Lettres - Gaz de schiste: une dissonance cognitive!
La représentation dominante du Québécois dans la Canadian Family est celle de «l'enfant gâté», qui chiale tout le temps, se dit propre, mais profite de l'argent du pétrole sale, consomme sans retenue sans polluer sa cour, se paie des services à crédit, etc. Le premier ministre déchu du Nouveau-Brunswick a payé le gros prix pour avoir fait fi de cette représentation méprisante qu'ont ses commettants envers les Québécois.
Les Québécois nécessitent certes un examen de conscience collectif, mais le débat sur l'exploitation des gaz de schiste est symptomatique d'un problème de fond.
Le défi de Lucien Bouchard est colossal, les meilleures décisions ne pourront se prendre que dans un contexte plus détendu. Paradoxalement, c'est son partenaire de l'époque de la crise du verglas qui a nourri la «paranoïa» collective envers ce qui est perçu comme une industrie polluante promue par un gouvernement sans crédibilité. Qu'on le veuille ou non, le jupon dépasse lorsqu'on s'adresse à quelqu'un. Si M. Bouchard aborde le Québécois suivant sa vision paternaliste «lucide», il interpellera l'«enfant gâté» collectif qui n'en veut pas dans sa cour.
Le vrai défi pour Lucien Bouchard est de résoudre, ce qui est, en terme marketing, une dissonance cognitive liée à l'identité québécoise: hydroélectricité, énergie propre, ressource collective et gaz de schiste, exploitation privée, énergie polluante.
Selon le Lexique marketing, la dissonance cognitive se dit d'«un sentiment d'inconfort dû à la perception d'une contradiction entre éléments cognitifs (connaissance, émotion, croyance ou attitude). Cette perception peut conduire les individus à réduire cette dissonance soit par élimination d'un élément dissonant (rejet ou refus d'accepter), soit par modification de ses croyances ou attitudes.» Bonne chance, Monsieur Bouchard!
***
Jean Duchesneau - Joliette, le 27 janvier 2011
Les Québécois nécessitent certes un examen de conscience collectif, mais le débat sur l'exploitation des gaz de schiste est symptomatique d'un problème de fond.
Le défi de Lucien Bouchard est colossal, les meilleures décisions ne pourront se prendre que dans un contexte plus détendu. Paradoxalement, c'est son partenaire de l'époque de la crise du verglas qui a nourri la «paranoïa» collective envers ce qui est perçu comme une industrie polluante promue par un gouvernement sans crédibilité. Qu'on le veuille ou non, le jupon dépasse lorsqu'on s'adresse à quelqu'un. Si M. Bouchard aborde le Québécois suivant sa vision paternaliste «lucide», il interpellera l'«enfant gâté» collectif qui n'en veut pas dans sa cour.
Le vrai défi pour Lucien Bouchard est de résoudre, ce qui est, en terme marketing, une dissonance cognitive liée à l'identité québécoise: hydroélectricité, énergie propre, ressource collective et gaz de schiste, exploitation privée, énergie polluante.
Selon le Lexique marketing, la dissonance cognitive se dit d'«un sentiment d'inconfort dû à la perception d'une contradiction entre éléments cognitifs (connaissance, émotion, croyance ou attitude). Cette perception peut conduire les individus à réduire cette dissonance soit par élimination d'un élément dissonant (rejet ou refus d'accepter), soit par modification de ses croyances ou attitudes.» Bonne chance, Monsieur Bouchard!
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Jean Duchesneau - Joliette, le 27 janvier 2011
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