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Lettre - Le principe de précaution

3 mars 2011 | Guy-Noël Chaumont - Le 28 février 2011 | Actualités sur l'environnement
Les effets pervers du projet de barrage de Shannon, devront être examinés avec la plus grande attention, et parmi les plus destructeur et inévitables, figure la stagnation des eaux dans la retenue du barrage, qui ne manquera pas d'entraîner leur réchauffement, alors que la température d'été de la Jacques-Cartier est déjà à la limite supérieure du supportable.

Une augmentation de quelques degrés degrés dans les conditions actuelles peut provoquer la disparition définitive du saumon et de sa pêche dans des eaux trop chaudes. Les problèmes insurmontables ne se limitent malheureusement pas à la température, Il y a aussi les éclusées pendant les périodes d'étiage, qui détruisent les frayères des saumons et nuisent à la pêche à gué sur toutes l'étendue de la rivière, ainsi que l'accumulation des sédiments vaseux et toxiques dans la retenue du barrage.

Ainsi, le projet de Shannon ne concerne pas seulement les habitants de Shannon, il va affecter directement tous les résidents du Québec qui, d'une manière ou d'une autre, auront à subir ses conséquences néfastes pendant des centaines d'années, pendant que l'énergie éolienne, la production photovoltaïque, le gaz de schiste, la biomasse... remplacent peu à peu, les micro-centrales qui dénaturent nos rivières et détruisent leur santé biologique. Ainsi, non seulement faut-il abandonner les constructions de micro-centrales dépassées par les technologies nouvelles, mais encore faut-il envisager sérieusement la démolition de celles existant déjà sur la Jacques-Cartier, afin de restituer à cette rivière son intégrité originale et, pour ses riverains et ses visiteurs, le plaisir de vivre en harmonie avec la nature, que rien ni personne ne remplacera jamais.

Conclusion: payez vous-mêmes vos taxes municipales, ne les faites pas payer par les autres. Les autres... c'est nous.

***

Guy-Noël Chaumont - Le 28 février 2011
 
 
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