires des terrains qui seront forés.

Il faudra par ailleurs voir si Québec se rendra à l'avis des commissaires lorsqu'ils soutiennent que l'émission des permis d'exploration devrait être l'affaire du ministère de l'Environnement. La façon de faire actuelle «ne favorise pas la surveillance et le contrôle intégrés des activités», déplorent-ils.

Leur rapport note d'ailleurs de nombreuses interrogations quant aux risques écologiques liés à cette filière. «La vulnérabilité des aquifères à une contamination potentielle provenant du sous-sol occasionnée par l'exploration et l'exploitation du gaz de shale devrait être établie par des études scientifiques», écrivent-ils notamment. Et, puisque cette industrie utilise d'énormes quantités d'eau, il faudrait impérativement prendre en considération «les effets cumulatifs» de l'exploitation dans les plans directeurs de l'eau.

Le ministre a voulu répondre à certaines lacunes mises en évidence par le BAPE en annonçant qu'il pourrait restreindre l'usage de certains produits chimiques utilisés lors de la fracturation du roc, en plus de bonifier les inspections en mettant l'accent sur les migrations de gaz.

Sans surprise, les commissaires ont souligné que le Québec devrait augmenter les redevances sur la ressource, de façon à en tirer des revenus «substantiels», mais sans rien préciser. Ils réclament aussi une «une analyse économique» qui servirait à «proposer une façon de récupérer le plus rapidement possible le manque à gagner en raison des faibles montants des droits qui ont été exigés lors de l'attribution initiale des droits d'exploration». M. Arcand a refusé de dire si le gouvernement allait revoir le prix des permis d'exploration, qui se situent actuellement à 10 ¢ l'hectare.

Selon l'industrie, de 150 à 600 puits pourraient être forés chaque année en période d'exploitation. Mais le BAPE souligne que ce rythme «pourrait être dépassé advenant des conditions favorables de développement», à l'instar de ce qui s'est vu au Texas et en Pennsylvanie. Au total, on pourrait donc devoir raccorder pas moins de 20 000 puits au réseau de Gaz Métro. Le sous-sol des basses terres du Saint-Laurent contiendrait de 9000 à 40 000 milliards de pieds cubes de gaz de schiste.

Pour télécharger le document complet (plus de 300 pages)
Le ministre Pierre Arcand a d&eacute;clar&eacute; hier &agrave; Montr&eacute;al que le gouvernement acceptait &laquo;la plupart&raquo; des &laquo;avis&raquo; formul&eacute;s par le BAPE au sujet des gaz de schiste.<br />
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  • Carole Dionne
    Inscrite
    mercredi 9 mars 2011 01h28
    UN MORATOIRE TEMPORAIRE?
    Un pléonasme, je sais. Mais une bonne analyse du BAPE. De toute façon, si cette ressource là est dans notre sol depuis des milliers sinon des millions d'années, elle ne partira pas demain. Mieux vaut prendre son temps que de faire comme dans la MIUF. Vous rappelez-vous? On a été trop vite et on a trouvé que de la façon elle avait été posée, elle était cancérigène. Et qui a payé pour la faire enlever? Les contribuables, voyons donc.

  • Richard Deschenes
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 03h27
    Enfin!
    Cette nouvelle vient confirmer 2 évidences.

    La première c'est la justesse des craintes exprimées et des interventions de la population concernant une exploitation sans contrôle.

    La seconde c'est à quel point ce gouvernement faisait fausse route sciemment pendant tout ce temps.

    Il reste que les ''claims'' couvrant le Québec sont toujours aux mains des exploitants et que cela reste une épée de Damoclès pour la population.Je suis tenté de croire que égal à lui-même ce gouvernement tentera de noyé le poisson.

  • eric turenne
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 06h46
    Arkansas
    Il est intéressant de noter qu'au moment ou le ministre Arcand tente de se faire rassurant l'état de l'Arkansas viens de décréter l'arrêt de la fracturation de certains puits pour cause de recrudescence de séisme géologique.

  • Francois
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 07h08
    Un moratoire c'est non négociable
    Il est clair que le gouvernement tente de protéger les industries pétrolière et d'amadouer la population. Cette étude de 2 ans en est la preuve que le ministre tente de calmer le jeu et tente de changer les mentalités. Les USA ont connu des ratés en ce domaine. Il est claire que l'exploitation des gaz schistes n'en vaut pas la chandelle au bout du compte sauf pour l'industrie. Le ministre tourne autour du pot quand il est claire un moratoire ferait la lumière sur la situation.

    Ce qui est regrettable c'est que nous perdons beaucoup de temps et d'argent à développer et exploiter l'énergie renouvelable dont l'Europe est en avance. Nous prenons du retard et les pertes économique seront plus importante par l'obstination des libéraux. Exigeons un moratoire. C'est non négociable pour la sécurité, l'environnement et la vente des ressources à bas prix des québécois. Le gouvernement n'a pas de leadership et refuse d'écouter la population pour laquelle il est en service.

  • Socrate
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 07h09
    schiste!
    Schiste alors! Faudrait-il demander au BAPE une étude d'impact sur les belles vaches de Nathalie par la même occasion?

  • B Landry
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 07h11
    Un premier pas
    Mias il faut être prudent le ministre, selon ma compréhension, ne parle pas encore de choix à faire en fonction d'autres filières énergétique, il reste encore convaincu de l'utilité de développer cette filière mais d'une façon plus sécuritaire... Pendant qu'on met toutes nos énergies là on néglige d'autres filières propres. Ce gouvernement manque totalement de vision d'ensemble

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 07h15
    Bip, bip bip. Attention on doit reculer!
    Bip,bip,bip. Ce son serait-il celui du gouvernement Charest obligé de reculer encore une fois et snif,snif,snif celui de ses ti-namis qui pensaient faire une "passe" rapide sur le dos de l'ensemble des Québécois ?

    Bravo au BAPE qui a bien fait son travail. Maintenant qu'il est terminé, une rumeur veut que la ministre des Ressources naturelles notre Sarah Normendeau nationale en aurait demandé une autre sur l'impact des pets de vaches pour la comparer avec la première. Lucien Bouchard trouverait que ça bien du bon sens...

  • 54lili
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 07h18
    pour calmer la colère de la population
    Des demi-mesures, ils vont continuer l'exploration par fracturation dans les puits qui en sont déjà à ce stade, ceci dans le but de faire des études ??
    Comment se fait-il que Lucien Bouchard à l'émission Larocque/Lapierre, 2 semaines auparavant, a utilisé à peu près les mêmes formulations que celles contenues dans le rapport du BAPE.
    Avait-il eu accès au rapport du BAPE avant le ministère de l'environnement ??
    Il a aussi dit qu'il y avait 10 à 11 puits seulement alors qu'il y en a 31, dont 18 ont déjà procédé à la fracturation !!

    En bref, c'est à suivre car il ne faut pas oublier que n'eut été du soulèvement contre ce dossier et du travail des écologistes,
    tel Daniel Breton, de Dominic Champagne, la vente du territoire à
    .10 l'hectare et le risque pour l'environnement aurait continué à l'insu de la population

    Lise Pelletier

  • Sanzalure
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 07h25
    Des accusations au criminel
    Maintenant, il faut que les personnes qui ont fait la promotion de l'exploitation du gaz de schiste paient chèrement leur effronterie. Les fonctionnaires et les élus qui ont vendu les «claims» et les compagnies qui les ont achetées doivent être traînées devant les tribunaux et répondre devant la justice pour leurs crimes contre la nature.

    Serge Grenier

  • Frédéric Dupuis
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 08h13
    Pourquoi réinventer la roue?
    La plupart de ces compagnies pratiquent déjà la fracturation hydraulique aux États-Unis depuis plusieurs années. On veut avoir des données environnementales? Forçons-les à nous laisser faire des enquêtes environnementales sur leurs puits déjà en exploitation (à *leurs* frais). Aucun besoin de réinventer la roue en faisant des tests ici... Mais évidemment quand on sait que certains résidents de la Pennsylvanie qui vivent près d'un puits de gaz peuvent mettre le feu à leur eau, ça pourrait être gênant pour les compagnies.

  • Naturelebo
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 08h30
    Juste une chanson de coeur
    http://www.youtube.com/watch?v=mCA7SE-0HLQ

    Richard Desjardins, je trouve que ça colle au sujet !!!

    Desfois, on se sens impuissant, il ne reste plus que la tristesse de la folie, de la déroute de la drogue, mais pas n'importe quelle, celle de l'argent $$$$$...

    Merci

  • Dominique Collin
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 09h08
    MORATOIRE
    Attention! soyons vigilents.... Ne nous laissons pas endormir. Si Bouchard savait d’avance le résultat du Bape, c’est que la déduction du Bape a été dicté... C’est une nouvelle crocherie de Charest qui s’obstine à continuer son oeuvre de destruction, en prétextant des études scientifiques, ausssi scientifique que la pêche à la baleine par le Japon. Le Bape va toujours dans le sens voulu par le gouvernement. ‘

    Nous n’avons pas besoin de faire de l’exploration pour connaître les risques qui sont tous connus et vécus aux Etats-Unis : fissures dans le béton, qui permet au gaz de se faire un chemin et de remonter à la surface à plus ou moins long terme, causant des explosions, la pollution de la nappe phréatique, de la radioactivité, et même des tremblements de terre. . . C’est pourquoi les américains ont imposé un moratoire et pourquoi nous devons continuer à le réclamer.
    DOMINIQUE

  • Normand Carrier
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 09h20
    Un autre saga inutile .......
    Un autre saga d'un gouvernement qui fait les choses tout croche .... On peut ajouter cettre saga a celles du Suroit , du mont Orford , des écoles juives ect, ou ce gouvernement d'incompétents poursuit le meme modus opérendi soit en essayant d'en passer une petite vite aux contribuables en accélérant l'implantation des gaz de schiste et le tout en catimini ou le Québec se trouve tapissé de permis d'exploration qui sont donné depuis 2006 a $0.10 l'hectare ....... Depuis 2006 , ce gouvernement opère avec l'achaique loi des mines jusqu'a la révolte des citoyens qui ont obligé ce gouvernement a faire une enquête du BAPE qui même limitée a produit les résultats que nous connaissons aujourd'hui ... Qui va réparer tous leurs dégats et cette précipitation de cette speudo scientififique madame Normandeau qui comparait un gaz de vache a une perte du puit d'exploitation de Leclercville ......

    Ce gouvernement a encore mis la charrue devant les boeufs et se retrouve devant un quasi moratoire par sa propre turpitude ..... Encore une fois , il a essayé de nous en passer une vite mais encore une fois , cela n'a pas réussi ..... Après huit au pouvoir ces incapables n'ont toujours pas appris et seul une élection pourra nous en débarrasser ......

  • Sebas124
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 09h37
    Enfin
    Enfin un peu de sagesse , un peu d'intelligence et un peu de diligence dans le dossier. Je crois que la seule conclusion est que Mme Normandeau est clairement à un niveau qui dépasse ses compétences et ses habiletées.

    Ce qui est drole est qu'elle pense peut-être que l'industrie pétrolière et gazière à du respect pour elle car elle est de leur coté. Je crois qu'elle va faire un saut lorsquelle va essayer de se trouver du travail après les prochaines élections...

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 9 mars 2011 10h00
    Une évaluation qui soulève des doutes
    La réaction du ministre Pierre Arcand, suite aux recommandations faites par le BAPE, me laisse songeur.

    Afin d'apaiser les craintes de la population, M Arcand a déclaré que son gouvernement lancerait une évaluation pour vraiment identifier les dangers pour l'environnement que pourrait présenter l'exploitation des gaz de schiste.

    Qui peut nous assurer toutefois que celle-ci sera vraiment fiable, et non truquée afin de protéger les intérêts des entreprises déjà actives dans cette filière énergétique ?

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 10h06
    Une étape administrative parmi d'autres.

    Le ministre de l'environnement va injecté plusieurs millions en recherche avec le Baby Drill pour 100 nouveaux puits pour accompagner les compagnies privées pour obtenir une échantillonnage représentatif.

    Celà ressemble étrangement à la chasse aux baleines que font les Japonnais depuis des années sous forme d'études ( JARPA ) scientifiques malgré le moratoire de 1986. Plusieurs espèces de baleines sont déjà disparues ou en danger.

    Pour le gaz de Schiste, les expériences d'un EES Évaluation Environnementale Stratégique se nomme en définitive une Évaluation Environnementale Scientifique qui sera effectuée par l'industrie sous la surveillance du Ministère de l'Environnement sous le regard de Monsieur Bouchard.

    Il faudrait mieux donner cette évaluation et le budget à un groupe de scientifique indépendant de l'exploitation.

    Il y a des journalistes qui dorment aux gaz

    Bonne stratégie des intervenants du gaz de Schiste, Bape, gouvernement, l'industrie et l'environnement. C'est un peu la foire à l'empoule

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_à_la_ba

  • tristan gagnon
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 11h03
    madame normendeau
    Elle doit démissionner tout simplement si elle a le moindre sens civique.Ses bourdes sont de la mauvaise foi évidente.L'évidence ne se prouve pas...

  • perro blanco
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 11h50
    Ne soyons pas dupes!
    partie 1
    Je ne me réjouis pas trop de ce que j'entends aujourd'hui, car un ministre qui dit que J. Charest et son gouvernement n'ont jamais changé de discours perd toute crédibilité en insultant notre intelligence.
    À la question de M. Bovêt à l’effet que ce rapport se voulait un désaveu de la façon dont le gouvernement libéral a mené le dossier jusqu’à maintenant, il n’a jamais été capable de répondre simplement par oui ou par non, se perdant plutôt dans le dédale étourdissant du n’importe quoi.
    Ce que j'en déduis, c'est que J. Charest lui-même l'a enjoint de dire ce que nous voulions entendre et surtout de ne pas oublier de mentionner qu'il n'a jamais été en porte-à-faux avec les demandes du peuple.
    Alain Dubuc n’a-t-il pas souligné effectivement que ce rapport offrait une porte de sortie en or au gouvernement Charest? Mais cela ne signifie pas que l’équipe Charest aura changé quoi que ce soit à son credo économique. Il est donc à prévoir que l’action différera passablement du discours.
    Par conséquent, le problème n'est pas tellement le rapport que ce que le gouvernement en fera. S'il a agi en sourdine et en insensé depuis deux ans, qu'est-ce qui nous garantit qu'il ne nous endormira pas encore une fois en faisant mine d'appliquer les recommandations du rapport tout en faisant le contraire?
    Aucune confiance en ce gouvernement en ce qui me concerne!

  • perro blanco
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 11h50
    Ne soyons pas dupes
    partie 2
    Le plus sage aurait été de tout arrêter en attendant de voir ce qui peut en résulter «ailleurs»! L'or bleu vaut infiniment plus à mon avis.
    En effet, le Québec recèle les plus importantes réserves d’eau douce et potable au monde et dans un avenir pas très lointain, cette eau vaudra bien au-delà de ce que pourront nous rapporter les réserves présumées de gaz de schiste... à la condition que nous sachions éviter tout dommage irréversible à cette eau source de vie si précieuse.
    Des revenus prévisibles de 100 à 200 millions de dollars d’ici 15 ans? Des «peanuts» qui rendent encore plus condamnable qu’on encoure des risques même pour des raisons scientifiques. Alors, des audiences économiques? Oui, vivement!

  • Martin Gauthier
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 13h24
    Gaz de schiste : Québec obligé de se calmer le pompon!
    Tout un concentré que notre gouvernement. Et oui, il reste notre gouvernement même s’il a toujours les pieds dans les plats. Depuis que l’on vote pour eux c’est comme si les québécois avaient pris une gageure que leur gouvernement va finir un jour par avoir la note de passage; faut croire que les québécois que nous sommes prenons nos désirs pour des réalités. À notre prochaine manifestation démocratique, notre X d’analphabète, je vous suggère qu’on leur donne une chance encore; ils vont finir par l’avoir.

    Notre gouvernement ne sait même pas ce qu’est un gouvernement : des représentants du peuple.
    Ça doit être gênant de se regarder dans le miroir par les temps qui courent.

  • claude boucher
    Inscrit
    mercredi 9 mars 2011 16h41
    Vivement des élections

    Vivement des élections pour se débarrasser de ce gouvernement de bandits a cravate,depuis 2003,ce gouvernement essaie de passer un sapin aux citoyens du Québec.

    Ils ont réussi a nous voler a maintes reprises pour remplir les poches de leurs amis.Même notre bon premier ministre se paie un beau 75,000.00$ en bonus annuellement payé par des dons occultes a son parti plq.

    Il faut fermer définitivement le dossier des gaz de chiste.

  • perro blanco
    Inscrit
    vendredi 11 mars 2011 11h30
    La vérité finalement quant aux intentions du gouvernement Charest: FABULTEURS, CES EXPERTS!
    PARTIE 1

    Décidément, J. Charest n’a pas de complexe! Il n’a pas même de respect pour ceux auxquels il a confié de faire des études et de produire un rapport, soient les experts du BAPE, qualifiant de PURE FABULATION l’estimation des redevances perdues à tout jamais par l’octroi précipité des permis d’exploration aux entreprises que l’on connaît.
    Moi, si j’étais l’un d’eux, il aurait de mes nouvelles et je le sommerais de s’excuser publiquement, formellement, sans délai.
    Sait-il seulement ce qu’il dit, le PM?
    Fabulation : récit de pure invention, que son auteur présente comme véridique et auquel il finit par croire; action de construire et de raconter un tel récit.
    Où est la logique de celui censément assez intelligent pour diriger les affaires de l’État?
    En effet, il confie une mission à des gens présumés crédibles, dont lui-même et son gouvernement, parmi lesquels sept de ses principaux ministres, attendent le rapport pour rajuster le tir, s’il y a lieu, et orienter le dossier de façon que sa gestion en respecte tous les paramètres – législation, octroi des permis, exploration, exploitation, pérennité de la ressource, sécurité, environnement, retombées économiques, etc. – et il les traite après coup de «FABULATEURS» parce que leurs remarques ne lui plaisent pas, ne l’avantagent pas! se plaçant par le fait même dans sa superbe au-dessus d’eux sur le plan des connaissances et de l’expérience pour les traiter avec le plus ignoble mépris!
    Eh bien, c’est lui qu’il déshonore, se discréditant au double en voulant discréditer ceux envers qui il avait fait acte de foi AVANT le rapport.

  • perro blanco
    Inscrit
    vendredi 11 mars 2011 11h32
    fABULATEURS...! SELON cHAREST, PARTIE 2
    J’ai bien hâte de voir ce qu’en fera Chapeleau dans son prochain épisode de Et Dieu créa Laflaque, car un ridicule de cette envergure, on n’en a pas vu souvent dans les annales du Québec!
    «Un bien petit premier ministre!» répéterait à coup sûr un Réjean Parent consterné!
    Étonnant que les gens de Québec n’aient pas tenu compte des 200 millions engagés pour le nouvel amphithéâtre dans le dernier sondage?
    Étonnant que les électeurs de Kamtémis n’aient pas retenu tout ce que le bon gouvernement Charest ait fait pour eux avant, pendant et après le passage de feu Claude Béchard?
    Pas pour moi, certainement!

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